Avertir le modérateur

31/12/2011

Féroce et délicate

Abahp2vCQAAMDqq.jpg

Affr'euses, Aff'reux, Rue Affre vous la souhaite férocement délicate

tgb

15:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

26/12/2011

Le cercueil ET la valise

havel_bush-2a6eb.jpg

George et Vaclav atlantistes pour la vie

L’homme qui effaça des nécros Cesaria Evora avant d’être effacé des nécros par Kim Jong-il, aimable clin d’œil médiatique du zapping de l’histoire, celui qui débuta sa vie politique en héros dissident avant de la finir en héroïque larbin, aura réussi l’étonnant exploit de transformer les queues devant les boulangeries d’état, en files d’attente devant les agences pour l’emploi d’une république Tchèque privatisée.

Ce grand lécheur de derche de l’Otan, enthousiaste à l’idée de casser de l’irakien et à promouvoir du mafieux kosovar , entre deux citations à enfoncer les portes ouvertes de la pensée volatile: ‘aucun jeu ne peut se jouer sans règles ’ ou ‘la science peut mener à la découverte de l'énergie atomique, mais elle ne peut pas nous préserver d'une catastrophe nucléaire’ aura bien mérité de ses roulages de pelles à Oncle Bush.

A Havel, le bourgeois occidental sarko-clintonien reconnaissant.

gorbachev2.jpg

Liberté d’expression pour Vuitton

L’homme à la tache de gros rouge indélébile sur le front qui réussit la prouesse de se faire imploser l’empire soviétique dans la tronche avant de le vendre à la découpe à des oligarques acquéreurs de clubs de foot londoniens et de yachts monégasques, appelle le camarade Poutine à partir sur le champ.

Ce grand expert en perestroïka réversible fourrée de glasnost sur les bords, dont la popularité en occident n’a d’égal que le dégoût profond qu’il inspire aux russes, et qui recueillit jusqu’à 0,5% de suffrages à l’élection présidentielle 96, pour dire la crédibilité politique du message, n’aura pas pris une valise pour rien.

A Mikhaïl Sergueïevitch, la marque prolétarienne Vuitton reconnaissante.

tgb

12:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

22/12/2011

Rue Havre

7490621_gal.jpg

 C’était il y a quelques années. Dans un de ces hôtels pour VRP, dans une de ces zones industrielles, dans un de ces lieux indéterminés. J’animais un stage.

C’était le soir. Un peu zombi. Vautré devant la télé. Télécommande à la main.

Ce moment-là est très précis dans ma mémoire. La piaule. Le décor. L’ambiance.

Et pourtant des piaules d’hôtels pour vrp dans des zones industrielles au lieu indéterminé, un peu zombi, j’en ai consommé pas mal.

C’est là, ce soir-là, que j’ai rencontré pour la première fois Aki Kaurismaki.

« L’homme sans passé »

Je me demandais ce que c’était que ce film OFNI, cet objet filmé non identifié. J’étais scotché. Happé. Collé à l’écran. Comme quoi la télé peut être un super outil culturel et pédagogique des fois.

Je n’avais jamais rien vu du Finlandais taiseux. A peine entendu parlé de ‘Leningrad Cowboys go America’. En plus, pour simplifier il avait un frangin, Mika, cinéaste aussi, et un confrère iranien dont le nom avait une consonance avoisinante : Kiarostami.

Ça n’arrangeait rien.

G3671125568327.jpg

J’ai immédiatement flashé sur ce film à la beauté froide, poisseuse, à l’esthétique formelle, aux dialogues pas bavards, à la poésie sobre et burlesque, au pessimisme taquin qui n’appartient qu’à Kaurismaki.

Une scène : Le héros amnésique retrouve sa femme. Elle lui est devenue étrangère. Elle aime un autre homme. L’autre homme arrive. Ils se jaugent. Un geste. Ils sortent.

L’amant dit au héros : On se bat ? le héros dit : non !

L’affaire est pliée. L’homme sans passé repart pour une vie nouvelle.

Tout à l’économie de moyen. Minimal et d’une totale efficacité.

7490582_gal.jpg

Alors évidemment j’étais le 21 décembre à la première séance du dernier film de Kaurismaki :

‘Le Havre’

Je me suis fais mon cadeau.

Conte humaniste, théâtralisé, fait d’anachronismes, de répliques simples et toujours ciselées. Fable sociale, à l’atmosphère surannée d’une étrange modernité ; mélange de Carné, d’Arletty, d’années 30, 50, 70, 2000, passées au shaker.

Ambiance expressionniste de port, de docks, de containers bariolés, de quartiers craignos, de bistrots pourris, de paumés élégants à la gueule cassée, de gens de peu à la diction étrange.

Et des acteurs en grâce, Wilms en Marcel Marx tout un programme, en raté raffiné, Daroussin, en inspecteur Javert au look Melvillien, et Kati Outinen, éternelle complice en Arletty distante, et Jean-Pierre Léaud, passé d’enfant frondeur à sale délateur d'enfant traqué (Blondin Miguel) comme le raccourci grinçant d’une génération, et Pierre Etaix, épatant, comme un hommage du clown blanc à l’auguste, et Little Bob dans le rôle de Little Bob remplissant de son gros rock qui tâche, les verres de blanc…

1516479_3_26c6_andre-wilms-et-jean-pierre-darroussin-dans-le.jpg

Un film mélancolique, à la nostalgie cadrée, au réalisme coquin, furieusement contemporain qui t’affûte le regard, t’aiguise les sens, qui te fait voir ensuite, au retour, les gens dans le métro, beaux autrement.

Kaurismäki, l’étranger d’Helsinki a dédié ‘le Havre’ à Claude Guéant.

"Il sait pourquoi", a-t-il précisé.

Après visionnage, les spectateurs aussi.

 

tgb

19:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

21/12/2011

3 bêtises avant la trêve des confiseurs

 

55740714-le-top-20-des-panneaux-de-signalisation-les-plus-farfelus.jpg

L’effet pervers et le cercle vicieux

‘La zone euro renflouera le FMI à hauteur de 150 milliards d'euros, une somme qui devrait permettre au FMI d'aider les pays en difficulté de l’union monétaire (eurozone)’ AFP

Je vous laisse apprécier la beauté singulière de la phrase ainsi que la limpidité du système. Quand on a la chance d’avoir construit une aussi somptueuse usine à gaz, où l’absurde le dispute à l’arnaque, il ne reste plus qu’à la faire breveter. D’ailleurs c’est ce qu’ils ont fait.

On appelle ça « le traité de Lisbonne » - Respect !

breveon2074-dd1dd.jpg

Je me quitte

Il faudra que j'apparaisse en rupture avec moi-même.’ NS

L’homme qu’à changé qu’à changé qu’à tellement changé qu’il est toujours pareil, ne trouvant plus rien à casser a décidé de se casser lui-même, illustrant à merveille la citation prémonitoire de ce grand auteur de la fin du 20ème/début du 21éme qui restera à jamais dans les annales de la schizophrénie française :

« casse toi pôv’con ! » Lucide !

1269727791_84037608_1-Photos-de--pedalo-occasion.jpgLa diva du divan

"Cet électorat populaire a sa place avec nous ! " FH

Et c’est bien aimable au candidat de la gauche dans un fauteuil club, de nous autoriser à poser un modeste quart de fesse sur le pouf de Solferino, un poil à l’écart toutefois du sofa socio-libéral, tant nous, peuple citoyen refoulons du goulot.

Maintenant vu sous un autre angle, il pourrait apparaître que l’électorat populaire considère que le PS n’a pas sa place avec lui, puisqu’aux dernières nouvelles, et malgré les segmentations et autres cibles marketing, c’est encore le peuple qui choisit son représentant plutôt que le candidat qui choisit son électorat.

Du maroquin au siège éjectable : la dégringhollande !

tgb

12:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu