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22/03/2012

L’assassin était presque parfait

Thomas Doyle, Accept#3CAD44.jpg

Pour résumer les épisodes précédents : Florence Cassez reste en prison, Mohamed Merah reste mort, le candidat président reste président candidat en alternance et la France reste un peu forte sur les bords.

La partouze émotionnelle étant terminée, les merdias peuvent remballer leur emballement compassionnel avec du bolduc autour, continuer à remplir de vide leur rien en live or dead, le président en sursis d’origine hongroise, s’efforcer d’engranger son butin électoral et l’assassin au profil presque parfait, jeune racaille délinquante, islamo-salafiste de chez Al-qaïda assisté (RSA) et bouffeur de halal, ayant définitivement fermé sa sale gueule, être jeté dans la Garonne, sans autres formes de procès, selon les rites musulmans bien connus.

Assez dépité sans doute de ne pas y retrouver 70 vierges au fond.

On peut ainsi se remettre tranquillement dans les réunions publiques pour retraités oisifs de l’ump, à huer l’immigré, le chômeur, le fonctionnaire et le syndicaliste dans la plus exquise des « Frances » rassemblées par un président d’origine hongroise, diviseur/protecteur, promulguéant du liberticide selon la vieille recette dans la vieille marmite d’un fait divers/une loi, exhumant de la sciure le bon vieux débat sur la peine de mort dans une totale sérénité.

Faire peur plus pour rassurer plus.

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"Nous allons punir le coupable. La punition, ce sera plus de générosité, plus de tolérance, plus de démocratie”- Maire d'Oslo.

"Nous allons punir le coupable. La punition, ce sera moins de liberté, plus de surveillance, moins de démocratie”- Président/candidat en alternance d’origine hongroise de France. (je résume)

Rappelons au passage pour le lecteur distrait le podium du massacreur d'enfants de l’année 2011/2012

Anders Breivik (Norvège) - Fondamentaliste Rioufolien - 77 morts

Robert Bales (Afghanistan) - Fondamentalement ultraricain : 16 morts dont 9 enfants

Mohamed Merah - Fondamentaliste qui tombe bien : 7 morts dont 3 enfants

Et pendant que les intégristes de l’intégrisme d’en face (ou d'à côté) exultent, tout au soulagement de ne pas se retrouver pour une fois sur la photo, les chaînes de télé en continu, de soupeser avidement leurs jolis taux d’audience, repues par tant de cadavres d’enfant tout frais sortis d’un bus belge en bouillie ou d’une école juive.

Il sera toujours temps de se demander, ce que pouvait bien foutre ce bon à rien de ministre de l’intérieur de la civilisation supérieure et pour le coup méchamment laxiste qui laissa égorger nos femmes et nos enfants dans la campagne, en restant indulgent pour Bernard Squarcini, patron d’une DCRI historiquement en grève, bien trop occupé à éplucher les fadettes des terroristes journalistes.

Une mission autrement prioritaire que de surveiller le territoire.

Thomas Doyle, Accept#3CAD44.jpg

A l’issue de cette triste mascarade, il se pourrait bien que le con de votant toujours enthousiaste à l’idée de se faire mettre soit assez étonné de ne pas retrouver dans l’au-delà des présidentielles les 70 promesses qu’un margoulin d’origine hongroise lui fit miroiter.

Mais après tout sans doute, vaut-il mieux être cocu que mort.

tgb

illustration 1 :Thomas Doyle

15:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (25)

19/03/2012

Le temps des noyaux de cerises

jean luc Mélenchon facebook.jpg

Bon j’y étais.

Et je confirme. Au grand jeu de ki ka la plus grosse, incontestablement, le front de gauche, versus Meluche, les a tous défoncés.

J’y étais, j’ai vu, j’ai remonté le cortège Nation/Bastille, j’ai vécu l’extrême densité sur place, j’ai joué des pointes pour chopper un bout d’écran géant, le paradoxe étant que même immergé dans le réel, on le vit encore par l’entremise des pixels, j’ai écouté le discours aux accents gaulliens du héros, j’ai remonté les flux, avant de ne plus pouvoir remonter rien du tout, puis j’ai enfin opéré un repli stratégique d’avant reflux.

Combien étions-nous ? je sais pas – 50 000 c’est évident, 100 000 c’est bien possible. Il est certainement plus facile de mesurer le nombre de participants dans une salle de 30 000 places que de jauger la foule compacte dans tout un quartier de Paris.

Ce qui n’empêcha pourtant pas les larbins du journalisme complaisant de relayer les chiffres sarko-loufoques de la convention des retraités de Villepinte, entre deux croisières Costa, 40, 50, 80 000 allons-y et d’avoir soudainement de charmantes pudeurs de pucelle, et autres scrupules et coquetteries rapport à la fréquentation massive de la Bastoche.

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Des dizaines de milliers… c’est à dire 2, 3 ou 12 ? En termes sémantiques 100 000 ou quelques dizaines de milliers ne disant effectivement pas la tout à fait la même chose.

En tout cas, constatons une fois de plus que le manque de moyens, c’est au moins ça, contrairement au confort économique des nantis pousse à l’inventivité. Quand on n’a pas de quoi s’offrir une grande salle, on s’offre une grande place dans l’histoire.

Restons créatifs.

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Si Dimanche il y eut un événement remarquable, c’était ce moment-là, cette célébration de la Commune, rayée des manuels scolaires, du temps des cerises et du printemps des peuples.

Pendant ce temps-là Flamby, à contre-temps, faisait son cirque d’hiver.

Fort logiquement donc, suivant cette démonstration pour ne pas dire déflagration populaire, c’est 5 minutes chrono qu’offrit à Melenchon le jt de France 2 dont 15 secondes de reportage bâclé sur la manifestation, suivies de dix généreuses minutes servies sur un plateau à Nanard Tapie :

A quel titre ?

Escroc ? exilé fiscal ? yachtman ? Cabotineur ?

qui vint porter son petit écot de gratitude au collègue président charlatan pour le chèque de nos 210 Millions publics, comme le fit Depardieu pour divers services rendus et autres ristournes et valider l’arnaque avec ce sans-gêne et cette goujaterie qui n’appartiennent qu’à lui.

La crapule soutenant le bonimenteur, comme le vice s’appuyant sur le bras du crime, parfaite synthèse d’un vulgaire quinquennat.

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Bref, pendant que l’insurrection civique patiemment se propageait par cercles concentriques, l’on continuait fort médiatiquement à célébrer les petites combines ordinaires de l’entre soi aux dépends des autres, sous les applaudissements des cocus de service tout prêt à remettre ça.

Mon intuition du jour qui vaut ce qu’elle vaut : malheur au prochain président, quel qu’il soit, qui se fera botter le cul d’une manière ou d’une autre avant la fin de son mandat.

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Il pourrait bien y avoir comme un mot de trop dans l’expression « insurrection civique ».

Je vous laisse deviner…

tgb


photos : A. Roges, actualutte, T. Pizard...


12:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

14/03/2012

L’enfer c’est les uns

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Sur 10 crimes commis, 9 le sont par un proche de la victime :

un conjoint, un ami, un collègue, un voisin…quelqu’un de familier , quelqu’un à qui il est inutile d’ouvrir la porte blindée, après avoir neutralisé le système de vidéo surveillance, puisqu’il est à priori déjà à l’intérieur.

On a donc peu de chance ou plutôt de malchance, d’être violé, agressé, spolié, détroussé par un inconnu, un étranger, un autre, à moins d’être au mauvais endroit au mauvais moment et d’avoir gagné au loto mais à l’envers.

C’est au sein même de la famille que la violence, 9 fois sur 10 surgit.

Violence conjugale, drames familiaux , incestes, crimes passionnels, jalousies, ressentiments, vengeances, carnages…

Particulièrement les soirs de noël, l’alcool aidant, nous dit-on !

Si l’on est trahi, cela ne peut être que par l’un des siens, vu qu’il est assez rare que l’on accorde sa confiance à quelqu’un de l’extérieur .

L’autre n’est donc pas forcément l’ennemi, (qui est sot, puisque comme le disait le regretté Desproges, il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui) et finalement en allant jusqu’à l’absurde, il ne pourrait le devenir qu’à partir du moment où il devient notre ami.

On ne tue bien que ceux qu’on aime.

Pourtant dans cette nauséeuse campagne électorale on compte sur les uns (et pour compter on compte) tout en dénonçant les autres, la faute de l’autre, le danger de l’autre, le risque de l’autre…

A cause de..

L’immigré, le musulman, le chinois, le grec, l’allemand, le sans papier, le chômeur, l’assisté, l’improductif, le pauvre, voire même le riche. Comme si être riche ou pauvre était une identité. Il y a toutes sortes de riches et toutes sortes de pauvres et bien des manières honorables ou pas de dépenser son argent ou de ne pas en gagner. Le problème n’étant pas le statut de riche mais le partage et la redistribution. Le problème n’étant pas le statut de pauvre mais les conditions de l’évolution sociale.

Le syndrome fort Alamo, c’est concevoir son espace (Schengen par exemple) en vue de se prémunir des autres. Sauf qu’à s’enfermer comme ça, se refermer sur soi, c’est précisément prendre le risque en crevant de peur que le danger vienne de l’intérieur, jusqu’à cet ironique fait divers où l’on retrouva un riche propriétaire mort dans sa ‘panic room’ inviolable.

Comme ces gens de ma propre famille (que je ne fréquente pas rassurez-vous) possédant une maison de vacances avec une vue superbe et imprenable et s’étant privé volontairement de balcon et de terrasse par peur du cambriolage.( fallait y penser). Et pourquoi pas comme le propose ce crétin de Klarsfeld, au sujet de la maison Europe, mettre des barbelés autour et des miradors.

Etrange tournure d’esprit du pavillonnaire que de se priver pour toujours d’un plaisir quotidien à cause d’un déplaisir éventuel.

Un peu comme s’empêcher de vivre de peur de mourir.

A vivre reclus entre soi, à se réduire en se barricadant, à opter pour l’enfermement, à établir des camps retranchés, des bunkers, c’est choisir volontairement de s’asphyxier, de se bouffer de l’intérieur, jusqu’au pétage de plombs de l’heureux proprio, versus de Ligonnès, quand le père dépressif en instance de divorce, dézingue méthodiquement la famille entière.

Nous sommes sans doute notre propre ennemi intérieur, et la plaie et le couteau et la victime et le bourreau, tant on n’est jamais aussi bien asservi que par soi-même.

C’est bien pourquoi plutôt que de faire contre les autres, il serait sans doute plus enthousiasmant d’avoir pour projet de faire avec.

Les uns avec les autres, ensemble.

Je préfère une vue sur la mer, plutôt que sur un coffre-fort.

tgb

16:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

09/03/2012

Chez Modeste et Pompon

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C’est donc dans une de ces familles modestes, gens du peuple, gens de peu, que RUE AFFRE, n’hésitant pas à aller sur le terrain de la vraie vie des vrais gens de la vraie France profonde d’en bas, a décidé de poser dans la noble gadoue populaire, ses bottines Louboutin toutes crottées.

Rencontre donc à la bonne franquette, avec une famille de beaufs citoyens ordinaires, plein de bons sens et de Jean-Pierre Pernaut, donnant enfin la parole à cette majorité silencieuse, menant ce laborieux combat quotidien des braves et honnêtes Français qui se lèvent tôt, tout en refusant dignement de vivre par facilité aux crochets de l’état providence.

C’est dans la cuisine même d’un petit pavillon de banlieue, au confort simple à la déco rudimentaire que nous avons échangé à bâtons rompus avec la famille S. et quelques amis réunis, autour d’un pack de Kro achetés pour l’occasion à Leader Price. Un luxe pour ces gens- là, aussi modestes que géniaux généreux.

Nous avons volontairement changé les prénoms par discrétion :

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Rue-Affre – Pour vous, citoyens méritants et exemplaires, la vie est devenue de plus en plus difficile, à quoi attribuez vous cette dégradation du pouvoir d’achat ?

Robert S. – C’est quand même un peu la faute de la crise halal des 35 heures et des islamistes drogués de Tarnac, parce qu’avant tous ces chômeurs immigrés en burqa, y’avait du boulot. On peut dire c’qu’on veut , j’suis pas raciste mais...(il boit une lichette de Kro)

Monica S. - et pis faut dire, c’est pas pour dire du mal, mais c’est aussi la faute à cette salope d’ex de mon mari qui lui suce tout son pognon en pension alimentaire qu’elle change de 'twingo' tous les six mois…

Robert S. (entre deux Kro) -…Ouais mais bon maintenant j’ai une famille…et pis quand même mon fils à eu son CAP en droit…

Jean-Pierre C. – Moi j’dis que si on avait viré tous ces feignants de profs gauchistes, de fonctionnaires socialos, tous ces déchets, ces cloportes, la France elle irait mieux, que non seulement ces minables ça fout rien mais qu’en plus c’est tout syndiqué et compagnie…(il empoigne une cannette)

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Robert S. - bah quand y’a une grève y’a plus personne qui s’en aperçoit…(tout en décapsulant une Kro)

Rue-Affre – parce que vous faites quoi dans la vie Jean-Pierre ?

Jean-Pierre C. – ah ben moi j’suis fonctionnaire, mais attention moi c’est pas pareil, moi j’bosse, faudrait pas confondre avec tous ces assistés qu’on a depuis Mitt'rrand. Tenez prenez ma belle sœur, elle est bientôt au chômage mais…(le chien se met à aboyer)… couché Brice…

Martine M. (après s’être envoyé une cannette cul sec) - bah ouais quoi, moi j’étais dans l’usine à poissons que ça va bientôt fermer rapport aux Roms polygames à qui qu’on a donné la r’traite à 60 ans qu’ça a fait monter la dette à nos enfants…

Michel F – qu’on t’as retiré, rapport à la picole hein… ta gueule le chien !!! (qui jappe toujours)

Martine M. - oui ben alors là, j’en connais qui f’rait bien d’la mettre en veilleuse, parce que si on épluche les comptes de ton garage au Mans le fisc y pourrait avoir des surprises… (elle lui arrache sa cannette)

Michel F – ça veut dire quoi ça, s'pèce de morue…(en lui reprenant la Kro)

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Jean-Pierre C. (coupant court) - n’empêche que la Martine, elle a un projet dans la coiffure pour chien, pas vrai Brice (il interpelle le chien qui se remet à japper) elle est pas comme toute cette racaille de fraudeurs des allocs…rien que les bougnoules d’la maison d’à côté…(il repose sa Kro)

Eric B. – que t’as dénoncé par lettre anonyme d’ailleurs…(entre deux gorgées de Kro)

Jean-Pierre C. – j’ai fait que mon devoir… parce que si tout l’monde laisse faire…(il menace de sa cannette)

Annick B. – une tradition familiale quand même…( entre deux rots de Kro)

Jean-Pierre C. … pour me faire la leçon faudrait que toi et ton fils fassent pas des magouilles avec la sécu…ta gueule le chien (qui commence à hurler)

Rue-Affre - …c’est sympa chez vous…bon enfant, sans chichis…

Robert S. – hé ho les larbins faudrait voir à causer correct sous mon toit…parce que si y’en a que ça les démange… ma baraque (coup de pied dans le ventre du clébard) tu l'aimes ou tu la quittes… m’étonne pas qu’avec une bande de connards comme vous, que je s’rai pas réélu à la présidence de l’amicale bouliste…

Monica S. – surtout que tu vas y laisser ta santé chouchou tellement que tu donnes tout…(en suçotant du bout des lèvres sa Kro)

Brice le chien hurle à la mort, la tension monte, les cadavres de cannetes s’amoncellent

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Jean-Pierre C. (décapsulant sa 3ème cannette avec les dents) – y tape surtout beaucoup dans la caisse…le chouchou hongrois…y va la fermer, ce putain de clebs à la con…

Annick B. – c’est pas comme toi qui tape sur tes gosses…(en sortant une cannette du pack)

Eric B. – quand il est pas à la piscine à se taper la femme du Libanais…(en posant sa cannette)

Michel F.(mort de rire en éclusant une 6ème cannette)

Martine M. – toi le mécano ta gueule… (cannette qui vole et explose évité de justesse par Michel F )

Robert S. (titubant renversant soudain la table) – vous commencez tous à me faire chier bande de parasites à la con…que j’écoute mais que je tiens pas compte…enfin si...mais...

Monica S. - t’énerves pas chouchou…que tu vas me réveiller Pamela…

Martine M. – ho toi la ritale que y’a que le tgv qui t'ai pas passé dessus…(en vidant sa 7éme Kro)…

Baffe qui part à gauche, coup de poing qui part à droite, chien qui hurle à la mort, cannetes qui volent, mêlée et confusion générale, cris, insultes, bruits de verres…

Rue Affre range prudemment son Nagra, puis se retire pudiquement, laissant cette charmante famille modèle de la France moyenne et modeste à son rituel apéro en toute convivialité.

Dehors il fait un froid de gueux, je file à la brasserie populaire du Fouquet’s m’en jeter un.

tgb

 photo trouvée sur le blog de Vincent Feltesse

17:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

 
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