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19/12/2011

6 ans, 9 mois et 7 jours...

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Après 6 ans 9 mois et 7 jours d’une captivité arbitraire, et contrairement aux prisonniers palestiniens morts en prison dont les dépouilles ne sont restituées à leurs familles qu’à l’issue de leur peine, comme ultime humiliation, Salah Hamouri a retrouvé les siens, libre et vivant, avec 549 autres camarades dont 55 adolescents de 14 à 17 ans, avant qu’Israël ne reconstitue le ‘stock’.

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Comme 40% des hommes palestiniens, ce qui rapporté à l’échelle de la France représenterait près de 15 millions d’individus, Salah Hamouri aura donc connu les geôles israéliennes.

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A vouloir, dans sa folie maladive, nier par calcul et mépris l’existence même du peuple palestinien, les autorités israéliennes n’auront finalement réussi qu’à donner un visage à la lutte de ce peuple résistant.

Celui de Marouane Barghouti,

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toujours enfermé dans une prison de haute-sécurité israélienne, et condamné à 5 peines de prison à perpétuité.

 

Celui de Salah Hamouri devenu,

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à l’heure où l’en enterre Havel, le symbole même de la dissidence d’aujourd’hui.

Il reste encore plus de 4000 prisonniers politiques palestiniens en Israël.

tgb

(Spéciale dédicace à Jean-Luc Melenchon qui aura appelé à sa libération une semaine avant sa sortie. Une semaine plus tard, c’eût été ballot.)

12:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

15/12/2011

sAAArkozy sAArkozy sArkozy srkozy ou la disp?rition

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Nous sommes sur le point de perdre notre triple, puis double, puis unique première voyelle.

Une lettre perdue et tout est différent en Fr?nce.

D’un seul coup, les inepties politiques se retrouvent estropiées et les sorties opportunistes terriblement boiteuses.

Hier, le président nous dis?it : ‘Si on perd le triple ? je suis mort’.

?ujourd’hui le président décl?re : ‘Si la Fr?nce perdi?t son triple ? nous ?ffronterions cette situ?tion ?vec s?ng-froid et c?lme… cette perte ne ser?it p?s insurmont?ble.’

Doit-on conclure qu’? cinqu?nte ?ns, si t’?s p?s de triple ? t’?s r?té t? vie ou p?s ?

Si, hier, pour le ministre des ?ff?res étr?ngères la dégr?d?tion p?r les ?gences de not?tion de la note fr?nç?ise ét?it ‘c?t?strophique’, ?ujourd’hui, p?r un mir?culeux retournement de situ?tion, elle n’est p?s un ‘c?t?clysme’.

Qu’en déduire ? qu’un ? ç? v?, c’est qu?nd il y en ? plusieurs que ç? pose des problèmes ou p?s ?

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Q?und ?l?in Minc, nouve?u président des ?ut?uroutes ceintures et bretelles nous explique que ‘l’ ?pplic?tion du projet soci?liste fer?it perdre ? l? Fr?nce son “ ???” doit-on comprendre comme l’ ?ffirme Luc Ch?tel que ‘ce n’est p?s l? note ??? de l? Fr?nce que Moody’s met sous surveill?nce, c’est le progr?mme de Fr?nçois Holl?nde’ ou que N?dine Mor?no est la tête de pont d’une cinquième colonne rouge infiltrée ?

Si, Fr?nçois B?roin nous promet que ‘le progr?mme soci?liste v?udr?it ? l? Fr?nce de voir s? note dégr?dée en deux minutes’ peut on croire ?l?in Juppé qui lui ?ssure 'qu’ ?vec le PS, au bout de 15 jours on ne ser?t plus ???’

2 minutes ou quinze jours ? question fourchette c’est flou !

Vous ne m’oterez p?s de l’idée que fin?lement ?vec moins de ? et plus de Q d?ns notre l?ngue de Molière, Str?uss K?hn finiss?it président !

Quel bol !

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N’empêche, si tout simplement cette histoire de voyelle confisquée relev?it d’un complot mondi?l pour f?voriser Melenchon, Villepin, Poutou, en leur intégrité, ?u détriment de B?yrou, Holl?nde, S?rkozy ignominieusement diminués ?

Et t?ndis que Georges Perec, et ses E ressurgis du dico, se fend la poire, c’est l? norme srkozy qu'on nous sort du ch?pe?u.

?u gr?nd jeu des chiffres et des lettres, une voyelle en moins et c’est srkozy qu’on sonne.

KO !!!

 

 tgb

15:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

12/12/2011

Sommes nous devenus plus cons que des rats ?

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Des expériences menées à l'université de Chicago par l'équipe de Jean Decety, publiées dans la revue Science ont montré, que des rats avaient ingénieusement libérés un autre rat, sans aucune récompense à la clef. Mieux encore, ces mêmes rats (les femelles particulièrement) choisissaient de libérer leur congénère plutôt que de se consacrer à ouvrir une boîte contenant du chocolat, préférant partager le contenu plus tard, plutôt que de s’en accaparer le profit immédiat.

Leur motivation première ? une étonnante empathie.

Face à un problème donné, dans ce cas la détresse d’un autre membre de l’espèce, il est démontré que la réponse des rats n’est pas individuelle mais avant tout sociale. C’est en faisant passer d’une manière altruiste, leur intérêt personnel après l’intérêt général, par le partage et la collaboration, qu’ils résolvent les difficultés, ne considérant pas l’assistanat comme une tare mais comme une valeur protégeant le groupe.

Un plébiscite pour 'l’état providence'.

Cette singulière observation nous permet d’en déduire que, non seulement le sentiment d’empathie n’est pas un caractère réservé à l'homme, mais qu’en ces temps obscurs de compétitivité exacerbée entre les individus, de concurrence libre et non faussée entre les peuples, Nicolas Baverez est bien plus con qu’un rat.

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Car si chez les rats visiblement, l’on fait plus confiance à l’intelligence collective qu’aux bas instincts individuels pour perpétuer la race, chez les zélotes de Milton Friedman au contraire seuls, l’égoïsme, l’accumulation des richesses et le profit immédiat contribuent à « une mondialisation heureuse », illustrée par ce simple et lumineux axiome :

« c’est en sacrifiant l’espèce humaine et la planète que nous travaillerons à la survie des marchés ».

Si, chez le rat pestiféré, le mot d’ordre semble être « aidons nous les uns les autres » et chez l’expert néolibéral, « exploitons nous de concert », cela nous permet logiquement d’en déduire qu’à l’heure actuelle, la société des rongeurs paraît nettement plus civilisée que la nôtre.

Je vous ferai donc grâce pour valider cette audacieuse hypothèse d’enfermer Alain Minc dans un labyrinthe, l’obligeant à choisir entre ses stocks options et la redistribution des gains de productivité. L’observation de son comportement serait superflue puisque nous savons depuis longtemps que ce spécimen plagieur dont l’argument essentiel consiste en « tout le monde sait que » considère les pertes comme publiques et les bénéfices comme privés.

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Ainsi pour conclure cette brillante analyse et répondre à la question initiale nous suffit-il de relire cette magistrale citation de Pierre-André Taguieff

« le néo-libéralisme est la dernière appellation du diable chez les « démagogues néo-gauchistes° ».

Sommes-nous devenus plus cons que des rats ?

S’il est toujours dangereux de généraliser, il n’est sans doute pas hasardeux d'affrimer que Pierre-André Taguieff, OUI !!!

 

tgb

 

°le nouveau Fakir vient de sortir !

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14:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

08/12/2011

La dette immonde (recette et ingrédients)

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Vu que le sommet 'de la dernière chance' vient de commencer aujourd’hui même, nous pouvons en déduire que le précédent 'sommet de la dernière chance', lors de la précédente ‘semaine de tous les dangers’ était en fait l’avant dernier sommet de l’avant dernière chance.

Partant de ce constat, si, amis blogueurs, journalistes, plumitifs, éditocrates distingués, le re re re sauvetage du monde par le couple ‘Merkozy’ finit par vous refiler quelques boutons rhétoriques quant à la rédaction fastidieuse de vos billets, RUE AFFRE, toujours prompt à vous faciliter la tâche, vous propose un prêt à écrire, faits de souverains poncifs et d’idiomes du village en vue des innombrables ‘sommets de la dernière chance’ qui ne manqueront pas de se succéder.

Recette et ingrédients :

Dés l’introduction prenez soin de glisser l’élément de langage incontournable ‘rassurer les marchés’ autour duquel s’articulera votre note. N’hésitez pas à le réitérer autant de fois que possible, en le reprenant sous forme d’insistance récapitulative en conclusion.

Afin d’installer la dramatisation, émaillez votre article de locutions telles que : ‘climat délétère’ ‘placement sous surveillance négative’  ‘risque systémique’  ‘éclatement de l’euro’  ‘heures cruciales’  ‘contagion’ au choix.

Devront figurer obligatoirement les termes : ‘homologues’ ou ‘partenaires’, ‘gouvernance’ ou ‘pilotage’, les occurrences, ‘convergences’, ‘divergences’,  ‘crédibilité’, la notion de ‘révision des traités’ qui vous posera un peu là.

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Soulignez bien que le rendez-vous est ‘DECISIF’

Insistez sur le fait ‘qu’il n’y a pas 'd’ALTERNATIVE’

Martelez que ‘le monde a les yeux tournés vers l’Europe’

Glissez au passage les marqueurs discursifs indispensables tels que ‘manque de compétitivité’  ‘politique laxiste’ ’35 heures’ ’état providence’ sans lesquels aucun papier digne de ce nom ne pourrait être tout à fait conforme.

N’omettez pas d’opposer ‘l’intransigeance allemande’, éventuellement anglaise selon les cas, au ‘pragmatisme Français’, dans la recherche d’un ‘compromis historique’.

Plutôt que d’user et abuser négligemment des vocables ‘zone euro’ privilégiez le néologisme ‘eurozone’qui renforçera avantageusement votre expertise.

Soyez attentif au fait que les ‘dettes’ sont ‘publiques’ les ‘états laxistes’ les ‘réformes structurelles’ les ‘sanctions financières’ et la ‘discipline’ forcément ‘budgétaire’. Quant à la ‘solution’ il va de soi qu’elle se doit d’être ‘durable’.

Faites l’économie de redites inutiles en jouant sur les mots, comme par exemple : ‘si la pression est montée d’un cran, la note triple A pourrait être dégradé de deux.’

Cela fait toujours son effet.

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Prenez soin en termes de figures imposées, d’associer ‘plan’ à ‘rigueur’, ‘cure’ à ‘austérité’, ‘pacte de’ à ‘stabilité’.

Enfin disséminez de ci de là, quelques figures argumentaires imagées telles que ‘spirale inflationniste’ ‘marche forcée’,’règle d’or’, ‘au cœur de la crise’.

Exemple :

Si la ‘règle d’or’ n’était pas appliquée à ‘’marche forcée’ il est à craindre ‘qu’au ‘cœur de la crise’ ressurgisse ‘la spirale inflationniste’.

Pour conclure, prenez soin de glisser la notion de ‘restauration de la confiance’, sans toutefois l’accoler directement à l’expression ‘dîner de travail’ qui pourrait dissimuler malencontreusement une ironie facile.

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas invité que vous pouvez vous autoriser à mettre vos coudes sur la table.

Non mais !

tgb -

Merci à Jean-Michel Aphatie, Christophe Barbier, Nicolas Baverez pour leurs matériaux sémantiques irremplaçables.

-Le titre « La dette immonde » est emprunté à D.A

14:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

 
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