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15/03/2014

Le pic de pollution par la face nord

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 Tout à escalader le pic de pollution qui serait d’ailleurs plutôt une morne plaine, à chercher au radar et en perspective le fantôme de la tour Eiffel diluée dans son smog parisien, tu te fais une bonne inhalation de dioxines, de ce nom générique qui désigne deux catégories de composés : les polychlorodibenzodioxines (PCDD) et les polychlorodibenzofuranes (PCDF) que rien qu’à les prononcer déjà tu meurs…

Ces hydrocarbures aromatiques polycycliques chlorés (ou HAPC) qui une fois émises persistent durablement dans l’environnement tout autant que dans tes poumons.

C’est nicotine et goudrons qui vont faire la gueule.

Pollution aux fines particules donc qu’on dirait de la fine épicerie sauf que c’est quand même de l’épaisse saloperie de cheminée industrielle, de pot d’échappement de 4X4 diesel avec pare buffle (une horde de yacks sauvages traversant en dehors des clous avenue Montaigne étant si vite arrivée) saloperie qui devrait te faire chuter l’espérance de vie fissa, tandis que l’âge de la retraite recule (se croiseront sous peu soyons en convaincus) à finir par rendre l’affaire rentable au merdef.

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Pour lutter contre ces indigestes émanations saluons ici l’heureuse initiative de la ville de Paris qui te met à disposition gratuite les velib’s, tandis que le vélo est parfaitement déconseillé. Sûrement une de ces idées lumineuses des écologistes, paraît qu’il y en aurait dans les pouvoirs en place, qui ont cette capacité remarquable par pragmatisme à manger leur chapeau opportuniste avec de la couleuvre dedans mais bio.

Non content d’avoir dégueulassé et marchandisé donc les nappes phréatiques parfumées bientôt au gaz de schiste, voici que l’air que l’on respire nous asphyxie à petit feu en attendant d’être privatisé. Je me demandais d’ailleurs comment ils allaient bien pouvoir nous coller un compteur sur notre oxygène, à nous taxer l’inspiration tout autant que l’expiration, je fus vite et pleinement rassuré.

Question profit, l’imagination des cupides est sans limites ; l’ invention de la bourse du carbone ou comment spéculer sur l’émission de C02 à se chopper encore du dividende tout autant que du bonus de trader, mérite le respect.

Ainsi-donc allons nous très vite apprendre à banaliser le triste marronnier pré et post JT de l’indice de la qualité de l’air, sponsorisé par PSA entre deux écrans publicitaires pour Dow Chimical, de ces groupes chimiques qui te vendent avec brio la maladie tout autant que le remède.

Ce crabe aux pinces d’or.

Et c’est la madame météo du bulletin de l’asthme du jour et de ses prévisions en bronchodilatateur tout sourire de te recommander d’éviter de sortir les bébés, de ranger tes petits vieux au frais devant la carte colorée d’une pollution nationale respectant fort administrativement les frontières des départements de France.

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Tu peux leur faire confiance, tu ramperas au sol ravagé des bronches avec ta bonbonne d’oxygène sur le dos qu’ils essaieront encore de te refourguer de la bagnole compétitive plus ou moins propre en te culpabilisant salaud de pauvre que ta caisse elle est super pourrie rapport que t’en as pas changé depuis 6 mois et que ton salaire de 450 euros n’est pas une raison suffisante.

Le crédit sur 30 ans c’est pas fait pour les chiens.

Subprime mon beau subprime…

tgb

15:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

10/03/2014

La duplicité des choses

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Kubrick nous avait prévenu, depuis que Hall 9000 (simple ordinateur de son état) dans 2001 l’Odyssée de l’espace, avait pris le contrôle de la navette spatiale, que Deep Blue, son frère cadet, avait mis une pâtée aux échecs à Kasparov, les objets inanimés avaient donc une âme.

Valait mieux pas les vexer.

On s’en doutait déjà, tandis que les platanes traversaient hors des clous pour mieux emplafonner les conducteurs du dimanche et que les machines à laver fort susceptibles pour peu qu’on leur parle sèchement, s’évertuent par vengeance à inonder la salle de bain exprès.

On en avait enfin la preuve, alors que les seringues folles profitant du sommeil des justes, lardaient à l’insu de son plein gré, le cul vérolé de Virenque. (Son avocat laborieux d’ailleurs fut par la suite quelque peu instrumentalisé par Jean Marine Lepen mais c’est une autre histoire).

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Oui à force de marchandiser la femme, de chosifier le bonhomme, de mettre les bébés en pourcentage (2,1% d’enfant par femme) à force d’humaniser l’entreprise, de déshumaniser ses salariés, de rassurer les marchés en rentabilisant les gens, à réifier les sentiments, à personnifier la matière, fallait bien que ça arrive :

Buisson victime d’un dictaphone intelligent : les machines contre attaquent.

Et tandis que le non-minable Copé, déjà victime d’une tentative de noyade par une piscine étrangère, était littéralement agressé par une horde de petits pains au chocolat à poils et surfacturés, Sarko, souffre douleur de son téléphone portable était physiquement menacé par une nouvelle affaire, alors que trafics d’influence insidieux et autres corruptions sournoises tapis dans l’ombre attendaient leur heure pour violenter sauvagement de l’homme politique.

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Après que Dassault fut victime d’argent liquide échappé de sa poche, que des évadés fiscaux célèbres subirent la rouerie de comptes suisses s’alimentant tout seuls, c’est maintenant au tour du Juge Azibert, informateur à ses heures d’être la proie d’un perfide escalier.

Doit-on céder à la psychose ?

En tout cas, on ne se méfiera jamais assez de la fourberie des objets malfaisants, pots belges, pots de vin, pots aux roses, tandis que mon écran commence à me regarder d’un sale œil.

Non, nul ripoux, nulle racaille, nulle canaille, nulle association de malfaiteurs encravatés à l’impunité joyeuse et revendiquée ici, pas plus d’un nettoyage par le vide d’un système putréfié, espérant son Deus ex Machina, juste d’honnêtes citoyens, victimes acharnées de la tyrannie des choses, de l’intelligence artificielle, tandis que la connerie en cette pantomime, reste naturellement humaine.

tgb

19:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

04/03/2014

Les devoirs à faire à la maison

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Etant un peu pris à la gorge (au propre comme au figuré) cette semaine et pour combler le manque irrépressible dû à la privation de mes chroniques lumineusement affr’euses, quelques devoirs à faire à la maison (en sus des devoirs conjugaux) et autres leçons à repasser :

- Tout d’abord vous ferez l’acquisition (facultative mais vivement conseillée) de ce petit bouquin malin et indispensable de chez Fakir

Faut-il faire sauter Bruxelles ? de François Ruffin.

Désespérément drôle et pédagogique, ce petit manuel de 120 pages vous évitera de voter (ou pas) comme un con lors des prochaines européennes.

Ce qui est déjà appréciable.

Je fais l’économie d’une critique puisqu’en voilà une, me contentant couleuvrement parlant d’en faire la réclame.

- Ensuite vous vous efforcerez de lire cette traduction en français du traité transatlantique afin de comprendre à quelle sauce libre et non faussée nous allons nous faire becqueter fort compétitivement.

Notons d’ailleurs que c’est à un particulier ou plutôt à une particulière, la juriste Magali Pernin, que nous devons ce travail aussi civique que vital, nos gouvernants dans toute leur duplicité se gardant bien de nous en révéler la mauvaise teneur.

Manquerait plus que le bon peuple, entre la météo et la droiture de Jean-François Copé soit un tantinet conscientisé.

Vous pouvez toujours rédiger une note de lecture, mais c’est pas obligatoire.

tgb

09:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

28/02/2014

Le salopeur salopé !

 

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L’argent est bête ! Alain

En fait, pour faire de l’économie façon libéral, suffit d’être très con.

Par exemple, la compétitivité : pour être compétitif, suffit de vendre de la daube, produite par des esclaves, en dégueulassant tout.

Produire de la daube encore plus daubée que le voisin, par des esclaves encore plus exploités que par la concurrence, en dégueulassant tout plus radicalement que les confrères.

- de la daube genre, minerais de lasagnes, viande folle, objets obsolescents, électricité nucléaire au rabais...

- produite par des ouvriers du Bangladesh qui se prennent des usines sur la tête et meurent par milliers, des travailleurs détachés à que dalle de l’heure, des enfants de la misère, des prisonniers politiques ou de droit commun, des esclaves modernes qui tombent comme des mouches au Qatar…

- en dégueulassant tout, comme à Fukushima, Bhopal ou en Australie par exemple dont le gouvernement vient d’ approuver le rejet des travaux d'un port d'exportation de charbon, dans les eaux de la Grande Barrière de corail inscrite au patrimoine mondial.

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Bref, en échappant à l’impôt, en baissant le coût du travail (et pas le coût du rentier ni du PDG ) en éradiquant les services publics, les protections sociales, en supprimant le code et les inspecteurs et médecins du travail, les contrôles d’hygiène sanitaire et de sécurité, en détruisant les normes écologiques, en construisant des maisons de merde dans des zones inondables ou sismiques, en faisant dans le choc de simplification, en misant sur le dumping social et l’emploi low coast défiscalisé, oui on finit par avoir un produit compétitif.

Jusqu’à ce qu’un plus infâme fasse encore moins cher et moins disant.

Sauf que le moins cher peut finir par coûter la peau du cul, comme le montre par exemple les inondations en Grande Bretagne où Cameron l’euroclimatosceptique en est à demander l’aide européenne alors que sa politique d’austérité a démoli l’agence pour l’environnement anglaise et les services publics de secours.

Hors de prix même, comme à Fukushima où les réductions de coût sécuritaire par cupidité ont finit par pourrir une région entière, voire ne mégotons pas, tout un océan, en attendant mieux.

Oui, dans sa logique mortifère, le productivisme à court terme a un prix défiant toute concurrence : le suicide planétaire ; le sacrifice de l’humanité sur l’autel des intérêts économiques ; le profit de quelque uns pour la disparition de tous.

Riche mais mort.

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Parce que la posture nombriliste du : « après moi le déluge » ou « ça tiendra bien autant que ma Rolex - en attendant je me gave, je me goinfre, je me ventripote », est un pari bien audacieux tant qu’on vit, même luxueusement et à l’écart, sur une planète fermée.

Oui, la saloperie finit quand même par te rattraper, et le salopeur par être salopé.

Ainsi REX.

Rex, patron d’EXXON mobil, qui fait dans le gaz de schiste à tous les étages se retrouve, façon farce, assiégé lui même par les derricks assoiffés. Lui qui aime à dégueulasser chez les autres, mais pas chez lui, illustre le fameux principe du « not in my backyard », comme la salle de shoot oui mais pas dans ma rue, le squat oui mais pas dans mon immeuble, la centrale nucléaire ok mais pas chez tonton Proglio.

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Mr Rex est à l’image de cette caste de privilégiés exigeant en toute exemplarité une politique d’austérité pour les pauvres tout en s’augmentant en toute indécence, infligeant la merde aux autres tout en s’en exemptant.

Certes, selon que nous soyons puissants ou misérables, nous ne sommes pas tous égaux face au désastre, mais pas sûr quand même que les présomptueux Rex et semblables échappent au cataclysme.

Le prochain tsunami reconnaîtra les siens !

tgb

12:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

 
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