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25/04/2012

Malheur aux vainqueurs !

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Au point de rupture sociale où nous sommes, le prochain élu à la présidence de la république, qui que ce soit, signera à mon humble flair, sa consécration tout autant que son suicide politique.

Et celui de son parti.

Que François Hollande soit élu, et tout honnête homme qu’il puisse être, entre l’enclume FN et le marteau FdG, le savonnage systématique de la planche à gouverner par les débris d’une UMP revancharde, les injonctions austères bruxelloises et le chantage des marchés, il sera inexorablement broyé.

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Certes, Super François pourrait toujours nous sortir à notre grand étonnement un déguisement de superman et se révéler comme un super héros, sait-on jamais, mais franchement j’ai des doutes.

Et je crains méchamment et en toute empathie pour son taux de cholestérol.

Oui je crains que les notables du socialisme modéré, tout à leur équilibrisme, aient à peine le temps de chauffer de leur cul, le siège moelleux de leur véhicule de fonction avant d’en être éjecté.

Raisonnablement, on peut penser qu’Hollande finira comme Zapatero, Socratès ou Papandréou accélérant l’agonie d’une sociale démocratie ravagée par l’Histoire.

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Mais que l’infâme nabot par je ne sais quelle truanderie, dégueulasserie ou subterfuge finisse par sauver sa peau, évitant ainsi le parloir et, dans la tourmente des austérités à répétition, des réformes régressives, des scandales à répétitions, des provocations vulgaires et brutales, finira-t-il lui aussi par être dégagé, si ce n’est par l’espèce de peuple souverain, du moins, comme son alter égo en cabotinage Berlusco, par le système lui-même, lassé des clowns peu sortables par grand vent.

Bref, à moyen terme, en France comme en Europe, les 2 partis de gouvernement se relayant en alternance dans un bipartisme gestionnaire complice et confortable et s’accommandant de (à) la sauce libérale plus ou moins épicée, sont voués à la disparition.

On n’est plus là pour composer.

C’est donc paradoxalement autour de deux forces radicales contestant ce système même et qui, notons l’ironie au passage, se partagèrent pour des raisons bien différentes le ‘NON’ au traité de Lisbonne, que se recomposera vraisemblablement le paysage politique français autant qu’européen.

Front contre Front.

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On peut observer aisément dans toute l’Europe, cette montée des fascismes reliftés et autres populismes new-looks baignant invariablement dans le jus de leur nationalisme rance et étrangement dénoncé par une commission de Bruxelles largement responsable de cette poussée de fièvre, comme on peut assister enfin à la renaissance d’une véritable (je vais éviter le qualificatif ‘vraie’) gauche anticapitaliste se consacrant enfin à l’alternative.

Deux contestations radicales d’un même système pour deux visions du monde opposées.

On sait d’évidence et par l’Histoire sur laquelle des deux forces s’appuieront les puissances d’argent pour maintenir leur domination, sachant que pendant les travaux, les affaires continuent, voire s’épanouissent.

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Ainsi donc, voici venu le temps du qui perd gagne, tant aujourd’hui un parti de gouvernement n’a pour toute fonction, non plus de faire de la politique, mais de manager des populations soumises à des diktats supérieurs dans un contrat à durée extrêmement déterminée.

En ces années de crises, fini les climats tempérés, les heures tièdes, les douceurs pondérées. Dans l’affrontement des pôles et des guerres peu civiles, choisis ton camp camarade !

L’Histoire a de l’humour, mais, on n’est plus là pour rigoler.

tgb

16:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (19)

23/04/2012

De défaite en défaite jusqu’à la victoire…

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L’histoire ne se répète pas, mais elle conserve ses terribles mécanismes.

Les crises accouchent de la haine.

La colère se fixe sur le bouc émissaire.

L’intestin remplace le cerveau.

La pulsion, l’intelligence.

On finit par en vouloir à l’opprimé plutôt qu’à l’oppresseur.

Il est tellement plus simple de couper un arbre plutôt que d’en planter un et de le voir grandir.

Dans cette perspective joyeuse de la révolution ou la guerre, les oligarchies à travers leurs merdias préféreront toujours Hitler au front populaire, jouer avec le pire jusqu’à s’y faire prendre ou miser sur l’alternance plutôt que l’alternative.

L’objectif étant de maintenir quelqu’en soit le prix, leur ordre des choses.

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Au front de gauche devrons-nous aussi laver notre linge sale en famille.

Notamment sur cette étrange stratégie consistant à nous mettre des obligations de résultats ou de podium, que nul nous demandait et qui fait passer aujourd’hui une progression magnifique dans une campagne exaltante pour un échec amer.

A Paris, De mon 18éme d’adoption à la population si mélangée, je constate le score riquiqui de Lepen et observe, dans mon village natal savoyard, ce drôle de réflexe pavlovien pour le rance.

Etre ignare et replié renforce les mauvaises certitudes.

Quoiqu’il arrive, et que je vote Hollande le 6 mai ou que j’opte finalement pour une lucide abstention dynamique, je serai dés 20 heure dans l’opposition à ce système mortifère.

Avec cette même conviction tranquille : de défaite en défaite jusqu’à la victoire – (Victor Serge)

tgb

11:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

20/04/2012

Ni droite, ni droite, front de gauche

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Dès le premier jour, j’étais de l’aventure du front de gauche. Et même un peu avant.

Avec des hauts, des bas, des doutes et des ferveurs.

Pas encarté. Juste compagnon de route, fidèle et critique. Je n’ai pas l’engagement facile. Ça en agace plus d’un, plus d’une, y compris moi parfois.

Pas l’âme militante. Un peu trop frondeur peut-être.

Depuis le front de gauche , je ne suis plus orphelin. J’ai enfin une famille de pensée dans un parti creuset où tout est à faire et rien à attendre. Je me suis remis à penser ensemble.

J’adhère à un mouvement pas à un homme providentiel, ni leader maximo, ni gourou, mais il faut bien que les idées s’incarnent.

En ce moment historique, de crises et de convulsions et de tous les possibles, nous avons la chance inouïe que ces idées s’incarnent en Jean-Luc Melenchon.

ET quelle incarnation !

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La voix de Melenchon ouvre la voie enfin de l’alternative, du combat et du droit à l’utopie. Elle fait, se relever les têtes, s’agglomérer les forces, reconquérir le vocabulaire, tomber les masques des tartuffes de la gauche salonarde, elle redonne de la fierté à ce que nous sommes, sans ne plus nous excuser de nos valeurs.

Elle cogne. Elle tonne. Elle décomplêxe. Fini de raser les murs.

Avec lui à nouveau, We are dangerous, et à nouveau la peur de changer de camp, et de la défensive passons nous à l’assaut.

Alors certes les hommes ne sont que des hommes avec leurs faiblesses et leurs contradictions. Et si l’on cherche sous le tapis, trouverons-nous alors toujours de drôles de poussières.

On ne reste pas 30 ans au Parti socialiste sans en garder des séquelles.

A cette heure, peu importe, il n’est plus temps de finasser. Ni états d’âme, ni quête idéale du chimiquement pur.

Jean-Luc Melenchon nous fait gagner un temps précieux, nous fait faire des bonds de géant. Nous mets en ordre de bataille.

Il n’est pas l’aboutissement mais l’outil. Nous ne pouvons que l’en remercier.

Le remercier de parler à notre intelligence, à notre sensibilité, à la meilleure part de nous même. Le remercier de nous faire confiance, de nous savoir responsable, de parier sur notre fraternité. Le remercier de lire Hugo, de dire Eluard et de réconcilier l’internationale et la marseillaise.

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Pour la première fois depuis très longtemps, dimanche, je voterai utile, c’est-à-dire pour ce en quoi je crois. L’humain d’abord. Car, comme le dit Melenchon : « Si vous perdez vos convictions dans l'isoloir, faudra pas s'étonner de ne pas les retrouver à la sortie. »

Quel que soit le résultat ce ne sera qu’une étape. L’insurrection citoyenne viendra. Inéluctablement. Et vite.

L’Europe nous attend. Les peuples nous espèrent. L’histoire à besoin de nous.

J’étais à Stalingrad au lancement de campagne, je serai à Stalingrad pour les premiers résultats.

Pour continuer avant de commencer …

tgb

08:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (30)

17/04/2012

Le cimetière des éléphants

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Faut déjà être sacrément demeuré pour chasser l’éléphant, animal aussi mythique que fabuleux, autrement plus impressionnant qu’un Ibère Ubu dégénéré par l’oisiveté et la consanguinité.

Faut-il avoir l’égo démesuré, le narcissisme creux, pour poser avec son gros fusil, substitut d’improbable virilité, devant la carcasse d’un pachyderme, autrement plus noble qu’un roi de carnaval, tout émoustillé d’avoir tiré son coup à 37 000 euros dans la savane ?

37 000 euros la branlette espagnole tandis que le peuple d’Hispanie crève la dalle !

Mais ne serait-ce que ça ! Car non seulement, un de ces rois des cons s’essuie les pieds sur la misère de ses sujets avec cette suffisance dorée à l’or fin, mais en plus, dans toute son indécence, appelle t’il la population « à faire preuve de rigueur, de sérieux et d’exemplarité ».

Et c’est là vraiment qu’on touche le point abject.

Si encore la Marie-Antoinette madrilène, ambassadrice du WWF, tout à ses privilèges, ses frivoles fantaisies, avait l’élégance royale de fermer sa gueule…

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Que les riches soient riches, qu’ils se bâfrent, se goinfrent de leur pognon et surtout du nôtre, qu’ils accumulent les lingots d’or, les liasses, les comptes off shore, grand bien leur fasse. Pour en avoir côtoyé quelque uns je ne les envie pas.

Si l’argent a bien un intérêt c’est de donner enfin la liberté de ne plus y penser. Or, et je l’ai constaté, si les pauvres ont UN problème de fric qui bouffe leur vie ou plutôt leur survie, les riches ont DES problèmes d’argent jusqu’à l’idée fixe.

Dans l’inconfort ou le confort, au final une même obsession.

Mais que le roi des cons d’une Espagne ravagée, ou revenant chez nous, que l’Alain Minc aux 3 Millions de salaire annuel, que le Jean-Michel Aphatie (40 000 euros mensuel) aux vapeurs de pucelle quant à ses rémunérations…passent le plus clair de leur temps à radoter de la dette et à prescrire du sacrifice à des pauvres gens gagnant 1000 euros par mois quand ils les gagnent, a réellement quelque chose d’obscène et d’insultant.

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L’impayable, quoique onéreux Aphatie, mérite t’il son salaire ?

J’en sais foutre rien et je m’en tape.

Avoir le talent de cirer les bonnes pompes et de bien opportunément se servir des faibles comme paillasson ne pousse pas forcément à l’admiration, mais en tout cas, ne mérite t’il pas plus son chèque que l’éboueur qui évacue sa merde ou sa femme de ménage qui récure ses chiottes.

Et eux, au moins, ont une utilité.

Rien de personnel ! Quand je dis Minc ou Aphatie, je pense à tous ces kapos du système établi, à tous ces larbins s’aplatissant pour chopper les miettes, à tous ces impétrants dressés à lécher la main du maître et qui déjà à l’heure de l’alternance remuent la queue devant d’autres susucres.

Leur misérable salaire extravagant n’étant que la récompense de leur servilité.

Beau comme un graphique de Lenglet !

Aussi est-il de nécessité publique de rappeler à ces cuistres que, si les traiter de « sales cons » est grossier, qu’ils exigent du haut de leur balcon doré de serrer la ceinture des pauvres est juste vulgaire.

Quand le roi est un plouc que dire de ses bouffons ?

tgb

12:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

 
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