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17/09/2013

Légitime défiance

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Enfin la parole porcine se libère, enfin l’intelligence intestine, opprimée par la pensée unique, s’exonère, enfin l’instinctive diarrhée verbale exprime ses relents raffinés et se répand sur l’infâme carcan du politiquement correct.

La dialectique par l’invective et l’obscénité.

Merci aux briseurs de tabous, aux courageux francs tireurs qui osèrent, au péril de leurs multichroniques sur les multimédias, faire sauter les verrous de l’odieuse bienpensance. Merci aux pourfendeurs du laxisme angélique et du bobo-gauchisme oppressant qui sournoisement nous empêchaient de nous débraguetter et de mettre nos chaussettes sales sur la table.

Merci de réveiller l’inspecteur Harris qui sommeillait en chaque pochtron

Merci d’autoriser enfin la liberté reptilienne de penser ses instincts.

Merci pour cette grande émancipation par le tube digestif

Pour cet exutoire anal par les sphincters de la tête.

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C’est le grand défouloir du refoulé, le grand déversoir du frustré, l’exorcisme national par la rhétorique primale de l’analphabète en rut : la psychanalyse du beauf abruti, par l’éructation du concept flatulent.

Enfin, les jolis mots de nègre, bougnoule, youpin, vont avoir droit de cité, enfin sommes-nous autorisés à exterminer à notre convenance le voleur de poules, enfin pouvons-nous lyncher la racaille sur la place publique, éradiquer la vermine basanée, violer la salope de voisine qui n’attend que ça !

Exister un peu quoi !

Que nous encombrions nous de justice, alors que la vengeance est si compétitive. Que tels nos alliés Saoudiens, il suffit de couper la main du voleur, crever l’œil du voyeur, couper la langue du maraudeur, pour que tout rentre dans l’ordre.

Certes il faudra déplorer quelques légers dommages collatéraux : le carton sur le gamin qui rentre un peu tard, la balle perdue dans la tronche de la petite dame sur le trottoir d’en face, le pendu à la branche qui s’avèrera, confus mais un peu tard… n’y être pour rien.

Mais peccadilles, face à cette sublime avancée de notre civilisation occidentale, qu’est l’expression haineuse de nos pathologies mentales, l’accomplissement de nos frustes aigreurs, le triomphe de la connerie et de la colère mal placée.

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A force de servir de paillasson aux puissants, quel plaisir alors de s’essuyer les pieds sur les faibles et d’ainsi reporter lâchement nos propres humiliations et nos inexistences.

Que cent milices fleurissent dans leurs accoutrements et alors, y trouverai–je ma place et mon rôle et ma reconnaissance.

Du haut de leurs milliards, le 0,1% de l’oligarchie nous contemple et se marre, à nous voir fiers de cette liberté chèrement acquise :

le droit absolu de penser comme des porcs.

tgb

12:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18)

11/09/2013

Salvador Hollandé au panthéon

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C’est donc le 11 septembre 2013 que Salvador Hollandé, président de la république socialiste Française, réfugié avec quelques fidèles au palais de l’Elysée, bombardé par l’aviation putschiste, et refusant de démissionner, mourrait, après avoir résisté plus de sept heures, les armes à la main.

Pour l’anecdote, la mitraillette avec laquelle il mettra fin à ses jours, avait été offerte par Evo Morales. Le président de Bolivie, le remerciait ainsi de lui avoir sauvé la vie en l’autorisant, malgré le diktat américain, à poser son avion à court de kérosène sur le sol indépendant français.

Entouré de ses plus proches collaborateurs, Pierre Moscovici, l’homme honni du patronat, l’anarchiste Manuel Valls, petit fils de républicain espagnol, Arnaud Montebourg arborant le pull marin des révoltés du Potempkine, Laurent Fabius ministre militant aux positions anti-atlantistes bien connues et Jean Marc Ayrault, le chef charismatique et radical du gouvernement, Salvador Hollandé s’adressait une dernière fois à la nation :

« Vive la France, vive le peuple, vive les travailleurs ! Ce sont mes dernières paroles, j'ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu'au moins ce sera une punition morale pour la lâcheté et la trahison. »

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Victime d’un coup d’état militaire, financé par la CIA, Salvador Hollandé plus déterminé que jamais, payait ainsi de sa vie son combat contre son principal ennemi : la finance.

Pour avoir confisqué aux 500 milliardaires français le tiers de leur fortune afin d’apurer la dette, pour avoir nationalisé les banques, fait une chasse sans merci, grâce à l’acharnement de son ministre des finances, l’incorruptible Cahuzac, à la fraude fiscale, pour avoir dénoncé les écoutes odieuses de la NSA et les alliances contre-nature de l’empire américain avec l’Arabie saoudite et le Qatar, deux monarchies obscurantistes et féodales, le président de la France libre et souveraine choisissait le sacrifice plutôt que le déshonneur.

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Ainsi l’immense Salvador Hollandé, l'intransigeant président d’une gauche inflexible, traçant une véritable alternative à la politique libérale européenne, résistant courageusement à la vassalité de son pays, fidèle à ses valeurs et à ses promesses électorales, écrivait de son sang, une des plus belles pages de notre histoire, tragique et admirable.

tgb

14:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

06/09/2013

Reportage en direct de chez moi


Loin du journalisme assis et Pujadiste, tel le bourlingueur de l’info, l’Orwell de la guerre d’Espagne, l’Albert Londres de Chine et de Guyane, le Thompson du Gonzo, le Kessel mâtiné de Tintin reporter, mon rayon d’action, au cœur de mon 18ème parisien, est bien de 500 mètres, facile.

De mon QG pochtron de chez Arsène à mon bureau de tabac à 150 pas, plus loin (en gros).

Un diamètre colossal, vu qu’il englobe le nouvel institut des cultures d’ islam (ICI), le marché Dejean, l’église Saint Bernard, le 104, et depuis hier, au 20 rue Doudeauville, le siège officiel du PG, niché au cœur de ce quartier populaire, surplombant le réseau ferroviaire de la gare du nord, à 53 secondes et 87 centièmes (environ) de chez moi, de l’autre côté du pont.

Puisque je n’ai aucunement l’esprit militant, que je ne suis sympathisant que pour en être plus critique encore, et puisque je ne vais à l’engagement politique qu’avec distance, c’est la politique qui vient donc à moi et frappe quasiment à ma porte.

C’est ainsi que je me retrouvai à l’inauguration officielle du nouveau siège du PG en présence du gratin du Front de Gauche (Pierre Laurent (PC), Christian Piquet (GU) Anne Leclerc (GA)… et un représentant EELV, David Cormand, dans une touffeur accablante et une ambiance familiale à écouter les bons mots d’un Jean-Luc Melenchon aussi éloquent que bon enfant, quoique tout en moiteur ; insistant sur la nécessité de listes Front de Gauche indépendantes dès le premier tour aux municipales (comme à Grenoble par exemple) et dans la foulée, sur la brièveté d’une campagne européenne, qui pourraient bien mettre un beau bazar dans le socio-libéralisme ambiant.

Un verre de jus d’orange au gingembre plus tard, le globe trotteur que je suis, retournait à son domicile parisien en 51 secondes et 27 centièmes établissant ainsi un nouveau record mondial.

Tout ça pour dire qu’il se pourrait bien, vu la proximité géographique et l’actu à venir, que les affr’euses et affr’eux lecteurs de ce blog impayable (vu que je ne suis pas payé) suivent au cœur de l’action les grands soirs ou petits matins d’une certaine révolution citoyenne.

Petits veinards !

tgb

12:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

01/09/2013

Le dîner de cons

720231_20217910_460x306.jpgDéjà, ils lui avaient fait croire que le lanceur d’alerte Snowden se planquait dans l’avion du président souverain de Bolivie.

Ça les avaient bien fait marrer.

Marrer, jusqu’au moment où, d’extrême justesse, ils avaient du rattraper le coup avant que Flanby fasse donner la DCA et explose Evo Morales en plein vol.

De ce jour, ils avaient bien pigé, qu’ils pourraient lui vendre de l’eau en poudre et du grand marché transatlantique contre de l’exception culturelle dont ils n’avaient rien à foutre.

Le fait même que le Rantanplan de l’atlantisme et du libéralisme rose bonbon, suiviste et pas rancunier, s’excuse quasiment d’avoir malencontreusement découvert les micros de la NSA qui l’espionnaient leur avait vite mis la puce à l’oreille :

Ils avaient enfin trouvé leur François Pignon.

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De ce genre de joyeux ahuri, qui allait égayer les réunions austères du G8.

De ce genre de non affranchi zélé qui en ferait des caisses pour intégrer la bande.

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Pour la Syrie, c’est David qui avait eu l’idée. Faire croire à Pignon, qu’ils allaient monter une vaste coalition internationale pour « punir » Assad d’avoir franchi une sorte de ligne rouge. Barack qui n’y croyait qu’à moitié avait fini de crédibiliser l’affaire en affirmant que pour obtenir un prix Nobel de la paix mieux valait faire une bonne guerre.

Angela avait même soufflé à Pignon que la France universaliste et pays des lumières d’il y a longtemps, se devait d’épauler les exemplaires démocraties éclairées qu’étaient l’Arabie saoudite, le Qatar, le Bahrein…, dans ce juste combat d’émancipation humano-salafiste.

Ryad s’était même fendu d’un petit pourliche, histoire d’appâter.

Ils savaient que pour monter ce canular, ils pourraient compter sur l’enthousiasme germanopratin du général Botul, toujours à peaufiner de la stratégie guerrière ‘Gangnam Style’ en son bunker Marrakchi.

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Les paris étaient pris.

A peine le défi lancé que déjà, le Cousteau de la politique amphibie, laissant tomber séance tenante son offensive sur la retraite (ou l'inverse), faisait armer son pédalo thermonucléaire et se lançait à l’assaut de Damas, implants au vent et sabre au clair.

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C’est au moment précis où il allait passer à l’abordage que, se retournant, il constatait que l’armada internationale consistait en son seul pédalo, insubmersible certes, mais quand même.

Tout en pédalant mou, il rétropédala ferme, ce qui lui fit faire de très jolis ronds dans l’eau.

Sur la berge David, Barack et Angela l’observant aux jumelles, se gondolaient gaiement en lui faisant de petits signes de la main… houhou !!!

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En plein potage, et puisque c’était comme ça, bravant héroïquement les interdits de Valérie, du bouillon, Flanby en reprit deux fois.

tgb

11:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

 
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