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02/06/2017

L'étalon Trump dans les chaussures

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 «Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre»  attribué à Einstein

S’il ne suffit pas de gagner le concours international du serrage de pognes (et de cirage de pompes) pour devenir influent et sauver le climat hop là,

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l’intérêt au moins d’avoir un Trump en gros con lourdingue, dans ce manichéisme béat venu justement des USA, ne peut qu’opportunément vous faire valoir.

A l’étalon Trump tout malotru devient vertueux.

Le bourrin ricain vous permet fastoche de vous dédouaner de toute suspicion à tout saloper et de passer pour un mec tout en finesse par exemple écologique. Face à Donald, n’importe quel Mickey finit par être un type raffiné et fréquentable. Il te vous fait passer un Estrosi pour un modèle de subtilité sensible.

Sauf que, comme nous le dit pertinemment Hulot dans un de ce moments de lucidité politique avant de replonger en Ushuaia profonde et sponsorisé :

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Non le capitalisme ne s’accommode pas, ni des restes ni d’autre chose, ne se raccommode pas, ni se s’amende, ni ne se régule. On peut l’assaisonner à la COP21, l’édulcorer au développement durable, l’amadouer au greenwashing, au verdissage commercial ou au Grenelle de l’environnement bling bling, l’écologie et donc la survie de l’espèce humaine ET le capitalisme sont absolument parfaitement totalement antinomique.

Tant que le profit, le court terme, l’intérêt particulier, le compétitif, le rentable, et donc la corruption, la pollution, l’accumulation, le gâchis, la cupidité, l’avidité…et pour le dire en un mot le pognon sera l’alpha et l’oméga de notre système monde, il n’est aucun espoir, aucune échappatoire, aucune perspective possible.

Le moins disant, au forcément moins de normes, sociales écologiques éducatives protectrices, le productif au rabais, le consumérisme de masse, le quantitatif à tout prix accélère inéluctablement notre disparition.

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Face à Trump l’éléphant on peut toujours passer pour un délicat de la porcelaine, n’empêche, être pro Ceta, Tafta, Ogm, nucléaire, diesel, schiste, houille… en rassemblant en votre gouvernement tous les lobbyistes industrieux et voraces du pays, en roulant à fond pour le libre échangisme, ne peut vous donner un brevet de sainteté écomondialiste.

Il n’est pas de capitalisme durable.

Comme nous le dit en quelques mots Virginie Descentes

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et en quelques lignes de Bruno Latour : l’oligarchie à parfaitement intégré, qu’à se goinfrer d’une planète là où il en faudrait dix, c’était foutu d’avance et c’est en toute conscience qu’elle participe à l’orgie pour ma gueule avec pour seul projet d’après moi le déluge, d’être parmi les derniers privilégiés à en crever.

Il faudrait une rupture rapide, radicale et globale pour avoir une toute petite chance encore d’échapper au désastre. Non pas une rupture locale, ni même continentale, mais bien planétaire, c’est dire si on n’a pas le cul sorti des ronces.

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Et je vais vous faire une confidence, je ne pense pas que ce soit avec un partisan de l’autocar lowcost monté sur roulements à billes fluos, qu’on risque de se refaire la cerise exemplaire.

Repeindre le capitalisme en vert, c’est comme éteindre la tour Eiffel pour lutter contre le terrorisme, un gadget supplémentaire pour dire son impuissance ou pire, son je-m'en-foutisme.

tgb

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15:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

26/05/2017

Les enfants d’EOLE

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Les enfants d’EOLE dont ma môme, pataugent dans la boue.

Dans ces villages métissés du 18ème arrondissement, La Chapelle, Pajol, Goutte d’or, Marx Dormoy, loin des polémiques instrumentalisées, nos titis, nos gavroches s’offrent une plage ensoleillée loin de la mer et ça fait presque pareil,

moins l’iode.

Oui, si notre quartier n’est pas le plus beau port de plaisance du pays, s’il trimballe ses problèmes empilés et mis sous le tapis, ce n’est pas non plus un enfer peuplé de barbares ensauvagés ni une zone de non droit interdit à qui qui ce soit, sauf peut-être aux cons qui savent tout de loin et viennent ici une fois tous les cinq ans comme en safari électoral avec tour opérator.

Sans doute certains nouveaux habitants, dans ce syndrome de gentrification avancée, se retrouvent-ils gênés soudain aux entournures à se confronter à des lieux restés populaires et mélangés, un peu bruyant, un peu cracra, pas franchement dans les clous mais terriblement vivants et solidaires.

Ce n’est pas tant de la police qu’il nous faut ici (si ce n’est de proximité) que des médiateurs civiques, des travailleurs sociaux, des animateurs de rue, autant de postes que l’on s’empresse surtout de supprimer au nom de l’austérité.

Pas très compétitif tout ça.

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Pour en revenir à la visite de Melenchon dans nos quartiers et à cette consternante mini polémique

Nassira El Moaddem (directrice du Bondy Blog) - Des jeunes qui visiblement sont contents de vous voir et vous les humiliez publiquement @JLMelenchon Mépris dégoulinant.

mon témoignage :

Oui il se trouve que j’y étais, elle pas.

Il faut vraiment avoir un prisme très particulier pour voir en cette scène quelque mépris que ce soit ou de l’humiliation et ce commentaire désolant en dit plus long sur une grille de lecture obsessionnelle et biaisée que sur la capacité à lire lucidement une situation.

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Perso à deux mètres de l’affaire, dans la liesse populaire et l’excitation des gamins devant LA caméra -

de cette camera plus ou moins permanente et totalitaire qui attend l’incident ou le déclenche, faut bien nourrir la bête et vient mettre de toute façon sa propre interaction dans le contexte et son champ particulier de vision, celui entre autre de l’émission « Quotidien « de TF1, cet infotainment, mélange de vrai et de faux, de spectacle et de réel scénarisé qui te pointe un zoom sur ta gueule et t’ordonne d’être naturel en fabriquant du spontané -

je n’y ai vu en temps réel rien d’autre qu’une petite leçon de chose paternelle et bon enfant avec juste ce qu'il faut d'autorité bienveillante.

Les mômes d’ailleurs recevant parfaitement le message en s’apaisant.

Oui, respecter l’autre et particulièrement l’enfant ou l’ado ce n’est pas forcément aller dans son sens mais aussi lui parler en adulte, le considérer et parler à son intelligence. Non Mélenchon ne traite pas ces gamins de « barbares » mais les alerte sur le fait que leur conduite servira à les discriminer encore dans l’utilisation des images avec le recul de celui à qui on ne la fait plus devant des mômes encore bien innocents face au zoom toxique de Latélé.

Oui, recadrer des enfants attachants enthousiastes et chiants aussi c’est s’intéresser à eux et précisément le contraire du mépris. Les aimer c’est leur parler quand certains se seraient contentés de venir pour la photo. (et y’en a).

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Mais quand la haine se substitue à l’intelligence et fait renoncer à toute analyse sereine alors, dans cet anti-mélenchonisme pavlovien dont les effets semblent permanents chez certains et qui en devient pathétique, on doit lire dans tout comportement du Gourou forcément, les traces de l’autoritarisme masqué qui surgit au débotté face au réel et que la caméra capterait subtilement à cet instant précis, à fabriquer toujours la même image du personnage hors contrôle.

Lassitude de cette hystérie collective au moindre poil de cul qui dépasse et de cette traque implacable jusqu’à forcer la faute, jusqu’à l’abjection et l’écoeurement si besoin, quitte même à déterrer du cadavre pour mieux frapper sous la ceinture encore.

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J’écris tout cela dans ma tête au jardin d’EOLE, en somnolant d’un oeil, en surveillant ma môme de l’autre, et dans les cris joyeux des enfants qui s’éclaboussent, j’entends presque les vagues des fois…

tgb

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photos 1 et 2 tgb

photo 3 - Stéphane Burlot

14:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

16/05/2017

La soupe aux orties

 

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Dans cette calamiteuse séquence politique qui fait du neuf avec de l’usé, du nouveau avec de l’éculé, du jeune avec du rance, je suis soulagé. Oui, au moins n’ai-je pas participé à la mascarade, n’ai-je pas cédé aux injonctions systémiques à voter conforme, n’ai-je pas contribué au « plébiscite » fabriqué par les antifascistes du dimanche, n’ai-je pas calé face au chantage de l’ordre établi et à ses valets de pisse en émoi.

J’ai la main propre et verte vu que j’étais à la campagne.

Contrairement au quinquennat précédent je ne me reprocherai pas jour après jour d’avoir contribué à la farce, ne culpabiliserai pas à l’idée d’avoir mis un pantin au pouvoir, ne serait pas mortifié d’avoir contribué à la vaste enculerie.

D’autant qu’ici au moins les choses sont claires. Le nouveau gendre manager de la France qui n’en veut et qui a déjà tout est ouvertement l’ami de la finance, ne tue ni ne galvaude le mot gauche en s’en revendiquant vu qu i’l s’en balek, substitue à la politique le marketing et a pour toute ambition de bien ranger la France dans le grand parking corporate.

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Bref, il est lisiblement mon ennemi.

En cela oui, je suis soulagé. D’autre part, les choses si elles ne sont pas encore clarifiées, commencent à décanter. Les lignes bougent. Le masque des tartuffes de la gauche à pépère est tombé, le faux nez de nos faux amis, révolutionnaires mais pas trop, de ceux qui parlent très haut très fort pour mieux faire oublier qu’ils ne veulent radicalement rien déranger et ranger les changeurs est par terre.

Oui maintenant on le sait, la gauche tiède à feu doux, cette bourgeoisie rentière du gauchisme à la retraite, à la pré-pensée vitrifiée, celle qui s’achète un brevet de résistance en kit tous les 5 ans, qui prend ses états d’âme pour des convictions et ses rancoeurs pour des arguments, celle qui drapée dans sa pureté mensualisée cautionne la corruption, non seulement résiste au changement mais empêche de tous ses petits médias frileux le grand basculement. 


Elle est le triste renfort de l’ordre établi, l’allié utile du système, une composante notable de l’état-blissement et aujourd’hui disons le, notre pire adversaire. 


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Ah mes amis comme je les ai vu venir si prévenants, ceux qui nous veulent tant de bien, à nous jouer de la mandoline au fascisme qui vient avant de repartir, à l’irresponsabilité de notre intransigeance "discréditée", à notre sournoise connivence « rouge-brune »(ça fait partie du kit) , à nous faire complice du pire, à gâcher hélas tant de talent à despoter du MélAnchon.

Alors oui vous dire au delà de mes frustrations, déceptions, désillusions, de tous mes dépits d’utopies combien je suis aujourd’hui malgré tout soulagé de n’avoir pas brouté en rond et en carré avec tous les pusillanimes à la chair de canon, de n’avoir pas marché en marche dans la combine du marché et combien je me sens libre et légitime de dire à tous les Robert Hue en devenir qui viennent me faire la leçon de maintien, d’aller servir leur vieille soupe à la grimace, refroidie, moulinée, ailleurs.

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C’est de la soupe aux orties qu’il me faut.

tgb

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14:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

05/05/2017

Sans moi !

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Le débat Macron/Lepen comme miroir médiocre de la France hollandaise

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Face au choix historique d’un destin singulier

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 la France "résistante" 

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et pavlovienne

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opte pour la conformation fabriquée

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et le suivisme 

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 entretenu par l’assurance vie du système

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et donc...

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tgb

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09:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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