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25/06/2012

La France normale de la France profonde de la majorité silencieuse (1)

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J’aime beaucoup cette photo si si !

Trouvée dans le Dauphiné libéré (25/06) appelé par chez nous plus familièrement Daubé. Le Daubé est un de ces fleurons de la PQR qui, s’il n’existait pas, on saurait plus qui qu’est mort nécrologiquement parlant, qui qu’a la plus grosse citrouille en son jardin ou qui, qui pense quoi dans le courrier des lecteurs.

Exemple : « président de la République à gauche, gouvernement à gauche, sénat à gauche, assemblée nationale à gauche, tous les ingrédients pour une dictature. » RF74

Donc non seulement le Daubé, publie des conneries sous la forme de puissantes analyses politiques ciselées mais aussi des photos romantico-bidonnantes. Voir plus haut. (scusez pour la qualité)

Sans faire une étude sémiologique hyper pointue iconographiquement balèze, on constate assez vite tout le bon goût français, son raffinement, sa fraîcheur, dans une de ces hyménées du mois de juin, si représentative de la créativité pèquenot.

« une sortie originale des jeunes mariés » titre chaleureusement le Daubé et il est vrai que de voir partir pour une longue route con/jugale avec Jean-Pierre Pernaut pour témoin, ce délicieux couple, posé dans le godet finement décoré du tractopelle, avant de s’en envoyer un voire 50 avec éthylotest obligatoire dans la bagnole (gilet fluo triangle extincteur flic dans la boîte à gants) ne peut qu’ensoleiller notre lecture pluvieuse provincialo-quotidienne. `

La France éternelle bâtisseuse telle qu’on l’aime, celle qui se lève tôt pour faire des trous dans la merde molle et des jolies photos d’un jour de liesse de cérémonie nuptiale de Vanessa qu’a dit oui à Kevin, qu’on se repassera plus tard à la veillée, en se demandant dans quelle fondation déjà qu’on a coulé madame avec le béton, juste pour avoir son 1/4 d’heure de célébrité focale en cette délicate émission crapoteuse « Faites entrer l’accusé ».

J’oublierais pas kek chose ?

Ah voui, si, vive les mariés (et la pqr)

tgb

15:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

23/06/2012

Scène internationale

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J’aime beaucoup cette photo d’au théâtre ce soir.

De cette diplomatie de boulevard qui s’émeut des livraisons d’armes en Syrie par Poutine tout en livrant des armes au Bahrein pour mieux tirer dans le tas.

Décors de Roger Harth, costumes de Donald Caldwell pour les plus anciens, manque Pierre Arditi.

J’aime beaucoup cette photo si si, ce spectacle du monde libre et non faussé à géométrie variable, du colonialisme à veto, ou comment faire semblant d’être le camp du bien tout en fomentant en coulisses, de l’assassinat ciblé par drone, de la torture délocalisée avec prix Nobel comme Oscar assorti.

J’aime beaucoup cette photo si si, de la tartuferie Clinton, de l’hypocrisie ricaine défendant le freedom tout en couchant avec le Honduras, ce pays où la vie d’un journaliste est moins chère, à fomenter du coup d’état par çi, du terrorisme par là, sans que le droit-de-l’hommiste de service tout à dénoncer Cuba, Chavez (quoi Cuba ? quoi Chavez ?) n’y trouve rien à redire.

J’aime beaucoup cette photo de l’empire si si, du cabot qui fait sa comédie, son show, son numéro de putain puritaine ; de la scène internationale au théâtre des opérations, Irak, Afghanistan, Libye…et se fait applaudir en après midi, par la claque corporate du comité d’entreprise : « cuistres et larbins » à l’orchestre.

J’aime beaucoup cette image si si, ce concert des nations faux cul et dissonant, cette communauté internationale à l’indignation sur un plateau, et qu’on oublie toujours de préciser atlantiste.

Cette main invisible qui pourtant, dés que tu alternatives un rien, te prends dans la gueule à l’entracte.

J’aime beaucoup cette image de fausse comédie où tout est simulacre, pendant que les nations en realpolitik, sale et cynique, déroulent leur tragédie en faisant la leçon, en faisant la morale, du bien contre le mal, du civilisé contre le barbare, du glabre créationiste contre le barbu obscurantiste.

Et l’on jurerait entendre la diva Hilary entre deux salutations, reprendre la réplique du regretté Desproges :

« L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui »

tgb .

12:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

21/06/2012

Aux grandes pompes funèbres

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J’aime beaucoup cette photo. Si si !!!

De ce vieux couple funèbre, séparé par la table de chevet avec les deux fanions dessus, comme deux dentiers dans un verre à dents.

Je kiffe cette photo si si, le Herman Achille Van Rompuy, rimailleur à ses heures, l’ectoplasme président que tu vois la CE à travers et le Barroso, José Manuel Durão de son prénom, serpillère atlantiste, libéralo-paillasson, joyeux croque morts d’une Europe déjà raide.

Sexy et désirable cette Europe-là. D’entrée ça donne envie. Fraternelle, coopérante, harmonieuse, tu sens emblématiquement parlant, tout l’épanouissement des peuples Porto-hispaniques et du miracle Gréco-irlandais.

Loin de la compétitionite, du dumping social, du nivellement par le bas et de la guerre qui vient, d’emblée t’as envie de mourir pour elle, cette Europe généreuse, juste par solidarité, pour la libre Lituanie par exemple, lituaniens nos semblables nos frères tout en proximité culturalo-sociale attaqués au cas où, par les ultra-bolcheviques.

Gagnons du temps enfin, abrégeons les souffrances, l’Euro aussi à le droit de mourir dans la dignité. Glissons les deux comiques bruxellois dans leurs urnes dans leurs bières.

Légalisons l’euro-euthanasie.

A Chapi Chapo, les peuples d’Europe multi reconnaissants !

tgb

15:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

18/06/2012

Marc Dolez, discret et triomphant

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Bon je ne vais pas me faire que des amis, mais j’en ai l’habitude et ça fait un moment que ma plume me démange.

Puisque les jeux sont faits, analysons le match.

Le front de gauche avait une vingtaine de députés à l’assemblée nationale, une quinzaine d’élus communistes plus ou moins tolérés par le PS, plus trois élus PG. 3 élus PG ou plus exactement 2 élus issus du PS, plus une élue écolo, privée de sa circonscription par un subtil charcutage électoral.

Il partirent donc une vingtaine mais par manque de prompt renfort ils se virent 10 glandus en arrivant au port (sans plus de groupe parlementaire) dont UN seul et unique représentant du Parti de Gauche :

Marc Dolez !

Marc Dolez qui c’est ça ?

Juste le co-fondateur du Parti de Gauche, seul député socialiste en son temps, à avoir voté « non » au congrès de Versailles.

Cet élu du nord, aux fortes convictions aussi discret que Melenchon est spectaculaire, aussi efficace sur le terrain que fin tacticien, aussi engagé dans ses combats qu’intègre et disponible

- par exemple, il est l’un des rares politiques à avoir visité Salah Hamouri en sa prison, pendant qu’un appel pour sa libération prenait la poussière sur le bureau du "conducator" -

semble avoir pris quelques distances avec le mouvement, tout autant que les fins stratèges parisiens en profitait pour le mettre sur la touche.

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C’est donc par les journaux que l’élu de Douai apprenait la venue à Henin Beaumont de l’impétueux Mélenchon. Ni concerté, ni informé, Dolez eût pu donner pourtant quelque conseil avisé rapport à sa région, mais l’état-major en son génie visionnaire avait décidé que Dolez comptait pour du beurre et leur stratégie indiscutable pour du caviar.

Effectivement on se demande bien au non de quoi, il eut fallu changer une stratégie qui foirait si bien, jusqu’au désastre de Stalingrad, de cette soirée sinistre où le soir du premier tour des présidentielles, aucun dirigeant n’assuma les 11% du Front de Gauche, laissant la masse de sympathisants barboter en son malaise.

Résultat pourtant qui, si on ne s’était mis connement dans une obligation de résultat rapport à la Lepen et à ce tête-à-tête réducteur, eût été formidablement prometteur. ou comment transformer un succès en débâcle.

Bref, il n’est pas grave de se planter dans la mesure où l’on en tire quelque conséquence et ajustement et que l’on évite dans la foulée de reproduire la connerie aussi sec.

Henin Beaumont nous voilà !

Ainsi de ma modeste place, je ne saurai trop conseiller à Melenchon reprenant l’impec formule de l’excellent Bernard Langlois "d’écouter plus ses amis et moins ses courtisans…" pour ne pas dire ses fans.

Je ne parle pas ici de ces jeunesses melenchonistes exaltés pour qui le chef a forcément raison, de ces beni oui oui d’un parti pourtant fondé sur un NON, mais surtout de ces petits cadres opportunistes au plan de carrière mijotant déjà dans l’arrière cuisine des compromis daubés et du quarteron de décideurs qui a comme un urgent besoin d’oxygène.

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Il est quand même navrant que dans un parti où l’on réclame de fortes têtes, l’on tape assez vite sur toutes celles qui dépassent et que l’on promeuve les bons petits soldats tout à leurs galons en excommuniant les grandes gueules.

Je ne doute pas un instant qu’il faille de l’ordre et de la discipline dans un mouvement (12 000 adhérents quand même) c’est d’ailleurs pour ça que je n’en suis pas, mais de là à ne plus voir qu’une seule tête….

Je ne remets pas en question ici la formidable épopée de Jean-Luc Melenchon et du Front de gauche. Si la dynamique prodigieuse a existé c’est qu’elle existe encore et ressurgira, inéluctablement.

"Mais où on était passé ? Où on était disparu tout ce temps ? On se manquait ! On s'espérait ! On s'est retrouvé !" Bastille 18 mars 2011

Rien que pour ces moments d’ivresse là, le jeu valait déception.

La graine est semée, le mouvement refleurira…

N’empêche maintenant, deux ans sans élections, deux ans de vache maigre, je ne sais si le front y survivra, mais loin des coups médiatiques et des shoots au show c’est bien par un humble et laborieux travail de terrain, plus ingrat que glorieux qu’il doit s’enraciner.

Sans plus de semi-démente, loin de ces postures morales et indignées qui ne marchent pas, aller chercher un à un les électeurs égarés au FN et ailleurs.

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En attendant, après un an de campagne électorale épuisante, que Jean-Luc Mélenchon parte en vacances, lise, réfléchisse, pense à autre chose et surtout écoute, écoute, écoute, un Marc Dolez par exemple, du fin fond de sa province.

Sans plus d’esbroufe.

tgb

16:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (28)

 
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