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16/04/2014

L’esclavage temporaire avec toucher rectal

564207-le-president-du-medef-pierre-gattaz-au-siege-de-l-organisation-patronale-a-paris-le-29-octobre-2013.jpgça commence comme ça en "brisant les tabous"

- il vaut mieux quelqu'un qui travaille dans une entreprise avec un salaire un peu moins élevé que le smic de façon temporaire et transitoire plutôt que de le laisser au chômage."

Pierre Gattaz, fils à Papaz

et ça finit comme ça, dans un journal d’Athènes avec cette offre d’emploi en Crète " on recherche des  femmes de chambre, sans salaire, contre nourriture et gîte".

 Grèce, laboratoire du libéralisme par le chaos où le taux de mortalité infantile a augmenté de 40% et qui revient, dieu soit loué (mais low cost), se faire triomphalement dépecer par les marchés, ou comment passer de la civilisation à la barbarie en 5 ans.

Oui toute la logique mortifère de la compétitivité est inscrite en ce violent cheminement et soyons bien certains alors qu’il y aura des Pascal Lamy à tête de genou ‘un petit boulot c’est mieux que pas de boulot du tout ’ ou des Hubert Vedrine socialisse LVMH, pour nous expliquer toujours en brisant courageusement « les tabous » qu’il vaut mieux un boulot avec une petite gamelle que pas de gamelle du tout.

Briser les tabous consistant naturellement à dégoiser sur le coût du travail et jamais sur le coût du capital, cela va sans dire. carmabar.jpg

- Les objectifs sont clairs : revenir sur les acquis sociaux, privatiser la sécurité sociale, baisser les salaires d’un tiers.

- La stratégie bien au point : comme il ne s’agit pas de tout bazarder du jour au lendemain-pas-si cons, on ruse, on avance par petites touches, par grignotements successifs par travail sémantique : réforme tabou modernisation…par travail de sape.

1) – quelques francs-tireurs lancent un ballon d’essai, une rumeur…Smic APL…

2) – on évalue l’indignation, la résistance, au besoin on recule mais l’idée est dans les têtes

3) - on laisse l’idée faire son chemin avec frappe médiatique (éditocrates, sondages…)

4) – quand l’idée est mure, elle s’impose d’elle même devant une population résignée.

On n’a pas le choix !

La fabrication du consentement.

Et même si 0 miracle, cette idée ne s’impose pas du moins pendant que nous luttons pour que notre cadre de vie ne se dégrade pas trop ne luttons-nous pas pour qu’il s’améliore. C’est ainsi qu’une réforme aujourd’hui est synonyme systématiquement de régression. On te propose de te donner 20 coups de marteau sur la tête, tu résistes, on finit par ne plus que t’en donner 10.

Victoire et soulagement !

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Il est évidemment impensable de faire disparaître la sécu du jour au lendemain d’un coup de plume. Elle est une institution pour les français, le socle de notre république, un principe fondateur. Alors faut-il l’affaiblir, creuser, entretenir son déficit (Ah la subtilité de la question rhétorique – peut-on laisser cette dette à nos enfants ? – notez bien que pour ce qui est des déchets nucléaires ou de la déforestation nos enfants on s’en branle considérablement -) par pacte de responsabilité successifs, par déremboursements progressifs jusqu’à la bascule, jusqu’à ce que l’assurance privée s’y substitue peu à peu.

Ainsi du travail du dimanche. Quand l’essentiel de la population « bénéficiera de cette nouvelle liberté acquise » croyez vous encore que cette journée sera payée double ?

Et ainsi du salaire mini minimum jeune, puis vieux, puis femme, puis pour tout le monde…

Et pendant ce temps-là, la grosse nouille Hollande dont on se demande si à l’heure actuelle il a plus de lucidité que Bouteflika lui-même, déjeune avec trois pantins libéraux partisans d’un plus petit que le smic : Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen alors que Thomas Piketty est reçu avec les honneurs par les conseillers économiques d’Obama…

Cherchez l’erreur !

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Et c’est ainsi que paradoxalement et sans doute par tactique mais peu importe, aujourd’hui Dame Parisot ou Rachida Dati se retrouvent être plus à gauche que le gouvernement du valet Valls. Et c’est ainsi que 67 personnes possèdent autant que 3,5 milliards d’individus et que demain 5 auront tout et tous les autres rien. Et c’est ainsi que ce cuistre de Lamy ou son frère de venir demain nous expliquer avec condescendance que ce rien c’est déjà beaucoup et qu’après tout le tout n’est pas grand chose.

Sauf que ça n’arrivera pas, sauf que le capitalisme sera mort d’indigestion avant. Sauf que comme pour Berlusconi, Pascal Lamy condamné à des travaux d’intérêt général torchera Pierre Gattaz ou l’inverse pour un carambar par jour et que le peuple mort de rire de lui envoyer dans les dents :

- Camarade Lamy un carambar par jour c’est quand mieux que pas de carambar du tout.

tgb

11:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

09/04/2014

Glandeur nature

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Et pendant que le barnum médiatique en son service après vente nous fait avaler du bellâtre politique avec violon, cette sorte d’Escort boy maquillé d’un libéralisme peu frais, d’atlantisme proxo, le Credoc (centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) nous sort une étude sur les nouvelles tendances de consommation des français qui ne manque pas d’intérêt.

Oui, pendant que les flagorneurs de l’éditocratie française nous fabriquent du jeune avec du vieux, du moderne avec du ringard, du Valls avec du Thatcher, de la figure historique avec de la starlette pubarde, et pourquoi pas du Mendes-France avec du Delon comme l’écrit le pitre de la lèche barbichue, l’impayable Joffrin - prière de pas rire, pas se moquer des incontinents de la flatterie - on apprend par ce rapport que, si en ces temps de crise ou plutôt de hold up bancaire, les français se serrent la ceinture et optent pour une frugalité contrainte, il émerge aussi une pratique significative de la frugalité engagée et choisie, de la consommation alternative, une nette évolution des représentations sociales et de la conception du bonheur.

Loin des termes rabâchés par les « jeunes cadres dynamiques » de la politique moisie : compétitivité, performance, rentabilité, réussite, profit - on constate un total décalage entre les discours officiels et les nouvelles pratiques sociales.

A l’heure du travailler plus à produire n’importe quoi pour gagner moins que le smic et se faire gueuler dessus et cracher à la gueule par des kapos surpayés de l’ordre mondial, les français privilégient de plus en plus les loisirs, la famille, les amis, les enfants, donnent une part croissante à la réalisation de soi plutôt qu’à la réussite sociale, mettent en avant les mots « vacances - liberté - temps - soleil - amour - épanouir - profiter - joie - tranquillité – et commencent joyeusement à se foutre du productivisme et du consumérisme, tout autant que de ses représentants pour lesquels d’ailleurs il ne prennent même plus le soin de se déplacer certains dimanches.

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Bref, visiblement la société évolue bien plus vite que ses cabotins de la politique spectacle, et l’on assiste clairement à un déphasage, voire à un profond hiatus, entre cette nouvelle réalité qui se dessine et le jeu de dupes d’ombres et de marionnettes politicardes qu’on nous survend.

Contrairement donc aux injonctions des fonctionnaires de la compétitivité, en parfaite inadéquation avec les gesticulations paniquées des notables de la pensée tunique, de plus en plus de français aspirent à vivre peinard, au vert, à prendre leur temps, à regarder pousser leurs gosses et leurs arbres, quitte à gagner moins tant qu’ils vivent mieux.

Et tandis que les petits soldats aux ordres de la mondialisation s’acharnent à éradiquer toute humanité au sommet d’un état qu’ils sont chargés de détruire tout en s’empiffrant, la population est en train de la réinventer là où elle se trouve, à coups de projets singuliers, foutant un sacré coup de vieux à certain produit euro RSCG.

Valls à la noix, premier ministre d’une coquille bientôt vide.

tgb

11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (27)

04/04/2014

Aux arbres citoyens

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En 2009, le bonzaï à talonnettes se demandant ce qu’il pouvait encore dévaster en France, dans cette vision libre et non faussée et à court terme qui caractérise nos larbins ultralibéraux à la mesure de leur incompétence, de leur pauvreté d’esprit et de leur cupidité, décida sur des estimations erronées, d’augmenter la coupe de bois de 40% du patrimoine forestier.

Non content d’avoir massacré l'Office National des Forêts, à coups de réformes régressives dont la baisse de 20% des effectifs avec pour bilan le suicide de 24 gardes forestiers, gardiens sans doute un peu trop vigilants de notre biodiversité, il engagea avec enthousiasme la surexploitation intensive de notre forêt.

Couper plus pour respirer moins.

L’arbre devenait une marchandise comme les autres et la forêt, considérée à l’aune de l’industrie productiviste comme un gisement de richesse ultra compétitif.

Sauf que la forêt, renouvelable à cinquante ans, autant dire par les temps qui courent le changement climatique et les joyeux pics de pollution, jamais, on était mal barré question développement durable comme on dit dans la novlangue de chez nous.

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François Hollande dont le changement s’était le jour même de son élection dissout dans la continuité pareille trouvant l’idée excellente, s’empressa de confirmer cette décision avec la foi du charbonnier converti et ce discernement visionnaire qui va si bien à son double menton.

Le déboisement c’est maintenant

- méga scieries, méga projets biomasse, coupes gigantesques offertes à des traders du bois à prix cassé sous la pression des lobbys industriels, pour une culture exclusive d'espèces résineuses dopée aux pesticides, vouée à la spéculation pour plus de rentabilité immédiate ; ou comment faire du profit tout en s’asphyxiant.

Enrichir quelques pères d’aujourd’hui pour ruiner les enfants de demain.

Et c’est ainsi qu’à partir du 8 avril 2014, les sénateurs examineront le projet de loi d'avenir sur l'agriculture et la forêt (LAAF) consistant grosso merdo à, faire table rase de nos forêts, aller aux champignons à découvert et pique niquer à l’orée du pas de bois.

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C’est pourquoi je vous encourage à y aller fissa de votre signature, pour jouir demain du droit, entre autres, de pisser contre un arbre, de grimper dessus ou de piquer un roupillon à son ombre.

Dans ce monde au rabais ou la tête de bite socialisse, Lamy de la finance et de l’oligarchie ventrue et de Goldman Sachs, nous promet « courageusement » un salaire de misère pour un boulot de merde, il est plus qu’urgent de rappeler, que « nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants » et que contrairement à ces bûcherons de la pensée tronçonnée, le pragmatisme justement, nous conseille « d’écouter la forêt qui pousse plutôt que l'arbre qui tombe» et d’investir sur l’avenir plutôt que de tout niveler par le pire.

Si « celui qui a planté un arbre avant de mourir n'a pas vécu inutilement », on peut aisément en déduire que nombre de nos politicards n’auront servi à rien. Quant à moi tout à mon optimisme, je cours planter deux glands et acheter un hamac.

tgb

12:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

01/04/2014

Cap au pire

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Et voilà que le petit père Flanby, droit dans ses pantoufles descendant Ayrault aux poubelles, en profita pour discourir du pupitre :

 

Hello salut coucou françaises et françois

Que j’ai tout entendu, bien capté le message

Que vous votâtes à gauche ou que vous votâtes pas

On continue tout droit par la voie de garage.

 

J’ai un produit d’synthèse, de l’emballé sous vide

Qu’y pense tous les matins en s’épilant l’maillot

Du Tony Blair Schröder, un truc assez hybride

y‘a pas les talonnettes mais c’est comme du Sarko

 

Comme premier ministre, j’avais pensé Gattaz

Mais faudrait pas changer les nobles traditions

Le flic de l’intérieur, ça sent si bon le gaz

Que ça va embaumer l’hôtel Matignon

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Gardons le cap au pire, capitaine Manu

Je te confie la barre de la France pédalo

Plus vite on l’aura enfoncé dans le cul

Plus vite l’iceberg fondra la zone euro

 

Cinq virgule six pour cent aux dernières primaires

Le score éblouissant de mon jeune padawan

Je peux aller tranquille finir mon dessert

Tandis que les merdias, de sondages se pavanent

 

Un bellâtre aux manettes, ça va être de la balle

Estampillé merdef cloné des USA

Dans les clous d’la doxa, nouvel ordre mondial

Ami de la finance pas de Léonarda

16 Titanic.jpg

Hello salut coucou françaises et françois

Que j’ai tout entendu, bien capté le message

Que vous votâtes à gauche ou que vous votâtes pas

On continue tout droit, j’ai le goût du naufrage

 

J’ai trois pactes au frigo hyper compétitifs

De solidarité, responsabilité

Et ma botte secrète, encore un pacte de six

Histoire de me murger avec Julie Gayet

 

Vous me direz pépère peut pas tomber plus bas

Ne vous méprenez pas en ce premier avril

Du gouffre de Padirac entendez donc ma voix

Mon projet politique ? la France à Lexomil.

 

tgb

13:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (16)

 
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