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20/02/2012

Faites entrer la politique !

 

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Pendant que les citoyens grecs, portugais, espagnols par centaines de milliers hurlent dans les rues leur rage, refusant d’être sacrifié sur l’autel de la finance et d’endosser le fiasco de l’oligarchie mafieuse, leurs gouvernements à la botte des mêmes banksters, martèlent inlassablement la rengaine jusqu’à résignation finale :

Vous n’avez pas le choix !

Pourtant les peuples pareillement pris en otage, qui osèrent ne pas céder à cette injonction suicidaire, et refusèrent ce fumeux chantage, ont démontré, même si on l’occulte soigneusement dans nos merdias complaisants, une épidémie émancipatrice est si vite arrivée, qu’il y a précisément d’autres choix.

Plus qu’une alternance, des alternatives.

Congédier les vendeurs d’argent, les suceurs d’intérêts, et autres marchands de dette, et laver son linge sale en famille.

Bref, si nous étions dans un pays normal, quoiqu’à l’échelle d’Aphatie/Duhamel, atrocement fantasque, l’Islande ou l’Argentine par exemple, Papademos, Draghi ou Monti…, les mousquetaires de la non redistribution Goldman Sachs, ne « manageraient » pas en zélés gestionnaires des cures de rigueur/austérité du genre :

- tu as 100, je t’en prends 20, et j’augmente tout de 30, en croisant les doigts pour que tu relances la croissance…

mais seraient simplement à leur place, en vertus des innombrables services rendus : en taule.

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C’est ainsi qu’en Argentine, l'ancien ministre de l'Economie Roberto Lavagna non sans audace, envoya se faire foutre le FMI et son catéchisme libéral, avant de relever en serrant les dents et pas que, son pays de l’état économique où il l’avait trouvé en entrant, en une poignée d’années.

Un politique faisant de la politique : curieuse anomalie pour ne pas dire sale manie chez ces gens-là !

C’est ainsi qu’en Islande, qui vient O joie suprême, de voir sa note améliorée, auprès d’une de ces agences de divine notation, plutôt que de régler rubis sur ongle les factures des petits margoulins corrompus et locaux, les envoyèrent méditer dans quelque cachot, douillet rassurez vous, avant que de rédiger une nouvelle Constitution participative sous la houlette de leur charmante présidente.

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L’Argentine et l’Islande aujourd’hui vont bien, merci !

Certes ces deux pays n’avaient pas l’insigne honneur d’appartenir à l’Eurocircus et de prétendre à la régression sociale compétitive à pied par la chine mais n’empêche, qu’un seul contre exemple existe et alors même le mot d’ordre de : « il n’y a pas le choix » s’effondre.

Car nous avons toujours le choix.

Forcément le choix

Essentiellement le choix.

Car il serait bien paradoxal qu’à l’hypermarché du capitalisme ambiant et de la libre concurrence Il n’y ait comme en Sovietomie du nord, qu’un seul article en rayon.

Nous n'avons QUE le choix !

Etre libre c’est choisir

Ne serait-ce au final que de vivre ou mourir.

Si nous n’avons plus le choix c’est qu’alors nous sommes morts.

Voulons nous vivre morts ou prendre le risque de mourir vivants ?

Faire de la politique aujourd’hui c’est justement répondre à cette question, plutôt que de savoir si la femme de Mr Bruni s'épile la chatte en ticket de métro ou pas.

 

tgb

12:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (23)

16/02/2012

La troïka

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Elle surgit à toute heure, au trot ou au galop

Petit matin frileux, ou dans la nuit glacée

Tu ne sais pas trop quand mais au son du grelot

Ce tintinnabulement incessant et fêlé

 

C’est la voix des loufiats, des experts de l’info

Les Kapos du système, rigueur austérité

- Et tu n’as pas le choix - et c’est toi ou l’euro

- Et tous des assistés - rassurer les banquiers…

 

Tu l’attends résigné, on t’a si bien dressé

A maudire ton voisin, à prier à genoux

Sans même un coup de fouet et au cri des marchés

La dette la dette la dette, elle te reprendra tout.

 

Tes droits ta dignité et tes acquis sociaux

T’expliquera qu’avoir faim c’est bon pour la santé

Qu’la misère c’est moderne, que le froid c’est le chaud

Le cul dans sa Limo, une Rolex au poignet.

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Hier à Athènes, demain au Portugal

Petit Papademos mettra dans nos souliers

La main de Goldman Sachs, nouvel ordre mondial

Les banksters AAA du racket associés

 

Et ni Papandréou et ni Mamandréou

Couchés à l’assemblée, décrétant notre mort

N’attendre de combat, blanc bonnet bonnet mou

Surtout pas réveiller un député qui dort

 

Tu ne sais pas trop quand, la Sainte Trinité

FMI BCE, CE dévastera

Mais déjà tu l’entends hennir et piétiner

De plaisir les peuples, l’obscène troïka.

 

tgb

09:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

13/02/2012

Le lancer de 'nain' (porte quoi)

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C’est donc Mercredi soir 15 février que devrait être annoncé officiellement sur le pas de tir pas public de TF1, la tentative de « lancer de nain » qui aura lieu dimanche 19 février (15 h) au parc Chanot à Marseille (en même temps que le salon de l’érotisme) devant 5 à 6000 figurants.

C’est ce jour-là en effet que l’on devrait assister au catapultage médiatique du nain à talonnettes, et à sa tentative de record national de vol plané à travers le vasistas de l’histoire.

D’après certaines indiscrétions, plus dure pourrait être la chute si, cette tentative précipitée, pour ne pas dire improvisée, a été minutieusement calquée sur les courbes de sondages peu erectiles.

A ce titre, et réagissant à ce non évènement, le MCEPTT (Mouvement Contre l’Exploitation des Personnes de Petites Tailles) nous prie de publier le communiqué suivant :

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Devant le spectacle dégradant du lancer (ou lancement) de nain, qui n’est pas loin de rappeler les attractions de fête foraine et autre exhibition avilissante consistant à exposer des « monstres de foire », nous tenons à rappeler à Claude Gluant et Jean Claude Gadin, qu’une circulaire de l’ancien ministre de l'Intérieur Philippe Marchand, datée du 27 novembre 1991, confirmée le 27 octobre 1995 par le Conseil d'État, stipule qu'un maire est en droit d’interdire cette pratique humiliante portant atteinte à la « dignité de la personne humaine ».

Et ce n’est pas parce que « le nain » en question ou plus correctement parlant, « la personne de petite taille », serait la victime consentante de ce show grotesque, contraint notamment par de médiocres raisons financières et poussé par un délire mégalomaniaque, que nous devons cautionner cette pratique douteuse et dévalorisante, cette stigmatisation honteuse des personnes différentes complexées de la toise.

Malgré lui et dans l’intérêt même du projectile, avec le souci de préserver son intégrité tant physique que mentale et d’épargner de vaines souffrances psychologiques à ses six cerveaux, mais aussi pour le respect du genre humain,dans le cadre d’une politique d’hygiène publique et de civilisation, nous nous élevons contre cette coutume discriminatoire et mercantile, cette misérable instrumentalisation commerciale du Nain porte quoi.

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Contre cette pratique barbare, avec nous, dites non au « lancement du nain » à propulsion médias.

Et comme le « nain sectaire » le dit si bien lui-même, rappelons avec vigueur :

« que l’homme n’est pas une marchandise comme les autres »

tgb

16:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

10/02/2012

Le confort moderne

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Il fut un temps obscur où les citoyens de ce pays tendaient vers une société ignoblement fraternelle, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits, un peu comme en Corée du nord, mais en pire.

Le droit de ne pas crever de froid

Le droit de ne pas crever de faim

Le droit à la santé et à l’éducation

Avec

L’accès à la culture, à l’eau et aux transports

L’accès à l’énergie dans un système solidaire de péréquation.

On appelait ça la barbarie ou l’assistanat ou l’état providence, ce qui revenait au même.

C’était un temps archaïque où les services publics au service du public ne se souciaient hélas pas de savoir si le médecin était rentable, si l’instituteur était compétitif, si le curé lui était supérieur mais si la population pouvait vivre dignement dans une société plus ou moins égalitaire.

Bref, un temps cauchemardesque assez proche du goulag.

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Il fut un temps rétrograde donc, où l’on considérait aveuglément, qu’ouvrir un lycée était plus urgent qu’ouvrir une prison, que loger les gens était préférable à les foutre sur le trottoir, que l’intérêt général confinant au communisme primait sur le profit individuel émancipateur de 3 appelés 2 élus.

C’était pas bien moderne tout ça.

Alors miraculeusement vint le temps de la civilisation.

Une civilisation supérieure qui enfin, indexa la dignité humaine sur les cours de la bourse, distribua des dividendes aux actionnaires gâteux de Miami grâce à de pertinents licenciements économiques, exploita méthodiquement les ressources naturelles de la planète pour en faire des profits immédiats, jusqu’à épuisement.

Un temps d’évolution et de progrès.

C’est ainsi que grâce à cette évolution fondamentalement humaniste, l’on vit des petites dames mourir de froid° après que GDF SUEZ, entreprise privatisant la chaleur et surévaluant les factures pour se faire de la trésorerie, leur eut confisqué les compteurs, l’on vit des chômeurs, brûler vifs à cause d’une bougie, après qu’EDF leur eut justement coupé l’électricité.

Cette civilisation supérieure donc, permit enfin à quelques milliers de rentiers méritants d’aller chouchouter leur Alzheimer dans des paradis fiscaux ensoleillés, tandis que 8 millions de ratés précaires, infâmes parasites sociaux mêmes pas français et si ça se trouve polygames, n'avaient ni les moyens de chauffer leur logement ni de nourrir décemment leurs gosses.

Bien fait pour leur gueule.

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Bref il fut un temps ténébreux où :

GDF ne spéculait pas sur le cadavre de ses clients.

EDF ne cramait pas ses usagers

France Orange ne suicidait pas ses employés.

Les ministres engraissés par l ‘état n’osaient même pas traiter les chômeurs honteusement privilégiés, de cancer de la société.

Un comble !

Un temps sauvage où l’on avait ni le courage de s’en prendre aux plus faibles, ni d’attiser les haines, ni de désigner quelques boucs émissaires à la vindicte populaire, ni même de faire campagne sur des vraies valeurs véritables avec label de chez français.

Triste époque en effet, heureusement révolue, puisqu’aujourd’hui enfin, après avoir brisé tous les tabous et tous les archaïsmes, l’on peut faire crever les petites dames de froid dans la plus confortable modernité.

tgb


°merci à Celeste pour le lien

11:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (22)

 
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