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14/04/2012

Les femmes et les enfants d’abord

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Alors voilà, il était une fois, dans une jolie banque, appelons là « Société Générale » pour préserver son anonymat, aimable usine bancaire dont le jeune Kerviel fit beaucoup pour la notoriété, un joli plan original de restructuration.

Ce joli plan social, conduit par l’honorable chef manager Frédéric Oudéa (1,156 million de salaire annuel passé à 1,904million, soit une modeste progression de 65% ) consistait à alléger la vache financière, souffrant d’une hypothétique surcharge pondérale de 800 salariés, sous la forme de départs volontaires, n’incluant pas forcément le suicide.

Or, vu l’ambiance gestionnaire des ressources humaines particulièrement conviviales, pressions diverses, harcèlements ordinaires, concurrences internes, management brutal…bref la routine, ce furent plus de 2200 salariés dont 900 pas concernés par l’affaire (jeunes employés, cadres confirmés…) qui par un prompt renfort se retrouvèrent au port, trop heureux de quitter la galère.

Un surplus donc de 1400 salariés pas prévus, alléchés par l’idée d’être expulsés du Titanic, lorgnant avec envie sur les quelques gilets de sauvetage sertis d’indemnités, les yeux rivés sur d’autres horizons prometteurs.

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Cet enthousiasme salarié à quitter la boutique et à planter là des grands patrons indispensables que le monde entier nous envie, pourrait bien valoir plus d’un sondage sur l’état du « travailler plus pour gagner pareil » en notre douce France laborieuse.

Et que voilà alors une idée à creuser. Ne pourrions-nous pas tous dans un bel élan créatif, grimper dans les chaloupes et laisser nos brillants capitaines d’industrie à l’imagination diablement fertile et autres bons à rien de contrôleurs de gestion, récurer le pont et souquer ferme tout seuls.

Il ne serait d’ailleurs pas tout à fait illégitime qu’un oligarque visionnaire, cumulant quelques milliers de ‘smic’ se charge, à lui seul, du boulot des quelques milliers de rameurs grevant lourdement les dividendes des actionnaires, dans une approche subtile de culture du résultat.

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Et me revient en mémoire cette vieille anecdote qu’on se racontait le soir, à la veillée , à la chaleur des machines à café :

"Une firme lambda battue à plate couture dans une course d’avirons décida de trouver la cause de son échec. Une équipe d'audit de supers managers fut donc constituée. A l’issue d’une rigoureuse enquête, on s’aperçut que l’équipage du bateau était constitué de 8 barreurs pour un seul rameur. Devant ce constat, il fut donc décidé de motiver le rameur à travers un programme dit « de qualité ». Après une nouvelle et humiliante déroute, l’équipe de consultants, gratifia les 7 barreurs d’une prime de performance tout en concluant que par manque de compétitivité, il fallait sur le champ licencier le rameur."

Du haut de mon iceberg, en ce centenaire du Titanic naufragé, je souhaite bonne route au capitalisme insubmersible et rappelle pour mémoire le principe déontologique de toute impensable immersion :

Les femmes et les enfants d’abord, le capitaine du Concordia, en principe après !

tgb

12:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

11/04/2012

Cette leçon vaut bien un sondage sans doute…

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J’eus l’occasion, dans ma brillante carrière de communicant, d’assurer quelques campagnes électorales modestes, quoique municipales.

Un de mes maires, sortant sorti et revenant à l’assaut dépourvu d’arguments à l’époque, m’avait affirmé stocker une montagne de courrier d’électeurs l’enjoignant, que dis-je le suppliant de revenir aux affaires, ce qui tombait bien, vu que c’était sa seule obsession.

Vérification faite, la montagne de courriers accoucha d’une termitière d’une vingtaine de lettres ce qui, sans être négligeable, n’avait rien d’un Himalaya éminemment populaire.

C’est donc ainsi que lors d’une conférence de presse, bluffeur que j’étais, j’eus l’idée de bourrer, au flan, un sac de lettres, ma vingtaine au-dessus, plus deux cents factures et autres publicités en dessous, à la manière des rançons bidons dans les mauvais polars.

Il eût suffi qu’un journaliste un peu curieux, un peu fouille merde, plonge la main dans le sac et nous repartions couverts de honte, estampillés baltringues.

Aucun journaliste bien sûr ne plongea sa main dans le sac, et le lendemain en revanche, tous de reprendre en copie conforme et en accroche, cette info à la mord-moi-l’con-d’votant, d’un gros sac de courrier tout plein d’électeurs dedans, trônant au cœur de la campagne électorale que nous finîmes par perdre cela dit.

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Depuis ce jour, ma conviction est faite. Les journalistes, à quelques notables exceptions, sont de gros bouffons, survolant leurs dossiers, investiguant que dalle, reprenant à l’économie les communiqués clefs en main, et plus sensibles à l’anecdote et à l’esbroufe qu’au travail de fond.

De fieffés dilettantes.

Aussi donc, ne suis-je guère surpris que, d’une longue interview de Jean-Luc Melenchon, hier, sur France Inter, gros bosseur de dossiers ayant l’outrecuidance de recentrer la cuisine journalistique sur du champ politique, ne reste au final dans les titres de nos merdias de surfaces, que le fait qu’il appréciait la voix de la chanteuse Carla Bruni.

Tous les goûts sont dans la nature y compris les mauvais.

Pour quelqu’un qui enseigne comme moi l’analyse et la synthèse, forme des étudiants à extraire l’essentiel d’un propos, il est sans doute temps d’envisager une rapide reconversion professionnelle.

Lors de cet échange assez dense, l’on pouvait par exemple, souligner la manière dont Méluche avait atomisé l’animateur Patrick Cohen normalement creux quant au fond, et reprenant sur la forme et en litanie sans les avoir vérifiées cela va de soi, des infos cousues main, à propos d’une étude de l’INSEE de 1997, exhumée par une vague officine affiliée au Merdef°, « l’institut de l’entreprise » , et remettant en cause le financement du programme du Front de Gauche.

Cette leçon valait bien un sondage sans doute.

J’t’en fous l’appréciation d’une couineuse es pipoleries, reconvertie en première dame pondeuse étant autrement vendable et inoffensif.

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Tout ça pour dire que, ce n’est pas tant la mauvaise foi, le syndrome du larbin ou l’opinion qui anime tant que ça l’éditocrate moyen, expert en tout et en oualou, mais cette sorte de paresse intellectuelle, consistant à s’étaler beaucoup avec peu, du moment qu’il n’aborde jamais le moindre contenu auquel il n’entrave rien.

Si, comme disait le grand Victor avec pertinence, la forme c’est le fond qui remonte à la surface, pour l’animateur zappeur au léger verni, le fond c’est de la surface qui redescend pour la forme.

tgb

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17:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6)

09/04/2012

Penser dans les clous

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Dans l’enthousiasmante perspective du non-remplacement d’un enseignant sur 2 ; autrement plus fondamental que les cours d’histoire supprimés ou de philosophie, qui ne servent qu’à aiguiser un putain d’esprit critique amenant au politiquement correct, à la bien pensance, dans le cadre d’une pensée unique :

L’apprentissage du code de la route au lycée.

Une leçon de bonne conduite pour la jeunesse française.

Apprendre à tomber dans le panneau.

Et c’est là d’un coup, que nous prenons conscience de la dimension interplanétaire d’un président visionnaire, embrassant le 21ème siècle, d’un simple coup d’oeil furtif dans le rétro de sa bagnole.

Mais après tout, autant que le jeune futur conducteur, ait, dés son plus jeune age, une vision globale de son itinéraire et sachant bien penser dans les clous, puisse identifier les multiples interdits, guidé par le GPS gouvernemental dans un projet d’hygiène public et mental que l’on pourrait résumer par ces quelques mots :

Sain, sauf, et con !

Quelques exemples :

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                                                           no alternative

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                                            no no no no no alternative

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                                                       travailler plus...

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                                                         competitivité...

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                                                   salaires...

 

 

pt130479.jpgtemps de travail

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                                                               politique sociale

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                                                                   égalité

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Mon conseil du jour :

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tgb

11:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

04/04/2012

Elections, poils au menton !

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J’voudrais pas critiquer, pas mon genre, mais quand même, on se demande bien à quoi ça sert de faire terroriste comme métier si on n’a même pas la gueule de l’emploi avec Djihad marqué dessus.

Pensez donc, un Mohamed Merah, ça ressemble à quoi ? à une vague racaille à capuche, tout juste bon à tirer sur un portable et un joint en même temps. Ça fait du quoi ça…du 1 point dans les sondages, pas mieux.

Du travail d’amateur pour ne pas dire d’arabe.

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Si vous croyez que c’est avec ça qu’on va foutre la trouille aux déambulateurs de chez Pernaud.

Tandis qu’avec la bande de Forsane Alizza, alors là c’est du lourd, du sérieux, du crédible. Du terroriste consciencieux que c’est tellement marqué dessus, que ça fait plaisir à voir. Voilà des gars au moins qui prennent à cœur leur boulot de méchants.

Rien que la tronche de Mohamed Achamlane, du barbu de chez polygame patibulaire avec babouches assorties, du genre à se faire chopper direct à l’aéroport tellement que ça clignote fondamentaliste, ben c’est de la tête de pro.

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Que t’as même pas besoin de sortir la kalach pour foutre les miquettes à l’électeur moyen qu’il file direct à la droite-sécurité-j’ai peur avec video surveillance dans l’urne sans passer par la case isoloir.

Après, reste plus qu’a imprimer du gros rouge dégoulinant avec de gros morceaux d’ islamofascistes dedans, de l’ intégrisme radical tout poilu, et là, c’est du 3 ou 4 % minimum ou c’est à vous dégoûter de faire Guéant comme métier.

On change de division.

Après bien sûr, faut pas rentrer dans la subtilité du détail de la chose, bien rester collé au pileux de l’affaire, parce que si on fait dans la complexité, on est tous à l’ouest, au delà même de l’Otan…

Prenons « salafisme » par exemple, ce mot qui fout la courante à n’importe quel apprenti Rioufol rasé frais du Figaro du matin, faudrait déjà clarifier.

De quel « salafisme » parle t’on ? de celui avec lequel on s’allie en Libye et qui depuis fout le bazar total jusqu’à Tombouctou, de celui qui zigouille le manifestant au Bahreïn, au Yemen, ou de celui qui, au nom de l’exemplaire « ligue arabe » zigouille du soldat régulier qui zigouille du manifestant pas régulier en Syrie ?

Du « salafisme » qui finance les mouvements extrémistes en Egypte, en Tunisie, du « salafisme » sauce saoudienne qui coupe les mains, découpe les têtes, œil pour oeil, ou du « salafisme » qatari, qui achète Lagardere, le PSG tout en un, et soutient les projets en banlieue avec la bénédiction de notre gouvernement reconnaissant plus trop regardant question épilation ?

Et la déjà on en perd son Zemmour.

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Et AL Qaida ? savez ce truc qui fait qu’on se sent déjà oppressé par une ceinture d’explosifs à la taille rien que de prononcer, de quel Al Qaida il s’agit ? du gentil Al Qaida, copain copain, que la charia Libyenne ça va bien dixit BHL, à pas confondre avec la charia d’à côté qui va pas ? ou de l’Al Qaïda qu’on sort à chaque élection histoire de se faire un peu mousser du savon au menton ?

Parce que dans le grand box du double triple jeu, du qui manipule qui, instrumentalise qui et se sert de qui pour aboutir à quoi c’est un sacré beau merdier.

Alors pas trop se poser de questions, à 15 jours des élections, faire de la chasse au barbu, pas du barbichu avec collier, genre socialo socio-cul des années 70, non de l’hirsute louche et de la broussaille halal avec encore du couscous explosif dedans.

Faire de la rafle spectacle à la Tarnac un peu trop glabre, jusqu’à faire passer une bande de pieds nickelés un peu cons à peine foutus de penser à un attentat et surtout pas foutus d’en faire, pour la bande à Laden.

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A la touffe, pas à l’épilé, c’est comme ça qu’à la DCRI, fins limiers, on choppe les terroristes ou qu’on les rate.

Elections poils aux cons.

tgb

18:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

 
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