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07/03/2012

Du renvoi d’ascenseur pas tellement social à la pensée consanguine

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Comme tous les matins, je me réveille sur les bruissements plus ou moins pertinents, mais au moins pollués ni par les pubs ni par les jingles débilitants, de France Culture.

Ce matin-là donc, entre deux somnolences, comme les bribes arrachées au ronron récurrent du discours hégémoniquement plat d’une de ces préposées à la pensée sous vide :

Etat providence…Melenchon populiste….capitalisme sans alternative… blablabla blablabla…

qui me prolongent un temps le roupillon.

M’extirpant enfin de ma torpeur, entre deux lampées de thé/café en alternance et juste avant la première taffe salvatrice, je m’intéresse vaguement à la question :

Qui est cette dame aux fadaises ordinaires ?

Que fait-elle dans la vie entre deux vacuités mentales ?

De quel droit se permet-elle de s’étaler médiocrement sur mes tartines ?

Dominique Schnapper donc.

Connais pas.

Je dégaine illico mon Wikipédia.

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Sorte de sociologue directeur d’études, fille de Raymond Aron d’accord, légion d’honneur tout ça, ex membre éminent, du conseil constitutionnel, toujours membre du conseil scientifique (sic) de la Fondapol (Fondation pour l'innovation politique contribuant au pluralisme de la pensée (unique) et au renouvellement du débat public (sans alternative) ;

Bref, une succursale du Medef et de l’Ump réunis, saloperie autrement baptisée dans le sabir péteux à la mords moi TINA : THINK TANK.

CV aux petits oignons donc, de la petite sœur des riches à la pensée fauteuil club.

Cerise sur le gâteau : Dominique Schnapper préside le jury du livre politique de l’année.

Et c’est là que ça fait tilt et qu’on se dit que, décidément le monde est petit et le réseau est grand :

Lauréat 2012 du livre politique de l’année : Dominique Reynié, ergoteur officieux du catéchisme ambiant, abonné de plateau télé sous cellophane et accessoirement, directeur général de la Fondapol, (tiens tiens) pour son opus pas-la-peine « Populismes, la pente fatale ».

De ce genre de populisme qu’il voit partout dès que ça sort du cadre et nulle part dès que ça reste entre nous, sauce Guéant.

Coïncidence ? je ne crois pas.

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Bon, c’est pas que c’est plus important que ça qu’un membre lambda de la Fondapol, paravent pudique de la haute direction, récompense gentiment son patron, c’est même une attention touchante et délicate, c’est juste que c’est une parfaite illustration de l’état de connivence en France, des menus conflits d’intérêts et autre petits arrangements entre soi.

De ces petites combines quotidiennes à renvois d’ascenseur pas tellement social, de ce carnet d’adresse qui sert de talent au plagiat, de ce fin maillage à l’envers à l’endroit qui tricote avantageusement le tissu soyeux de notre intelligentsia à la pensée foutrement consanguine.

Je te cite tu m’invites

Je te suce tu m’honores.

On tire sur un fil et toute la pelote vient.

De cet accélérateur de carrière dans le sens du vent, dans la mesure où ni ça dérange ni ça se voit de trop et qui verrouille sournoisement la marmite merdiatique avec de petits morceaux d’expertise dedans.

Au monument du subtil ralliement – Val et Fourest reconnaissants.

Oui, rien de bien méchant, juste un exemple parmi d’autre du conformisme gnangnan, de la doxa qui va de soi dans la consensuelle anesthésie collabo qui finit franchement et à la longue par sentir le renfermé, si ce n’est pas des pieds.

tgb

14:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

05/03/2012

La boucherie sociale

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- Et pour la p’tite dame ça sera ?

qu’il dit le Claude, boucher traiteur et gras du bide à l’intérieur, un tonfa sur l’oreille, le tablier blanc maculé de gros rouge qui tâche, derrière le comptoir de la boucherie sociale.

Et qu’il te désosse le Mr Claude, à la feuille effilée du stagiaire attendri, de l’agneau de printemps au temps de cervelle disponible élevé sous la mère, du mouton grégaire bien de chez nous, tandis que la Ginette, sa dame à la caisse, le genre Morano boudinée en moins vulgaire quand même, taille une bavette distinguée avec la clientèle :

- et que les français sont des veaux…

- et que l’amour est dans le pré…

- et que du jambon d’accord mais surtout pas de Bayonne.

Rapport au retour précipité du gérant d’la boutique, qui faillit y laisser sa queue et ses oreilles.

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Et qu’est ce que je lui mets à la bourgeoise ?

qu’il dit le Claude ensanglanté, un hachoir à la main, un tantinet sournois derrière ses fines lunettes cerclées d’intello rôtisseur :

- du steak d’immigré sans papiers expédié par charter ?

- du feignant de chômeur assisté, élevé en batterie ?

- du pâté de salarié tout juste défenestré ?

- de la bidoche de pauvre avec label RSA ?

Mr Claude c’est l’employé modèle de la Boucherie Européenne Libre et Franchisée. Un de ces serviteurs zélés qui aime à accrocher sur des crocs de boucher, les carcasses des ennemis de classe et de l’intérieur.

Et qu’il te découpe les corps intermédiaires, et qu’il te débite de la bidoche de pauvre, te tranche de la tête de turc, te charcute du bouc émissaire frais ou faisandé, te dissèque de la viande de travailleur dans son jus de sueur, te clive de la barbaque sociale à coups de hache, te gratte au couteau l’os de cochon d’prolo jusqu’au dernier gras.

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Chez Sarkotes de porc et fils, succursale de la chaîne alimentaire néo conservée des charcuteries Merkel et compagnie de chez saucisses and Frankfort.

Le nec plus ultra de la chair à marchés pour banquiers adipeux. (en voie de liquidation)

Et pour la p’tite dame ça sera ?

qu’il dit le Claude couperosé, en s’essuyant les mains poisseuses sur son tablier sale dans une insistante odeur de graillon nazillon :

- de la dinde génétiquement modifiée ? (un peu comme la patronne épidermiquement de gauche, de droite jusqu’à la moelle)

- de la bouillie de terroriste islamique Afghan, explosé du jour avec de juteux morceaux de soldats français dedans ?

- du gigot d’UMP avec de la grosse ficelle autour, spécialité de la maison ?

- du halal, du casher, de la bio à fumer, de l’abattage rituel, de l’égorgé vivant dans des baignoires de banlieue certifiées avec choc de civilisation ?

- de la viande à Bardot, vieille carne désincarnée avec étourdissement ?

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- je suis végétarienne !!! qu’elle lui dit la p’tite dame, en tournant les talons, venant de se convertir illico au vert, après tant de salades.

tgb

sinon, à par ça le nouveau Fakir est à lire

15:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

01/03/2012

La réponse est dans la question et réciproquement

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Dans un de ces titres putassiers dont le Monde, journal de référence révérence au marché, a le secret, la question finement posée appelle comme une réponse à la truelle orientée :

Le droit du travail est-il un frein à la compétitivité ?

Réponse induite avant même que de se fader le corps du texte dans toute sa prévisibilité :

- Ben oui m’dame Parisot, c’est quand même bien archaïque tout ça…le code du travail, les congés payés, le repos dominical, les droits syndicaux…toutes ces contraintes à la liberté de devenir au minimum Steve Jobs, vague auto entrepreneur réussi quelque peu décédé.

Bref quand la question n’attend pas de réponse, mais, comme toute question rhétorique, circonscrit le champ problématique dans son jus dominant, la question est sa propre réponse et vice versa.

On appelle ça un postulat de départ ou un parti pris idéologique, voire une arnaque.

Ce qui est intéressant dans ce titrage somme toute assez banal et ordinaire dans le matraquage ambiant, ce n’est pas tant la doxa récurrente du libéralisme infiltré à usage du con d’exploité par l’enfoiré d’exploiteur et ses petits larbins aux mains moites glissées dans des gants de soie, mais le renversement tranquille des valeurs en notre monde frelaté.

La réponse est donc bien dans la question et réciproquement, sauf que ce n’est pas forcément la question, car, si l’on était encore dans une civilisation de progrès, avec un zest d’humanité dedans, la question pourrait être :

La compétitivité est-elle un frein au droit du travail ?

Et la réponse serait :

- je veux mon n’veu !

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A la question donc de savoir si le droit du travail nuit à la compétitivité, l’on peut répondre aisément, sans même s’infliger une tartine indigeste d’élucubrations margarinées par l’un de ces commis d’office, en disant qu’en effet, à peu prés tout ce qui fait d’un salarié autre chose qu’un esclave payé à coups de fouet, nourri d’un croûton rassis et exploité jusqu’à ce que l’os, nuit à la compétitivité ; à savoir :

un salaire, des cotisations sociales, une retraite, un droit au chômage, au repos, à la santé, bref à une vie à peu prés décente.

Tous ces acquis, pas tombés du ciel mais arrachés de haute lutte dans un rapport sanglant dominant/dominé, qu’on nous persuade de bazarder, hop là, histoire de retourner par la fumeuse modernité à la préhistoire éclairée.

Le dominant ne se contentant pas cette fois du beurre de l’argent du beurre et du cul de la crémière mais encore, dans une jouissance pas même dissimulée, du consentement mortifié du cocu de crémier.

Le camp de travail, étant en termes de compétitivité et de profit,THE modèle incomparable dans son rapport qualité prix, efficacement imbattable, question nivellement par le bas.

Reste donc maintenant à savoir si, la compétitivité (et pour quel trophée ?) est la finalité de l’être humain, et, le camp de travail, l’idéal aboutissement de la mondialisation heureuse mais pour qui en dehors d’Alain Minc ?

Si tel est le cas, on peut donc commencer tout de suite à envier très fort les rats de laboratoire, exploités certes, mais au moins sans la conscience aigue de se faire empapaouter.

En conclusion, à la question vicelarde du gratte-papier embedded, salarié en sursis de la pensée unique et petite rognure d’ongle de la première phalange du petit doigt de la main invisible mais dans ta gueule quand même :

Le droit du travail est-il un frein à la compétitivité ?

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je répondrai sans en faire un fromage à taux de tartinabilité élevé sur trois colonnes à la une :

Encore heureux, connard !

tgb

(En l’occurrence connasse c’est une femme qui a rédigé l’article)

12:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (23)

27/02/2012

L'abstention dynamique (ou le mieux que rien en moins pire)

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Dis donc mon élu socialo-manager préféré qu’est là à me reluquer mon joli votutile présidentiel rapport à Dupont et Dupond, rappelle moi donc ta position sur le MES à l’assemblée nationale

…hum…oui …bon…l’abstention dynamique ???…

…ça m’a l’air bien comme concept ça, frais, nouveau, intellectuellement bucolique, bon maintenant tu m’expliques grosso merdo en quoi que ça consiste façon mode d’emploi… ???

… de dire ni oui ni non mais au final oui, un peu comme le ni pour ni contre mais pour, ou le ni de droite ni de gauche donc de droite…. ???

Dois-je te l’avouer, j’ai toujours eu beaucoup d‘admiration pour la circonvolution socialo-acrobatique !

T’avais hésité entre ???

L’avancée à reculons...

Le surplace fulgurant...

Le changement mais pareil...

La résistance résignée...

La modération radicale ?!?!?...

Franchement non, l’abstention dynamique pas mieux, genre changement dans la continuité mais revisité 3ème millénaire post moderne, non non bien…

On voit assez le style du genre de la chose de l’oxymoron dans son intrinsèque subtilité paradoxale, efficacement inutile, mais t’aurais quand même pu voter oui tout de suite, c’eût été plus simple ????

oui mais non ???…

Il est vrai, je l’admets, que t’es un peu minoritaire à l’assemblée et que donc camarade député t’y pouvais pas grand chose, que tu votes dur ou mou ça schlinguait pareil au fond du trou, fort l’honneur, mais l’on me dit dans mon oreillette, tu m’arrêtes si je me trompe, qu’en revanche au sénat tu serais un tantinet majoritaire et que donc…

…l’abstention dynamique aussi ????

...voilà voilà… ?!?!?!…

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… alors là, dois je te dire que je suis dans l’extrême expectative, ne serait ce pas un peu comme le sortant du peuple à sortir par le pleuple montant en seconde avant que de s’installer en première, nous prenant passablement et à juste raison, pour des demeurés du bulletin et que camarade sénateur député tu servirais à foutre rien au final ???

Bon mais attends attends, avant que je te tire des conclusions hâtives, je te récapitule le truc du machin, manière à être bien en phase donc :

- t’es un peu pour un peu contre et un peu ni l’un ni l’autre mais au final ça finit par faire pour et t’es pas contre…

- tu pourrais voter direct oui ou direct non mais en conclusion tu fais ni l’un ni l’autre et tu laisses l’autre voter à ta place façon procuration…

- Bref, t’en appelles à mon votutile et quand je te le file ça sert juste à que dalle mais paraît que c’est mieux que rien en moins pire…

Donc, en résumé, j’vais t’faire une confidence, parce que décidément ton concept m’enthousiasme, le dimanche du deuxième tour, suivant ta méthode, j’vais appliquer la chose à la lettre :

Abstention dynamique dés le matin, ne pas aller faire mon devoir citoyen mais avec entrain et le soir selon que ce soit Dupont ou Dupond, tu me retrouveras là, à ma place dans l’opposition.

Parce que l’avantage du mec qui reste sur ses positions, c’est qu’il finit toujours par revoir passer les types qui tournent en rond.

tgb

13:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

 
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