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17/02/2014

La fRance profondément

 

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J’aime beaucoup cette photo si si, qu’elle est bien emblématique, qu’elle sent bon son nouvel esprit français… des années 70, qu’il manque que l’inspecteur Derrick et Danièle Gilbert.

ça te projette pas de suite dans le 21ème siècle ce cliché mais bon, au rayon quincaillerie de Gnangnan les Bains, sur fond de radio Nostalgie avec du vrai Mike Brant dedans, ça peut toujours faire illusion, un poil contemporain d’ici et maintenant : la France de demain que c’était mieux avant.

Que c’est donc ça, du français de souche de France, que c’est beau, que c’est frais, que ça a l’air fin intelligent, en prise directe avec son temps. Que ça sent bon son croisement consanguin, son Boutin et cousin, qu’on est chez nous, qu’on se renifle le trou de balle qu’entre nous, congénitalement parlant.

Allez allez, on en connaît tous de ce genre de brochettes de gens, des repas de famille, du comité des fêtes, des copains d’avant, qu’on retrouve trente ans plus tard avec cette question qui taraude :

- Ai-je moi aussi cette foutue tête de gland ?

Avec par ordre d’apparition : Philippe, courtier en assurances, l’intello de la bande qui connaît par cœur tous les vainqueurs du plus grand tour de France du monde et tata Paulette

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qu’a toujours du poil au menton et du rouge à lèvre sur les dents et qu’a tellement aimé « les Choristes » et Bernard pharmacien, tiré à quatre épingles qu’il fait toujours un malheur au repas du troisième âge quand il imite Pierre Tornade et Colette qu’anime le catéchisme entre deux ventes de charité anti IVG et Marcel qui raterait pour rien au monde le banquet des accordéonistes et qui mourra sur scène comme Molière accroché au comptoir du Balto où il passa trente ans à dire que les jeunes c’est tous des feignants.

Oui on les connaît et même que des fois, nous « les bobos » on leur ressemblerait, qu’on doit avoir du gêne quelque part de cette drôle d’engeance-là, parce qu’un soupçon de beauf, c’est presque attendrissant, que ça nous fait des vacances, qu’on est tous quelque part des enfants de Pétain avec de l’encre anonyme sur les mains.

Oui belle brochette de boubours, de ces bourgeois bourrins, qu’il y en a toujours un, en fin de repas pour raconter des histoires graves et grasses…

qu’un ça va, c’est quand il y en a plusieurs...

tgb

11:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

13/02/2014

Botul, croque mort en décolleté

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Mauvaise nouvelle pour l’Ukraine : BHL !

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, ni arabe ni slave, BHL, vautour de mauvaise augure fait l’hiver partout où il passe.

Nous sommes tous des Ukrainiens ! clame-t-il, vous noterez l’originalité du propos, comme nous fûmes tous des bosniaques, des libyens, des soudanais, des syriens…autant de peuples dévastés, des états dépecés, qui gardent un souvenir mitigé de la visite du meilleur client médias du tour opérateur gore.

Oui, partout où le néo-con Botul y va de ses fadaises pour le compte de l’Otan ou d’Israël, pas en Arabie Saoudite, ni au Qatar, ni même au Maroc où il réside à nos frais et où tout baigne cela va de soi,

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partout où le poseur se pose, l’imposteur s’impose, survient le chaos quelques semaines plus tard, selon l’adage maintenant fameux : quand Botul venir Pays Otan détruire !

Sans compter qu’ensuite il se sent obligé de nous infliger son génie cinématographique sous la forme d’une soirée diapos moi moi moi...moi sur la barricade, moi héros libérateur, moi en smoking dans les ruines, moi en ruines dans mon smoking, qui dévaste également le cinéma français.

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Le cuistre atlantiste est hélas assez bigleux. A Gaza, il ne voit pas de cadavres d’enfants, mais note que les chars israéliens prennent toujours les patins avant d’écraser les palestiniens, en Ukraine il ne voit pas de néo-nazis et mais la volonté de revivifier le rêve européen.

Si Botul puisant aux meilleures sources de l’agence Gorafi (sans l’humour), a un angle de vision réduit, il a heureusement la connerie lyrique.

Bernard Riri, belliciste en mocassins, c’est le mec qui te transforme sur ordre, une manif en guerre civile, une émeute en désastre, une révolte en apocalypse. Entre deux bains de sang, il se fait tirer le portrait avant d’en tirer profit et d’aller détacher ses chemises blanches au pressing où visiblement on lui fait des prix.

Membre du conseil de surveillance d’à peu près tous les médias, dès qu’il n’a rien à écrire, il en fait une chronique, dés qu’il n’a rien à dire, il se précipite à la télé, dés qu’il n’a rien à penser il bâcle un livre que tout le monde achète et que personne ne lit.

Cela dit l’inénarrable Nanard Henri est quand même assez pratique. Quand il se répand en inepties suffit de penser le contraire et vous vous retrouvez inévitablement dans le sens de l’histoire.

Cet étrange mercenaire du va t’en guerre pour les autres, à peine a t’il « libéré » un pays d’un dictateur en en fabriquant cent...

«avant, on avait un Kadhafi, maintenant, on en a des milliers… » 

qu'il ne peut plus y foutre les pieds.

De là à en envier sa population…

tgb

10:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

08/02/2014

Managez les bébés...

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« Il faut enseigner la culture de l’entreprenariat dés la maternelle » G. Fioraso

En voilà une idée qu’elle est excellente, quoique encore timorée.

Et pourquoi ne pas former de bons petits managers dés la fécondation in vitro ? Fabriquer des fœtus performants afin d’obtenir des bébés compétitifs qui donneraient enfin des bambins rentables dans une mise en concurrence, plus communément nommée dumping bon enfant ?

Par exemple à la crèche, la notion d’un biberon pour dix, créerait à n’en pas douter, une saine émulation et l’esprit d’entreprendre, notamment à marcher sur les autres.

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Depuis que la dictature économique a pris le pas sur le politique, que le vocabulaire, les valeurs, la culture de l’idéologie entreprenariale s’est imposée puis disséminée dans nos sociétés, notre quotidien, notre vie intime, à gérer le frigo, tchéquer la liste de commissions et benchmarquer le Lidl et le ED, tout le monde sait parfaitement que le but intrinsèque de notre humanité tout entière est de faire du profit, de conquérir des parts de marché et d’accéder à l’Eveil façon Bill Gates ou plus prosaïquement Bernard Tapie.

Nous avions fait un rêve, le monde considéré comme un vaste supermarché, Fioraso Geneviève, ministre de l’université, des multinationales et de la recherche en dividendes va nous le réaliser recta.

La start up dés la couveuse…

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Mais rappelons tout d’abord les quelques faits d’armes de l’ultra visionnaire Fioraso.

Très proche des cercles nucléocrates, privilégiant Proust en version doublée, genre globish d’aéroport, elle n’hésite pas à l’occasion à censurer tel ou tel spectacle n’ayant pas reçu l’approbation du ministre de l’intérieur et du bon goût.

Inspirée par Richard Descoing (paix à ses cendres), ancien patron de Sciences PO, chantre de l’enseignement libéralo-rentable, notamment pour l’équipe de direction, elle prône une université pragmatique de profitabilité supérieure ou le savoir consistera à réciter par cœur le classement de Shanghaï dans la langue de novlangue avec option CDD.

Considérant que la culture Générale ne sert à rien d’autre qu’affûter un esprit critique assez peu utile chez Mac DO ou Wallmart, elle préfère, tel un ancien président citant Roland Barthesse dans le texte ou les RouJon Macquart, les 10 propositions du Medef à « la princesse de Clèves » pas même diplômée d’HEC.

Avec ses petits camarades Pellerin, Moscovici, Cazeneuve... et les autres membres d’un gouvernement élu pour faire chier systématiquement ses électeurs, Fioraso se livre à un concours de haute voltige pour savoir qui placera le plus souvent le terme « entreprise » dans son discours ; le gagnant recevant « le petit livre bleu » dédicacé par son auteur, l’immense poète du CAC 40 Pierre Gattaz.

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Pour en revenir à une polémique consternante, quitte à enseigner une connerie à la maternelle, j’aime autant que ce soit la masturbation. Cela dit, je me doute bien que les petits nenfants trouveront la technique tout seuls, contrairement à madame Fioraso qui visiblement ne sait que se branler du chef devant l’oligarchie.

tgb

12:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

04/02/2014

Faut-il euthanasier le parti socialiste ?

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 A ce stade de régression sociale et de reniement, seul faisait encore vaguement illusion l’aspect sociétal et ses quelques avancées servant de paravent au grand renoncement.

Mais depuis…

Devant cette énième capitulation, il devient urgent en tout cas de sauver une ultime réforme avant une totale dissolution solférinienne : "la légalisation du suicide médicalement assisté"

En effet lorsque l’on voit l’état de délabrement tout autant physique que cérébral du PS, il faudrait être bien insensible ou cruel pour ne pas songer à l’euthanasie.

Franchement, j’ai beau n’avoir aucune estime pour Hollandréou (et son orchestre), je ne peux assister à sa terrible agonie, ses râles et convulsions, sans éprouver un sentiment profond de compassion et d’empathie.

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Oui en tant qu’humaniste, quand on voit que même les fortes doses de morphine libérales n’ont plus aucun effet sur le mourant, qu’il n’est plus même un seul instant de lucidité socio-démocrate, on est en droit de se poser la question thérapeutique de l’acharnement politique.

Jusqu’où, jusqu’à quand doit-on ainsi laisser un parti en souffrance ? Au nom de quoi ou de qui peut-on légitimement imposer la douleur ? Qu’espérer encore d’un gouvernement à l’état végétatif ? Est-il digne de maintenir en vie un cadavre ambulant si peu compétitif ?

Il me semble évident que les multiples tentatives de suicide de ce parti dégénérescent, ses automutilations à répétition, ses plongées soudaines et comateuses, sont autant d’appels à l’aide pour en finir, autant de signes révélateurs d’une véritable pulsion de mort.

Le Parti Solférinien veut mourir : c’est son droit ! respectons le.

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S’il est déjà trop tard pour qu’il le fasse dans la dignité, du moins pourrait-on l’accompagner dans le soulagement et éviter ainsi que dans sa volonté de se détruire à tout prix, il produise certains dégâts collatéraux comme y entraîner le parti communiste, voire la gauche tout entière.

En Grèce, l’exemple du Pasok, parti zombi à l’état de décomposition avancée (de 44% en 2009 à 4% selon les derniers sondages) devrait largement nous alerter.

Oui, mes amis, aux prochaines élections, votons utiles, abrégeons fraternellement les souffrances du parti socialiste français.

tgb

17:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

 
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