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12/09/2012

Avant que tout ce qui dépasse, y passe…

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Au nom du respect de la diversité, on réintroduit les ours dans les Pyrénées, on réimplante les loups dans nos montagnes, on se bat pour sauver la poule landaise menacée d’extinction et on n’est même pas foutu de protéger l’un des derniers peuples nomades, précieux témoignage de notre humanité :

Les Roms.

Pire, on les chasse.

Il faut être aussi con, inculte et populiste qu’un ministre de l’intérieur pour vouloir rapatrier les membres d’une communauté qui précisément n’ont pas de territoire. Et c’est bien tout le paradoxe de ces crétins de libéraux, mondialisés de la marchandise et des capitaux, plutôt que des hommes, que de vouloir expulser ou intégrer (c’est selon) ce peuple itinérant, qui se joue des frontières et dont le rayon d‘action est précisément le monde.

Car, qu’ils soient roms, tsiganes, gitans, manouches, bohémiens, romanichels et plus loin encore, bédoins ou touaregs, ils sont l’expression même de ce que nous fûmes avant que de nous sédentariser, en privatisant l’espace et le temps, avant que de nous mettre des barbelés autour de nos nombrils et de nos « Sam Suffit » :

des gens du voyage.

Ils étaient nous avant la sédentarisation, avant la propriété privée, avant l’invention du digicode et du portail automatique. Ils étaient nous et restent donc cette fragile et essentielle trace de nous, de notre part d’humanité errante, de quand nous nous déplacions au gré des saisons, au cul des troupeaux. Cette ultime trace.

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Que cette libre circulation, en tant que résidents européens d’ailleurs, reconnue par la loi, fassent grincer nos dents de petits propriétaires terriens, mêmes locataires d’un deux pièces cuisine, ne doit pas nous surprendre. Deux modes de vie opposés dans un même espace, de ceux qui restent et de ceux qui passent, de ceux qui exploitent et de ceux qui prélèvent, et qui ne peuvent qu’être étrangers là précisément où ils s’installent avant que de tracer la route.

En ce sens, cet étrange voyageur ancestral, non pas d’un monde globalisé à l’industrie low cost du séjour tout compris, est précisément l’ennemi du tourisme. Il ne visite pas. Il se déplace. Il est l’itinérance.

Et sans GPS encore. (quoique !?)

Que ce frottement entre deux populations, l’une enracinée, l’autre itinérante cause des nuisances, que les roms y aient leur part de responsabilité, mendicité, délinquance…comment pourrait il en être autrement ?

N’empêche, quand une société en est à conserver jusqu’à la muséification son patrimoine, à réintroduire des espèces en voie de disparition et n’est même plus capable de reconnaître comme inestimable cette part d’elle-même, alors elle est réellement en voie de ‘dé-civilisation’.

Du camp de travail au camp d’internement, tel le juif errant, discriminé, stigmatisé, exterminé (50 à 80 000 morts dans les camps nazis) désigné comme bouc émissaire, considéré comme faisant partie d’une « race inférieure » le rom, cet indésirable, cette éternelle cible des haines faciles et primaires est justement notre indispensable sentinelle.

Comme le canari au fond de la mine première victime du coup de grisou à venir, il nous alerte des vents mauvais, du pire qui rôde, de l’eugénisme à venir, de cette infecte ’aube dorée’ s’en prenant comme toujours en temps de crise, schéma décidément aussi identifié qu’indépassable, aux étrangers, aux handicapés, aux homosexuels, à toute extrême minorité,…avant que de tous y passer.

Que tout ce qui dépasse y passe.

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Les roms, ce peuple libre, non formaté, aux lointaines ascendances indiennes, ne sont pas plus français, (même si 400 000 le sont) roumains, hongrois, européens ou espagnols, ils sont peuple du monde, peuple parmi les peuples, tribu migratoire, et doivent avoir non seulement le droit de parcourir au rythme de leurs caravanes tous les territoires mais encore en ont ils le devoir.

Un devoir de mémoire.

Ne serait-ce que pour nous rappeler que s’ils sont apatrides ce n’est pas pour payer moins d’impôts, que c’est surtout pour nous dire que le monde ne nous appartient pas, que c’est nous qui lui appartenons ;

provisoirement !

tgb

19:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

10/09/2012

Petit problème de robinet humanitaire

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Sachant que, suite à l’embargo de 1990 empêchant l’Irak de vendre une partie de sa production de pétrole afin de permettre d’importer des denrées et des médicaments de base près de 500 000 enfants mourront de maladies très faciles à soigner comme la diarrhée ou la dysenterie…

Sachant qu’en 1996, lors d'une émission de 60 Minutes ("Punishing Saddam", Mai 96) sur CBS, la journaliste Lesley Stahl posa la question suivante à la Secrétaire d'État de Bill Clinton, la très humaniste Madeleine Albright :

- un demi million d'enfants morts …c'est plus d'enfants décédés qu'à Hiroshima… est-ce que le prix en vaut vraiment la peine? « Albright répondit – " Je crois que c'est un choix très difficile, mais... que le prix en vaut la peine".

Sachant qu’en 2008, l’impayable Bush Junior mit son veto au programme pour l’assurance santé des enfants pauvres aux USA d’un montant de 35 milliards de dollars, réparti en cinq ans, mais en trouva quelques mois plus tard 150 pour sauver de la faillite l’American International Group (AIG), principal assureur états-unien qui s’empressa de rembourser la banque Goldman Sachs avec la modique somme.

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Sachant que sous la présidence d’Obama, dans sa traque pour éliminer Ben Laden, la CIA par l’intermédiaire du docteur pakistanais Shakil Afridi, chirurgien gouvernemental, condamné depuis à 33 ans de prison pour trahison, mena une fausse campagne de vaccination contre l’hépatite dans la ville garnison où se cachaient le chef d'al-Qaida, ses femmes et ses enfants, afin d’y prélever les ADN.

Sachant qu’aujourd’hui les 'talibans' ont beau jeu de refuser toute campagne de vaccination des ‘ bienfaiteurs américains’ arguant que les médecins des ONG sont des espions en puissance et que les maladies tuent moins que les drones US.

Sachant qu’en instrumentalisant ainsi la santé publique, qu’en raison de la grande pauvreté et des piètres conditions sanitaires qui prévalent dans ces Zones tribales 'infestées' (sic) de terroristes, la polio restera une maladie endémique et que des centaines d’enfants, de femmes et de personnes âgées périront en 'martyrs'.

Dans la vision stratégique d’un président démocratico-républicain de l’empire du bien, expert en intervention humanitaire, calculez le nombre d’enfants morts à partir duquel le rapport qualité/prix commence à en valoir la peine et combien de sacrifices humains sont nécessaires afin de rassurer les marchés et d’assurer sa réélection.

Vous avez deux heures.

tgb

11:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

06/09/2012

Vivre et penser comme une truie

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Chère Gina,

Si je me permets de te faire cette petite bafouille, c’est pour te féliciter de ton commentaire frais, fin et parfumé, concernant tous les méchants envieux bolchevico-communistes qui n‘en veulent qu’à ton pognon laborieusement gagné à la sueur du front de tes gens qui se lèvent tôt pendant que tu te fais du lard :

"Si vous êtes jaloux de ceux qui ont plus d'argent que vous, ne restez pas assis à vous plaindre. Faites quelque chose pour gagner davantage - passez moins de temps à boire, à fumer et à socialiser ; travaillez plus"

En effet, ce n’est pas parce qu’en tant que Gina Rinehart, patronne adipeuse australienne du groupe Hancock Prospecting et accessoirement femme la plus riche du monde (24 milliards d’euros) qu’à côté mamie Liliane (18,5 milliards d’euros) ferait presque pitié, que tu n’as pas le droit à l’instar de tes poivrots d’esclaves ouvriers, crevant au fond de ton empire minier, de tenir des propos d’ivrogne de comptoir à jeun qui plus est.

Je sais bien que certains aigris diront qu’à l’aune de tes admirables valeurs, travail, effort, mérite, tu es un tantinet mal placée pour ouvrir ton gros gras groin, étant passée par l’ascenseur social plutôt que par l’escalier de service et ne devant ton immense fortune que par le fait d’hériter de papounet cheri, mais foin de ces calomnies de quelques médisants avinés.

Manquerait plus que tu t’excuses de sortir par hasard des couilles paternelles et que tu n’exiges pas du gouvernement australien d’abaisser le salaire minimum de ces bons à rien d’alcoolos à l’hygiène douteuse, même pas foutus d’atteindre l’âge de la retraite qu’il serait d’ailleurs logique de supprimer.

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Au nom de quoi le fait d’être né une cuiller en platine sertie de diamants dans la bouche devrait t’interdire de penser comme une truie, de tendre vers un QI de kangourou en éructant des conneries, faisant se marrer plus d’un marsupial australien ?

On peut être riche et con à la fois. Merci pour cette illustration décomplexée de ta vulgarité assumée.

Certes, je connais personnellement quelques travailleurs sans papiers (peut être bien les tiens) bossant jour et nuit, ni ne buvant, ni ne fumant, ni même socialisant tant ils rasent les murs, qui ne gagnent pas en un an, ce que tu palpes en une heure, mais sous leur colossale fatigue ne cacheraient ils pas sournoisement leur nature de feignant génétique ?

Rassure toi, Gina de mon cœur, la troïka émancipatrice exige enfin que ces branleurs de grecs travaillent six jours sur sept en regrettant probablement que la semaine n’en comporte pas 8.

Ce retour nostalgique au 19éme de Zola devrait te consoler quelque peu de tant de mauvais acquis sociaux poussant à l’oisiveté dépravée et au syndicalisme.

Oh bien sûr certains gauchistes malveillants incapables de gratitudes se vautrant dans la facilité, se gausseront de ton physique ingrat, te traiteront de grosse vache, de Parisot porcine, de maquerelle graisseuse, tant il est aisé de se moquer de ta gueule de l’emploi bouffie et gavée.

Je ne me commettrai pas à ces bassesses-là, admirant au contraire ta beauté intérieure faisant émaner de toi une grâce, une élégance naturelle malgré un physique pas facile de grosse dame et d’enflure.

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Mais tout bien réfléchi malgré ta fortune et ton esprit alliant finesse et géométrie, non je ne t’épouserai pas.

Suivant tes conseils, ma pulpeuse Gina, je viens de trouver une idée pour gagner davantage, cesser de boire, arrêter de fumer et prendre une douche par semaine.

Je vais te vendre au kilo, à la découpe, alléger tes souffrances existentielles et nourrir au passage quelque horde de prolétaires affamés enfin désocialisés.

Gina mon amour, ne me remercie pas, je te pisse cordialement à la raie.

ton tgb

13:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (18)

03/09/2012

Gnangnan Président

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 Je ne suis pas déçu.

Je n’attendais rien des 100 jours de Gnangnan président

Pas plus des 1000 suivants d’ailleurs si 1000 il y a.

Nulle consistance, nulle ambition, nulle fulgurance.

Pas plus de grand soir, que de petit matin ou de pause déjeuner.

Rien que dalle nothing oualou nada.

Je n’avais nul appétit pour ce plat de nouilles gouvernemental.

Ce subtil dosage entre le rien et l’insignifiant, le gestionnaire comptable et le colleur de rustines, le chasseur de Roms et le torcheur de Merdef à tendance nucléocrate.

Ne nourrissant aucune illusion, la copie est conforme à mes absences d’espérances :

une équipe liquéfiée dans une politique spongieuse.

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Si je me suis infligé de voter pour le falot flasque ce n’était que pour virer le nabot malfaisant.

Le reste m’indifférant.

Non, je ne suis pas déçu.

Ni frustration ni dépit.

Sauf que le social-démocrate étant fort étonnant, tu n’en attends rien, blindé paré blasé : Il fait pire.

C’est cette capacité à être encore plus mauvais, plus transparent, plus renégat, plus Jean-Marc Ayrault que tu imaginais qui pousse à une sorte d’admiration.

En ce sens il nous faut reconnaître le caractère remarquable de l’exploit.

On attendait Papandréou et on tombe sur sa femme.

On pariait sur Zapatero et c’est son valet de chambre.

Je savais qu’économiquement parlant ils fileraient dociles de l’austérité sur demande

J’aurais juré qu’internationalement ils suivraient en bêlant la pente atlantiste matinée d’Otan

Je me doutais bien qu’à la droite décomplexée du colon, ils répondraient en s’excusant d’être là

qu’ils pondraient des demi mesures les appliquant en demi portion

qu’ils déposeraient les armes avant même de combattre

qu’ils seraient déjà morts avant même d’être vivants...

Mais à ce degré de performance…??!!

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Au final, je trouve assez peu d’intérêt à voir funambuler sur la pointe des chaussons et à la queue leu leu un troupeau d’éléphants, sachant qu’on finira sans le moindre suspens par les ramasser à la pelle, quel jour et à quelle heure important peu.

Nonobstant, avec GnanGnan au moins, on aura appris une chose :

présider le néant , c’est normal.

tgb

11:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

 
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