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06/12/2012

Toi, Jérôme C. 60 ans, ministre du budget, fiscalement évadé…

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Ben dis donc mon Jérôme, belle performance, hier encore je n’avais jamais entendu parler de toi et en quelques semaines, deux fois les honneurs de la Rue Affre pleine page.

Faudrait voir à pas trop abuser…

Alors comme ça t’aurais eu un compte en Suisse, transféré à Singapour ?

En soi, ça mérite pas les galères, si fallait lapider tous les pharmaciens, sportifs, députés…qu’ont un petit compte à l’ombre, resterait pas grand monde et puis on a bien compris que toi et tes amis aviez décidément les mêmes réflexes et codes que la caste dominante.

Plus se formaliser pour ça…

C’est pas tellement qu’on te veut irréprochable, vertueux et tout, la pureté tu sais c’est toujours un chouïa malsain, faut bien un peu de pourriture autour, histoire de fertiliser la chose, c’est juste que, quand on se la joue grand inquisiteur de la fraude fiscale et père la rigueur ça la fout un peu mal, ça fait mauvais genre, en termes de cohérence j’veux dire, rapport au message, déjà que…question crédibilité…

Regarde Papandréou et Mamandréou en tête de la liste des évadés fiscaux de Grèce, si ça fait pas un peu tâche. Tu m’étonnes que le listing soit resté confidentiel et que l’on préférât poursuivre le journaliste qui plutôt que le fraudeur que…Même qu’il aurait voulu résister le Geórgios Andréas qu’on te lui aurait sorti le dossier et qu’il aurait baissé son calbut recta.

Tu me diras ça l’empêche pas de faire des conférences à 100 000 euros…On se demande bien devant qui…

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Prends garde mon Jérôme, qu’en ces temps troubles et austères où le peuple soupe au lait s’exaspère d’un rien, tu ne te retrouves sacrifié sur l’autel des vanités. On en a collé pour moins que ça à la lanterne. Quand l’élite n’est plus exemplaire, on se met forcément à faire des exemples. Faut bien se payer sur la bête, histoire de soulager…

Mais rassure toi, à priori tu ne risques pas grand chose. Il fut un temps où la décence recommandait à tout homme politique tombé à terre d’observer une longue période de chasteté politicienne, autrement nommée traversée du désert. Dans le climat d’impunité générale pour les élites aujourd’hui, quelques semaines d’abstinence suffisent et c’est tout auréolé d’une certaine gloire et d’un supplément d’âme que Woerth peut revenir expertiser sur les finances, Balkany sur l’éthique et DSK bientôt sur la vertu républicaine.

Les temps s’accélèrent, les mémoires zappent, les noms s’embrouillent.

Cite-moi Jérôme un seul politique qui ne soit jamais allé en prison…

Carignon d’accord mais à part lui…

On peut toujours chipoter sur la méthode pour te confondre. Ecouter aux portes, mater par le trou de la serrure - protège moi de mes amis mes ennemis je m’en charge - mais en ces temps dégueu, l’élégance n’est plus de mise.

Je n’ai pas que de l’estime pour Plenel que non, mais bon, un coup à droite, un coup à gauche, il fait son boulot d’investigation et ses coups mérdiatiques. Que les donneurs de leçon, les matamores carrés du menton se fassent chopper les doigts dans le pot de déconfiture est toujours revigorant.

C’est le jeu Jérôme.

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C’est tellement le jeu d’ailleurs qu’il est marrant de constater à quel point les mêmes qui hier vénéraient Médiapart, hurlent aujourd’hui à la calomnie avec ce peu de fair-play du parti décidément pris.

Je ne sais si je dois te remercier Jérôme de participer à cette forme de déliquescence générale et aider à la désintégration du système vermoulu. La nature ayant horreur du vide… .

La politique pourtant ne devrait pas être affaire de personnes mais bien d’idées. Sauf que, comme il n’y a plus de politique, ni d’idées, il ne reste que des personnes et cet étrange sentiment surtout que, derrière ces personnes il n’y a plus personne.

Que nous.

C'est peut-être pas plus mal...

tgb

11:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

01/12/2012

Le Plantu du crayon

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C’est donc chez le plus grand pollueur du monde, au Qatar, ce pays grand comme une boîte à chaussures monégasque, futur organisateur en 2022 de la coupe du monde de football par 40° à l’ombre dans des stades climatisés, que se tint dans l’indifférence générale et pour oualou résultat, le sommet mondial sur le climat.

C’est également chez ce grand sponsor officiel du printemps arabe, de la rébellion syrienne et du financement des pires mouvements obscuranto-salafistes, qu’on emprisonne, torture, lapide, flagelle…sans particulièrement émouvoir nos pères la rigueur en ces temps austères assez sensibles du chéquier.

Et c’est donc tout naturellement à Doha, qu’un poète qatari de 36 ans, Mohamed Ibn al Dhib al Adjami tenu à l’isolement depuis un an, vient d’être condamné à la prison à vie pour avoir critiqué notre ami l'émir et fait l'éloge du "printemps arabe" à domicile.

Ce qui, convenez en, est tellement mal élevé qu’Al-Jazira préféra n’en point parler.

On notera pour la précision que le Zlatan de la poésie, moins bien payé certes mais bien mieux embastillé, était jugé pour "incitation au renversement du pouvoir en place", chef d'inculpation passible de la peine de mort.

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Cette évidente démonstration de la liberté d’expression qatari augure évidemment bien des « révolutions » qu’elle soutient de ci de là, Yemen, Tunisie, Egypte…et des émeutes dont elle n’a jamais entendu parler : Koweit, Bahreïn, Jordanie…tout à se tirer la bourre avec l’Arabie saoudite, autre exemple frappant d’une monarchie éclairée vouée à l’émancipation citoyenne, notamment féminine, et récemment en grandes manœuvres militaires avec nos pioupious nationaux, en vue, n’en doutons pas, de libérer quelque pays opprimé.

Bien sûr on sait et depuis toujours combien les tartufes de service se drapent dans leur vertu pour mieux planquer leur vice, et combien les grands prêcheurs d’austérité pour les autres aiment dénoncer l’assistanat public pour mieux vivre en parasite, aux frais de l’état.

Néanmoins on attend impatiemment un dessin désopilant (enfin) du Jacques Faizant du journal de révférence, le Monde, monsieur Plantu, afin de dénoncer à grands coups de cris du crayon, cette ordinaire saloperie qatari.

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Ce même Plantu indigné, admirable pourfendeur par exemple de l’abominable dictateur Chavez élu récemment encore démocratiquement hélas, tandis qu’il aime à recevoir en toute discrétion, au nom de sa caricaturale association ‘cartooning for peace’ un chèque de 10 000 euros des mains de l’ambassadeur du Qatar, (137éme place dans le classement des pays démocratiques) et grand défenseur on le constate de la liberté d’opinion.

"Que ce soit au Qatar ou au Proche-Orient, j’apprends beaucoup sur la liberté d’expression et sur la liberté de penser" nous déclare l’hilarant dessinateur, dans un de ces traits d’humour digne de son fameux planqué planté du crayon.

Tu l’as dit bouffon.

tgb

16:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

28/11/2012

La forêt qui pousse et l’arbre qui tombe…

 

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« On ne va tout de même pas tomber dans la décroissance ! » se désole in petto, l’espèce d’ectoplasme qui nous sert de premier ministre, celui là même qui, au premier claquement de bec, lèche langoureusement les mocassins à glands du moindre pigeon de la finance mais lutte courageusement contre l’ennemi intérieur anarcho-autonome de Notre Dame des Landes encagoulée.

Ben non mon Jean-Marc, pas déconner, qu’on va tout de même pas tomber dans les abysses ténébreux de l’insondable gouffre de la décroissance profonde à s’allumer de la bougie tandis qu’au pays de la grenouille croassante, dilaté à se péter le bedon, la vie des sdf et autres postulants n’est que luxe calme et volupté.

Pas si cons.

Et c’est pourquoi, confiant dans les lendemains qui roucoulent et dans les perspectives visionnaires de la gestion libérale avancée, vue de la tour de contrôle, on attend avec impatience, le premier atterrissage du Concorde sur le 143éme aéroport Franco-Vinci, commenté en direct par Léon Zitrone, entre deux extractions de gaz chichiteux qu’on n’est quand même pas des archaïques.

D’autant qu’au rythme où montent les eaux, le grand parking à kérozène pourrait fort opportunément se recycler en port maritime avec tout plein de tankers dedans pour faire rouler plein de jolies bagnoles délocalisées sur les routes nationales aux financements publics mais aux bénéfices privés.

On est dans la modernité, merde !

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Certes que cents ‘kistes’ ultra-gauchistes purulents et foutrement efficaces de la bande à Coupat-Baader fleurissent de par nos contrées outrageusement vertes pas mêmes OGM et fâcheusement non rentables et Valls tout vérolé n’aura plus qu’à postuler à la direction de l’ump en friches, mais devons nous prendre le risque de nous priver de fret et de ne plus spéculer sur toutes les saloperies importées à l’obsolescence programmée ?

Tant que les flics pauvres protègent les gens riches, nous n’avons rien à craindre derrière nos barbelés finement ciselés à l’or fin, mais que le grand soir illusoire se transforme en des millions de petits matins autonomes, sans plus rien attendre des pilotes dans l’avion et alors il faudra nous épuiser à piétiner chaque fleur éclose, à arracher chaque arbuste faisant de l’ombre à notre confort climatisé hautement compétitif.

«Si l'arbre savait ce que lui réserve la hache, il ne lui aurait pas fourni le manche.» (Boucar Diouf), heureusement que l’électeur lambda ne sait pas ce que lui réserve l’élu, sinon, il lui carrerrait son bulletin direct dans l’oignon.

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Peut-être que "celui qui a planté un arbre avant de mourir n'a pas vécu inutilement." (Proverbe béninois), une chose est sûre, celui qui botul du cul grâce à la déforestation de papa, peut se torcher la pensée du matin avec du papier de soie.

Nonobstant, il est plus avant-gardiste et révolutionnaire d’ " écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe" (Hegel).

tgb

16:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

23/11/2012

Le choc de cUMPétitivité

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Faudra penser à remercier les 2 pitres de l’umplouf pour cette épatante illustration du choc de compétitivité, ou comment mettre en concurrence deux petits caïds de gang politicard jusqu’à l’épuisement.

« Vous en avez assez de cette racaille ? Eh bien on va vous en débarrasser... » croyait pas si bien dire, l’autre.

Jean-François pignouf, arriviste en eaux troubles et briseur de tabous, de ceux qui protégeaient encore des bouffées de haine, des remontées de gerbe, du rot repu à table et du pet satisfait dans le lit conjugal.

Ce misérable Diafoirus opportuniste, ivre de lui-même, agitateur démago-populo de la pensée rectale, prêt à instrumentaliser toutes les bassesses buissonnières pour que son « inestimable » moi-je advienne. Ce libérateur de la parole ordurière, ce torcheur de petits vieux au militantisme incontinent, le cortex coincé entre deux intestins. Cet agitateur de transfuges fascisants, tricheur, tripatouilleur, tout décomplexé de la politique sale et du sale clivage qui finit par lui revenir dans sa tronche de petit péteux aviné mais à jeun.

contre

François Pignon, de la bourgeoisie notariale de province et des versaillais salonards avec plein de petits Ciotti derrière et autres étrons du dérapage droitier qui flottent à la surface, de cette droite si sociale qu’elle traque le cancer de l’assistanat jusque dans les slibards douteux de la France en faillite, de la France en déclin, en chasse neige, en missionnaire, en retraite et la raie au milieu.

De cet austère de la ceinture des autres, de ce loufiat du passage de plats à la sauce oligarque.

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Droiteux contre droitards, les uns contre les autres, les uns ennemis des autres, de ceux qu’ont la plus grosse et qui pissent le plus loin, sous l’œil cuit mollet du président couard.

Mais que Pignouf et Pignon se neutralisent et se démolissent enfin à tant se dresser à tant s’affronter à tant s’abhorrer et qu’ils s’auto-éliminent et s’anéantissent si seulement, qu’ils finissent par se branler du chef ailleurs à tant se considérer du nombril, dans cette logique imparable, implacable du choc de compétitivité et d’une place pour deux, tandis que pour nous c’est une pour mille.

Le choc de compétitivité c’est la guerre faite à l’autre, la haine en carburant, la morgue en étendard. De cette connerie universelle qui affiche le même rictus hideux sur le visage du français arrogant, du nationaliste australien, de l’israélien aux pulsions nazillardes, tout à sa détestation, sa supposée supériorité ethnique, son mépris de classe tout confort jusqu’au jour où l’on découvre qu’on peut toujours être le minoritaire de quelqu’un, le bouc émissaire de quelque autre, le raton de service ;

Qu’il n’y a pas de frontières à la saloperie humaine qu’on n’est même pas à l’abri de son propre crachat tant je est un autre, tant l’autre c’est moi.

tgb

13:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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