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07/06/2014

Libé est mort, qu’il crève !

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Pour échapper une seconde à l’instant t de l’heure h du jour J rebaptisé DDAY depuis que 'libérés' nous sommes devenus une sous colonie de l’empire, intéressons nous au journal « libération » plus connu sous son charmant diminutif « libé » qui a cessé de me noircir les doigts quotidiennement depuis que le pique-assiette de la chronique formaté, le préhistorique Duhamel y diffuse ses fadaises.

Autant dire que ça fait un bail.

Bref si nous apprenons par ce triste torche-cul indigné scandalisé outragé …que Philippe Martel, chef de cabinet de Jean-Marine Lepen veut « attaquer à mort les journalistes » tout en dressant des listes noires, il me paraît judicieux de revenir sur une péripétie de la campagne électorale de ma compagne se présentant pour le front de gauche dans le 18éme arrondissement de Paris aux dernières municipales.

Entre autre adversaires, Danièle Atala affrontait le candidat de dernière minute et de rechange du FN, le précédant ayant jeté l’éponge, un certain Philippe Martel.

Comme quoi y’a des coïncidences dans la vie.

Ce « candidat fictif » ne mit quasiment pas un doigt de pied dans l’arrondissement, se contentant d’une conférence de presse express dans un bistrot, puis les 10 derniers jours, d’un affichage massif. Affiches que j’eus l’honneur plusieurs petits matins à l’aube de dégager à la truelle avant que de rentrer me recoucher dégoulinant de colle.

Résultat des courses : le FDG finissait par devancer le FN d’une courte tête certes, mais fort symbolique en notre arrondissement métissé.

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Nonobstant durant la campagne, quelle ne fut pas notre surprise de voir fleurir en 4éme de couverture du torchon à l’agonie susnommé, le portrait de l’arlésienne de la candidature, Martel, lui donnant un relatif coup de pouce et de projecteur passager.

Pas un portrait assassin ou critique non non, un portrait quasi élogieux, voire hagiographique signé par une certaine Charlotte Rotman d’une délicate complaisance qui ne risque pas de figurer sur quelque liste noire mais bien plus probablement sur le carton d’invitation du carré VIP de la fille à son père.

Bref, libé promo du facho les jours pairs pour mieux en dénoncer les jours impairs ; toute la saloperie concentrée dans ce triste constat : libé est définitivement un journal collabo que seuls quelques attardés mentaux croient encore gauchisant.

Il n’y avait plus guère qu’une seule raison de lire encore ce canard de merde, le papier hebdomadaire de l’impeccable Pierre Marcelle : sa censure récurrente règle définitivement l’affaire.

Libé est mort, qu’il crève !

tgb

10:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

03/06/2014

Tout ça pour ça !

 

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Si pour Fabius et donc pour la France, le scrutin en Syrie est « une farce tragique » en revanche il va de soi que l’élection de Sissi impératrice en Egypte à 95% de pure matière démocratique mérite que « la France lui souhaite du succès dans l’accomplissement de sa haute mission ».

Selon donc que vous serez fils de pute ou fils de pute, le gouvernement français toujours soucieux de ses valeurs humanistes et accessoirement atlantistes vous traitera en ami ou ennemi, en gentil ou méchant, selon la vision tout en nuances des humanitaires de chez Mickey corporate.

C’est d’ailleurs ce que vous apprendrez en lisant la soupe mainstream avec de gros morceaux de propagande dedans, selon que vous cherchez à être gavé comme une oie de référence, ici ou , ou que vous cherchez à vous informer en toute indépendance ici et là.

On notera comme un grand écart.

Et selon que vous envisagerez le chaos en Syrie façon jeune con de djihadiste azimuté allant mourir pour quelque milliardaire saoudien et qatari ou assassinant du « juif » à l’occasion, en confortant pour le plus grand plaisir de nos chers néo-cons le choc de civilisation, ou façon Fabius, sous un tapis de bombes civilisatrices, vous serez fils de pute ami ou fils de pute ennemi.

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        Viktor Ianoukovitch ancien président, Petro Porochenko nouveau président

                  Les dupont dupond de l’oligarchie

Au passage on peut signaler qu’en ce qui concerne l’Ukraine vous serez toujours mieux affranchi par un type tout seul s’en tenant laborieusement aux faits, plutôt que par l’ensemble des merdias réunis à torcher du torchon.

Donc tout ça pour ça !

D’un oligarque l’autre, d’un milliardaire fils de pute pro russe à un milliardaire fils de pute pro occidental, du pharaon fils de pute Moubarak au pharaon fils de pute Sissi, et question sandwich, de jeunes révolutionnaires au milieu pris pour des jambons.

Il se pourrait bien que le monde libre et non faussé, à force d’exporter de la démocratie phosphorée et à géométrie variable finisse un tantinet par mettre les boules au reste du monde et fasse regretter à quelque peuple martyr, libyen, irakien, soudanais…leurs funestes autocrates.

Tyrans certes, mais au moins les leurs.

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Si l’élection n’est pas une solution

Si la révolution n’est pas une solution

Si le terrorisme n’est pas une solution

Ne reste guère comme alternative que le pètage de plomb

ou l’interdiction du linge aux fenêtres.

On appréciera les brillantes perspectives.

Et tandis qu’Hollandréou pour s’occuper les doigts fait du joli coloriage sur la carte de France, l’express entre deux unes purulentes, dans un moment d’égarement, lance une pétition pour donner l'asile politique à Snowden.

Toujours vigilent heureusement, l’hispano suisse Valls, nous rassure de suite en nous faisant savoir que la France n’a quand même pas vocation à accueillir toute la misère de la liberté d’expression du monde.

Manquerait plus qu’on mène une politique indépendante et humaniste, même par inadvertance nom de nom.

Et donc, pour nous remercier de nos services rendus et de notre servile reptation, voilà que le patron nous envoie la facture. 10 milliards de dollars, même pour la BNP ça fait un peu cher de la rançon, mais pour un pays masochiste comme le notre, qui s’apprête à signer avec enthousiasme le grand marché transatlantique, c’est justement ça qu’est bon.

L’histoire ne dit pas si ça fait marrer Kerviel du fond de sa cellule.

tgb

12:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

30/05/2014

En attendant Godot !

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« A-t-on des nouvelles de monsieur de Lapérouse ? » s’enquérait encore Louis XVI, quelques instants avant d’être conduit à l’échafaud, le 21 janvier 1793, obsédé qu’il était par l’expédition maritime du capitaine de vaisseau à jamais disparu.

Il ne risquait pas d’en avoir. Ni de l’Astrobale, ni de la Boussole.

« A-t-on des nouvelles de la courbe du chômage ? » pourrait être la dernière phrase de Flanby en boucle quelques secondes avant d’être jeté dans les poubelles de l’histoire tant il semble obnubilé par les statistiques de l’emploi et prêt à tout y compris à dévaster ce qui fait la cohésion sociale de ce pays pour la ramollir.

Comme si, toute la politique française et toutes ses perspectives ne devaient se réduire qu’à ça et justifier tous les reniements, tous les renoncements et toutes les trahisons.

Dix fois Louis XVI eut pu sauver sa tête et infléchir le cours de l’histoire. Dix fois il eut l’opportunité de changer son mode de pensée et de raisonnement, d’appréhender autrement les évènements, de se réconcilier avec l’histoire. Sauf qu’il était tout simplement incapable de par sa programmation, son éducation, son conformisme, d’imaginer une autre forme de pouvoir, une alternative.

Dix fois, cent fois, Flanby 1er et ultime, eut la possibilité de bouger les lignes, d’écouter autrement, de penser et d’agir contre lui-même mais avec le pays, d’entendre et de réajuster. Dix fois, cent fois, il eut l’occasion de prendre en compte les signes annonciateurs du désastre, les alarmes hurlantes qui s’élevaient du territoire, d’y répondre enfin et de proposer un véritable projet, un vrai défi, un avenir à ce pays.

Il n’en aura rien fait que d’attendre Godot.

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Il n’en avait ni la souplesse intellectuelle, ni les capacités psychologiques, pas plus l’intelligence de la situation, que les ressources créatives et surtout pas l’envergure. Il n’y a pas l’ombre d’une audace chez cet homme normal, formaté, pas la moindre dimension transgressive, aucune démesure.

Il est le bon élève studieux, consciencieux et chiant jusqu’à l’absurde.

C’est un perdant d’avance.

A ce stade de blocage mental, d’idée fixe maniaque, on peut parler d’une forme de pathologie, de psychose, d’une construction mentale figée et d’étroitesse d’esprit.

Hollande le centré, est incapable de changer d’angle ou de se décaler. Aussi limité que psychorigide. Qu’au prix d’une obsession et d’une même méthode comptable, il soit prêt à mettre le pays à feu et à sang par obstination et vanité souligne dangereusement ce manque de vision coupable.

Que la courbe du chômage augmente ou s’inverse n’est maintenant plus le problème. A coups de centaines de milliers de radiations et de milliards bradés au patronat, il finira bien par y avoir comme un vague reflux, histoire de faire coïncider la réalité à la théorie. Mais qu’importe, quand on réduit un pays à une asymptote sans lui donner plus de destin et sans autre ambition transcendée alors on sait déjà que le vaisseau va sombrer.

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Oui il y a un évident cousinage entre Flanby et Louis XVI. Ni mauvais bougres, ni tyrans, faisant de leur mieux, laborieusement. Mais comme Louis XVI, Hollande est simplement trop petit pour un destin trop grand.

« A-t-on des nouvelles de monsieur de Lapérouse ? »

- Oui monsieur, on en a : il est par 15 mètres de fond.

tgb

14:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16)

27/05/2014

Lâcher prise !

 

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Quand, en voile, tu as un vent de face, le simple fait de vouloir remonter contre lui te fait mécaniquement reculer. Paradoxalement alors le seul moyen d’aller vite est de choisir la route la plus longue, celle qui consiste précisément à tirer des bords.

On ne lutte pas contre le vent, on fait avec.

Quand le rapport de force est disproportionné, quand dans le combat on n’a visiblement pas les armes, est-il vraiment utile d’offrir son corps en pâture, de gaspiller une débauche d’énergie, de se ruiner jusqu’à entrer dans l’histoire en victime expiatoire, en héros sacrifié ?

On lâche rien ! ce slogan emprunté au monde sportif et à ses 10 mots de vocabulaire m’exaspère. On lâche rien quoi ? On lâche rien pourquoi ? on se cramponne comment et on s’accroche à qui ? On lâche rien jusqu’à être emporté par le torrent de l’histoire ? On lâche rien à ressasser indéfiniment ce qui devrait être, ce qui aurait pu être, ce qui n’a pu être et la faute à qui et yakafaukon ?

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Et si on contraire, on lâchait quelque chose, voire tout, et si au contraire on lâchait prise !

Lâcher prise ce n’est pas renoncer, c’est juste différer, attendre. C’est décaler, changer de perspectives. C’est préférer la maîtrise au contrôle. C’est tel le surfeur, jouer de la vague plutôt que de l’affronter. C’est se la couler douce, épouser la courbe, dans la fluidité et le mouvement, souple comme le roseau, vif comme l’éclair.

Lâcher prise, c’est accepter nos limites, nos faiblesses nos insuffisances. En faire une force. C’est être la goutte d’eau dans l’océan, l’océan dans la goutte d’eau, n’être ni l’aile droite, ni l’aile gauche mais l’oiseau.

Lâcher prise, c’est identifier calmement les points faibles des forces adverses, privilégier la guérilla au combat, choisir l’embuscade plutôt que l’affrontement. Surgir et disparaître, se fondre dans le paysage, être partout et nulle part, invisible avant d’être éclatant, inconsistant à n’offrir aucune prise avant de s’incarner dans la fulgurance.

C'est pousser l’autre à s’épuiser dans le vide, à sortir de la grosse artillerie pour écraser une mouche. « Si tu crois que tu es trop petit pour changer les choses alors passe une nuit avec un moustique".

Lâcher prise c’est se donner le droit au temps et à l’erreur.

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Autre slogan qui me révulse, scandé dans les meetings et les manifs : « résistance ! »

Résister c’est s’arc-bouter en vain sur l’ancien, c’est intégrer le fait que l’on ne peut rien changer mais uniquement conserver. C’est protéger le passé sans inventer l’avenir. C’est se maintenir dans une posture figée, être sur la défensive, alors qu’il nous faut précisément attaquer.

Attaquer des cibles à notre mesure. Se contenter de petites victoires, de succès symboliques mais palpables. Ne pas se fixer des objectifs hors d’atteinte ni des obligations de résultats déraisonnables et démobilisateurs.

Etre modeste mais exigeant.

Au front de gauche nous faisons 6,3%. C’est ce que nous valons. Pas mieux. Inutile de nous raconter des histoires. Aux présidentielles nous fûmes 4 millions, aujourd’hui nous représentons un million de voix. C’est énorme et c’est trop peu. On ne rentre pas de force dans une histoire qui ne veut pas de nous. Pas encore. On n’oblige pas un peuple à faire son bonheur malgré lui.

Que savons nous d’ailleurs du bonheur et de la vérité ? Qui a décrété que nous avions raison.

Au moins avons nous nos raisons.

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Lâcher prise c’est lâcher son égo, c’est se libérer du poids inutile de "sauveur de la patrie en danger", c’est se préparer tranquillement aux opportunités, quand le vent tournera car inéluctablement il tournera.

Pour ne pas revenir de tout, il suffit d’aller nulle part. Nous qui voulons aller quelque part ne nous infligeons pas de revenir de tout.

tgb

11:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (22)

 
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