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11/09/2013

Salvador Hollandé au panthéon

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C’est donc le 11 septembre 2013 que Salvador Hollandé, président de la république socialiste Française, réfugié avec quelques fidèles au palais de l’Elysée, bombardé par l’aviation putschiste, et refusant de démissionner, mourrait, après avoir résisté plus de sept heures, les armes à la main.

Pour l’anecdote, la mitraillette avec laquelle il mettra fin à ses jours, avait été offerte par Evo Morales. Le président de Bolivie, le remerciait ainsi de lui avoir sauvé la vie en l’autorisant, malgré le diktat américain, à poser son avion à court de kérosène sur le sol indépendant français.

Entouré de ses plus proches collaborateurs, Pierre Moscovici, l’homme honni du patronat, l’anarchiste Manuel Valls, petit fils de républicain espagnol, Arnaud Montebourg arborant le pull marin des révoltés du Potempkine, Laurent Fabius ministre militant aux positions anti-atlantistes bien connues et Jean Marc Ayrault, le chef charismatique et radical du gouvernement, Salvador Hollandé s’adressait une dernière fois à la nation :

« Vive la France, vive le peuple, vive les travailleurs ! Ce sont mes dernières paroles, j'ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu'au moins ce sera une punition morale pour la lâcheté et la trahison. »

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Victime d’un coup d’état militaire, financé par la CIA, Salvador Hollandé plus déterminé que jamais, payait ainsi de sa vie son combat contre son principal ennemi : la finance.

Pour avoir confisqué aux 500 milliardaires français le tiers de leur fortune afin d’apurer la dette, pour avoir nationalisé les banques, fait une chasse sans merci, grâce à l’acharnement de son ministre des finances, l’incorruptible Cahuzac, à la fraude fiscale, pour avoir dénoncé les écoutes odieuses de la NSA et les alliances contre-nature de l’empire américain avec l’Arabie saoudite et le Qatar, deux monarchies obscurantistes et féodales, le président de la France libre et souveraine choisissait le sacrifice plutôt que le déshonneur.

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Ainsi l’immense Salvador Hollandé, l'intransigeant président d’une gauche inflexible, traçant une véritable alternative à la politique libérale européenne, résistant courageusement à la vassalité de son pays, fidèle à ses valeurs et à ses promesses électorales, écrivait de son sang, une des plus belles pages de notre histoire, tragique et admirable.

tgb

14:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

06/09/2013

Reportage en direct de chez moi


Loin du journalisme assis et Pujadiste, tel le bourlingueur de l’info, l’Orwell de la guerre d’Espagne, l’Albert Londres de Chine et de Guyane, le Thompson du Gonzo, le Kessel mâtiné de Tintin reporter, mon rayon d’action, au cœur de mon 18ème parisien, est bien de 500 mètres, facile.

De mon QG pochtron de chez Arsène à mon bureau de tabac à 150 pas, plus loin (en gros).

Un diamètre colossal, vu qu’il englobe le nouvel institut des cultures d’ islam (ICI), le marché Dejean, l’église Saint Bernard, le 104, et depuis hier, au 20 rue Doudeauville, le siège officiel du PG, niché au cœur de ce quartier populaire, surplombant le réseau ferroviaire de la gare du nord, à 53 secondes et 87 centièmes (environ) de chez moi, de l’autre côté du pont.

Puisque je n’ai aucunement l’esprit militant, que je ne suis sympathisant que pour en être plus critique encore, et puisque je ne vais à l’engagement politique qu’avec distance, c’est la politique qui vient donc à moi et frappe quasiment à ma porte.

C’est ainsi que je me retrouvai à l’inauguration officielle du nouveau siège du PG en présence du gratin du Front de Gauche (Pierre Laurent (PC), Christian Piquet (GU) Anne Leclerc (GA)… et un représentant EELV, David Cormand, dans une touffeur accablante et une ambiance familiale à écouter les bons mots d’un Jean-Luc Melenchon aussi éloquent que bon enfant, quoique tout en moiteur ; insistant sur la nécessité de listes Front de Gauche indépendantes dès le premier tour aux municipales (comme à Grenoble par exemple) et dans la foulée, sur la brièveté d’une campagne européenne, qui pourraient bien mettre un beau bazar dans le socio-libéralisme ambiant.

Un verre de jus d’orange au gingembre plus tard, le globe trotteur que je suis, retournait à son domicile parisien en 51 secondes et 27 centièmes établissant ainsi un nouveau record mondial.

Tout ça pour dire qu’il se pourrait bien, vu la proximité géographique et l’actu à venir, que les affr’euses et affr’eux lecteurs de ce blog impayable (vu que je ne suis pas payé) suivent au cœur de l’action les grands soirs ou petits matins d’une certaine révolution citoyenne.

Petits veinards !

tgb

12:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

01/09/2013

Le dîner de cons

720231_20217910_460x306.jpgDéjà, ils lui avaient fait croire que le lanceur d’alerte Snowden se planquait dans l’avion du président souverain de Bolivie.

Ça les avaient bien fait marrer.

Marrer, jusqu’au moment où, d’extrême justesse, ils avaient du rattraper le coup avant que Flanby fasse donner la DCA et explose Evo Morales en plein vol.

De ce jour, ils avaient bien pigé, qu’ils pourraient lui vendre de l’eau en poudre et du grand marché transatlantique contre de l’exception culturelle dont ils n’avaient rien à foutre.

Le fait même que le Rantanplan de l’atlantisme et du libéralisme rose bonbon, suiviste et pas rancunier, s’excuse quasiment d’avoir malencontreusement découvert les micros de la NSA qui l’espionnaient leur avait vite mis la puce à l’oreille :

Ils avaient enfin trouvé leur François Pignon.

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De ce genre de joyeux ahuri, qui allait égayer les réunions austères du G8.

De ce genre de non affranchi zélé qui en ferait des caisses pour intégrer la bande.

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Pour la Syrie, c’est David qui avait eu l’idée. Faire croire à Pignon, qu’ils allaient monter une vaste coalition internationale pour « punir » Assad d’avoir franchi une sorte de ligne rouge. Barack qui n’y croyait qu’à moitié avait fini de crédibiliser l’affaire en affirmant que pour obtenir un prix Nobel de la paix mieux valait faire une bonne guerre.

Angela avait même soufflé à Pignon que la France universaliste et pays des lumières d’il y a longtemps, se devait d’épauler les exemplaires démocraties éclairées qu’étaient l’Arabie saoudite, le Qatar, le Bahrein…, dans ce juste combat d’émancipation humano-salafiste.

Ryad s’était même fendu d’un petit pourliche, histoire d’appâter.

Ils savaient que pour monter ce canular, ils pourraient compter sur l’enthousiasme germanopratin du général Botul, toujours à peaufiner de la stratégie guerrière ‘Gangnam Style’ en son bunker Marrakchi.

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Les paris étaient pris.

A peine le défi lancé que déjà, le Cousteau de la politique amphibie, laissant tomber séance tenante son offensive sur la retraite (ou l'inverse), faisait armer son pédalo thermonucléaire et se lançait à l’assaut de Damas, implants au vent et sabre au clair.

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C’est au moment précis où il allait passer à l’abordage que, se retournant, il constatait que l’armada internationale consistait en son seul pédalo, insubmersible certes, mais quand même.

Tout en pédalant mou, il rétropédala ferme, ce qui lui fit faire de très jolis ronds dans l’eau.

Sur la berge David, Barack et Angela l’observant aux jumelles, se gondolaient gaiement en lui faisant de petits signes de la main… houhou !!!

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En plein potage, et puisque c’était comme ça, bravant héroïquement les interdits de Valérie, du bouillon, Flanby en reprit deux fois.

tgb

11:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

25/08/2013

Moritz Erhardt, mort pour la banque !

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Il fut un temps où les jeunes gens mourraient d’amour, tombaient sur les barricades, dans le maquis, les armes à la main. Ils se sacrifiaient à un être, une cause, un idéal, à quelque chose de plus grand qu’eux, donnaient un sens à leur mort, offrant leur jeunesse à une forme d’absolu sublime et tragique.

La liberté ou la mort, ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place... Et tout ce genre de choses…

C’est toujours du gâchis que de mourir à 20 ans, mais du moins certaines morts ont plus de panache que certaines autres qui, manifestement, ne ressemblent à rien.

Si ce n’est à un symptôme de notre retour en barbarie.

Moritz Erhardt 21 ans est donc mort comme un con.

Ce stagiaire de la banque d’investissement Merrill Lynch, propriété de Bank of America s’est épuisé à la tâche, après 72 heures de travail non-stop, s’écroulant sous sa douche dans sa propre flaque, après trois nuits sans sommeil.

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Cet exemple performant de servitude volontaire, cet esclave consentant de l’idéologie dominante libre et non faussée, cet aspirant zélé à l’oligarchie mortifère, à l’enrichissement individuel et au fric pas cher, affirmait sur un blog être « hautement compétitif et ambitieux ».

Compétitif sans doute, mais pour ce qui est de l’ambition, il risque de revoir définitivement ses objectifs à la baisse.

Mourir pour une banque serait-il donc le nouvel idéal de la jeunesse mondialisée accro aux bonus potentiels et aux chants des sirènes spéculatives ? Le plan de carrière serait-il devenu l’ultime valeur d’une génération courant après le mirage du picaillon sans frontières ? L'absurde compétitivité, cette nouvelle version de l’asservissement motivé et du larbinisme à crédit, serait-elle donc le fruste Saint Graal de notre néo-médiocrité ?

Si comme nous le dit justement Courteline, « mieux vaut gâcher sa jeunesse (comme s’adonner à ces quelques frivolités du genre aimer, vivre et faire des conneries…) que de n’en rien faire du tout », le jeune formaté Mortiz aura donc eu 20 ans pour walou, pour la perspective minable de posséder une Rolex avant 50 ans et de ne même pas avoir l’opportunité d’y lire l’heure de sa mort avancée.

Juste mort pour illustrer le syndrome d’une société en plein déni de civilisation

Travailler plus pour mourir plus et rouler des pelles à un distributeur de billets

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Moritz Erhardt « était apprécié de ses pairs et un stagiaire très motivé dans notre entreprise, avec un avenir prometteur… » nous déclare sans rire le porte parole négrier de Merrill Lynch.

Nul doute que, vu les circonstances, l’avenir prometteur du jeune Moritz va consister à se reposer très longtemps sur ses lauriers corporate.

Ci-git Moritz Erhardt, mort pour la banque !

tgb

14:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

 
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