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12/07/2012

Autodestruction à crédit

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 " La croissance pour le bien de la croissance est l'idéologie de la cellule cancéreuse" Edward Abbey 

J’aime beaucoup cette photo si si, du genre allégorique ; le capitalisme se faisant dessus, enseveli en son triomphe, façon sépulture.

Aussi beau, aussi clairvoyant que du Alain Minc c’est dire : « Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c'est de là que vient le progrès. »

Et c’est vrai que question mouvement, du geste pour le geste, de la productivité pour produire et du fric se nourrissant de fric pour faire plus de fric, paradigme de la vache folle, ça a tout de du syndrome suicidaire de l’île de Pâques, ou de Nauru.

S’exploiter soi-même jusqu’à en crever et après on avise.

Lénine disait : "les capitalistes nous vendront jusqu'à la corde pour les pendre"

Il n’avait pas prévu que ce serait à crédit.

tgb

10:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

09/07/2012

Les François parlent aux François

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- dis donc François…

- oui François…

- t’as des nouvelles de François…???

- non mais j’ai revu François…

- Ah François ?!

- Non François !!!

- Il t’as parlé de Jean-François ??

- non…mais de la mort de François...

- Ahhh François…

- Non pas François, François…la France aux François…

- Ah ce mauvais François…

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- sinon François, question rigueur on fait comme avec François…??

- Ben oui François restons entre François…

- Je signe quand François à la Saint-François ?

- Mais non François, comme d’hab, à la Saint Alfred !

tgb

12:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

06/07/2012

Les touristes

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Faudra quand même qu’on m’explique pourquoi les touristes mettent tant d’acharnement à se déguiser en touriste.

On se demande dans quelle mesure même ils n’achètent pas la panoplie complète histoire de se faire repérer illico par l’œil aguerri du pickpocket entraîné à les délester de leur larfeuille avec tous les papiers dedans, façon de bien pourrir leur séjour low cost.

Déboulant par fournées entières avec valises à roulettes des bus en double file, par grappe de 3 ou 4, quand ce n’est pas 50, ils partent bruyammant à l’assaut d’une France statufiée dans ses stéréotypes, sous le regard blasé des indigènes.

Plan à la main, guide à la ceinture du bermuda, bob vissé sur la tête, débardeur soulignant les épaules rougies au soleil ou faux Lacoste aussi moches que les vrais, on sait d’avance, ici dans le 18ème, qu’à leur air égaré, ils vont inévitablement vous demander dans un anglais approximatif (ça tombe bien le même que le mien) l’itinéraire pour se rendre au « Sâcrwé Keur ».

Cette saloperie de meringue ensanglantée, érigée sur les cendres des communards dont les touristes n’entendront jamais parler, pas plus que nous d’ailleurs.

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Pourquoi à l’heure du numérique, arborent-ils encore en bandoulière d’énormes appareils photos avec objectifs pour prendre des clichés qu’on retrouve en mieux sur toutes les cartes postales ?

Pourquoi consommant du pire, made in n’importe où, du souvenir délocalisé couleur faussement locale, avalant de l’infect mondialisé pas cher à un prix exorbitant, bouffant dans les églises, s’agglutinant dans les musées, s’agrégeant grégaire sur la place du Tertre où des serveurs chinois déguisés en Poulbot leur font cracher de la monnaie, ne bifurquent-ils pas à la première voie de délestage, afin de se ‘perdre’ peinard, de se fondre dans le décor, histoire de pas trop dépayser parmi les autochtones ?

Les touristes, cette étrange population interlope au statut indéfini, de passage, en transit, qui n’a pas plus de nationalité que d’internationalité, tout juste figurants de notre histoire comme nous de leur film vidéo.

Le touriste, ce consommateur d’ailleurs, cet estivant de nulle part, ni citoyen du monde, ni habitant de quelque part, tout juste bon à doper en l’uniformisant l’économie locale.

Le tourisme : consumérisme standard d’un pays industrialisant faute de mieux et par facilité, son passé, son soleil, sans forcément d’avenir.

« Le tourisme consiste à envoyer des gens qui seraient mieux chez eux chez des gens qui seraient mieux sans eux » ...

et qui se croisent sans se connaître ni même se rencontrer.

tgb

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11:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

03/07/2012

L’année des hannetons

 

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Dans la série des questions existentielles gravement frivoles de l’été : Où sont passés les hannetons ?

Quand j’étais môme, il y avait ainsi des années à hannetons.

Tous les 3 ans environ, on voyait débouler dans la cour de l’école, à la récré, ces gros patauds de coléoptères carapaçonnés, cuirasse mordorée, casque éperonné, élytres rougeâtres, ce qui signifiait l’arrivée imminente des grandes vacances et de son

haut les mains peau d’lapin, la maîtresse en maillot d’bain.

Qu’est ce qu’on pouvait leur en faire baver à ces gros balourds d’insectes qu’on chopait si facilement à la main.

Le Melolontha de la famille des Scarabaeidae (pour faire savant) nous, on le nommait communément ‘cerf-volant’, parce qu’on lui attachait volontiers une ficelle à la patte pour se marrer dans la salle de classe, quand on le collait pas direct dans les cheveux des filles juste pour le plaisir de les entendre hurler.

Dieu qu’on était délicieusement con.

Autre variante délectable de l’apprentissage de la cruauté sur le dos de ces gros lourdauds était leur massacre programmé façon purée et enchevêtrement d’ailes et d’antennes. On te les enfermait par fournées dans une boîte d’Ovomaltine avant d’y glisser un pétard à mèche qui te hachait tout ça menu menu dans le genre attentat en Irak.

Notre approche merdeusement féroce de la boucherie guerrière.

Je ne dis pas que c’est à force d’expériences génocidaires de ce genre qu’on fit disparaître cet empoté de nuisible, notamment pour l’agriculture, mais bien plutôt la pulvérisation massive de ces putains de pesticides, n empêche, en ce début de juillet, je me sens un peu responsable de sa quasi-disparition.

Et soudainement, ce scarabée me manque.

Mais ce manque, surtout,c'est plutôt la nostalgie estivale de cette enfance perdue, dont on ne guérit jamais, comme tout le monde le sait.

tgb

07:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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