Avertir le modérateur

16/10/2017

Premier de cordée

 

DMNeK09WkAI-4y8.jpg

" Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou." Nietzsche

Au pays de la médiocratie, la mesquinerie fait loi.

Du haut de leur petitesse, qu’ils masquent par l’étalage de leur suffisance, les médiocrates du lieu commun, de la pensée bourgeoise grassement rémunérée et de l’insignifiance compensée, les nabots du commentaire bavard et définitif et de l’arrogance saupoudrée s’en prennent avec aigreur aux géants.

Comme si pisser sur les étoiles avait la faculté de les rendre brillant.

Ainsi assistons nous ces temps ci à l’assaut décomplexé des cons moyens, de la nunucherie sidérale, sorte de conjuration des imbéciles prenant la fâcheuse habitude de placer la barre trop haute pour mieux passer dessous hop là.

9782895966456-276x400.jpg

Non seulement devons nous subir depuis 40 ans la confiscation et la glaciation de la pensée par une palanquée de pseudo clownosophes qui en plus de se planter systématiquement dans une impunité et une indulgence intellectuelle crasse, se refilent leurs petites entreprises à phosphorer minable de père en fils, mais en plus aujourd’hui de nous fader la fadeur tartignole des concierges de l’expertise sous vide.

Hélas, la force des médiocres étant qu’ils ne doutent de rien et n’ont honte de pas grand chose, se mettent ils à pulluler dans nos merdias tout en les polluant allègrement de leur sinistre bave.

Quelques exemples récents :

Ainsi Julie Waintraub, obscure journaliste salonnarde du figaro, cruche inculte de la caste atlantiste et ultralibérale, du genre à décréter que la FI n’a pas de programme et quand on lui montre les 42 livrets thématiques qu’elle n’a évidemment pas lus, d’asséner que ça ne tient pas la route - circulez y’a rien à débatte - d’évoquer : Le vide sidéral de la pensée d Edgar MORIN"

Insulter le plus éminent sociologue français, homme libre et humaniste, grand résistant qualifié de judéo bolchevique hier par les pétainistes et aujourd’hui d’islamo gauchiste par la même canaille et c’est soudain Hanouna de cracher sur Sartre.

DLcx16OWAAAL6XJ.jpg

Ainsi Nicolas Bouzou, pseudo merdeux économiste, du moderne plein la bouche, de dézinguer le marxiste impénitent Badiou dont on pense ce que l’on veut mais qui à au moins la décence de penser puissamment et de conceptualiser autrement mieux qu’une huitre boursouflée même pas assez vernie pour servir de cendrier ou de boîte à savon.

Ainsi Marc Simoncin, dont la modeste notoriété se résume à la création de Meetic, site de rencontres pour baises boboïsées, de s’attaquer à l’économiste Pikety qui n’est pourtant pas un dangereux anticapitaliste radicalisé mais qui a au moins le mérite d’offrir des analyses autrement plus argumentées qu’un expert comptable, actionnaire du cul accéléré et de l’éjaculation précoce.

DI7zLfYWAAAt_A9.jpg

Après dix ans de médiocrité présidentielle et à l’aube d’un quinquennat qui promet de battre tous les records de bassesse, de mépris et de vulgarité de classe, il n’est pas étonnant que le nanisme soit tendance, que le règne du médiocre bête et servile qui ne faisant d’ombre à personne et ne menaçant aucun ordre établi se vautre et se prélasse dans les fauteuils en cuir du rotary club de la pensée à dividende.

Comme guides et comme premiers de cordée et en tant que savoyard pouvant se vanter d’avoir un peu le pied montagnard, je promets sans prendre aucun risque que toute la fine équipe risque de nous faire dévisser très bas et qu’à nous tirer si médiocrement vers cette sorte de haut on en soit très vite à connaître les affres de la crevasse.

tgb

Share|






12:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

10/10/2017

Le Barbier de Servile

DLYHR74W0AECvW2.jpg

Dans l’entre soi du monde rêvé de la caste, dans l’intimité télévisée de la pensée salonnarde, dans le creux de la main invisible et manucurée du dessus du panier, l’on peut dire bien des choses abjectes.

Il est même recommandé.

L’on peut oui, étaler son obscénité de classe avec la suffisance des petits kapos payés 30 000 expliquant à des gens payés 1500 que le problème sont les assistés survivants avec 500.

Oui dans ce petit monde-là, l’on peut émarger à 53 000 euros à rien foutre et baver sur les privilèges des petits employés forcément fraudeurs, forcément profiteurs, forcément coupables de n’être pas assez exploités à l’aune des inégalités modernes et disproportionnées.

DKzYLTtXkAAYj07.jpg

Précisément dans ce cercle-là on est coopté à la condition même qu’on y joue les francs-tireurs de la saloperie, qu’on y distille péremptoirement la parole décomplexée, qu’on habitue l’oreille à l’indécence, qu’on alimente la machine à ouvrir les brèches dans les défenses immunitaires des laborieux.

Mais dans la vraie vie alors le cuistre de raser les murs, de se déguiser en racaille du neuf/deux et tel l’esprit frappeur, le fantôme du rail, de se prendre pour l’ombre de son ombre, de se rendre invisible parmi les invisibles, de ceux qu’on humilie au quotidien, de peur sans doute de polluer son esprit d’éditorialiste éclairé, confronté au terrain fangeux de la plèbe.

DLYHQqSX0AA07js.jpg

Rien de personnel, le Barbier de servile ici n’est que l’illustration du mépris ordinaire du cercle des subalternes, satellites des importants, accédants aux privilèges à la fine sueur de leur médiocrité, de leurs postures et impostures, de leur capacité à cirer avec zèle les mocassins à glands des puissants.

Oui alors, soudain dans la vraie vie comme la terreur consciente du risque de se faire vomir son venin en retour, de se faire mollarder la gueule en boomerang, de se prendre en pleine poire les crachats au centuple et se sentir soudain comme une merde.

C-7cRvyW0AA7Mof.jpg

Je ne sais pas ce que fout dans une rame de métro à une heure de pointe ce tuteur dissimulé, sur lequel, tel le lierre, le peuple est sensé s’élever. Une inadvertance sans doute, un Uber qui te plante, un taxi qui te jette ou un chauffeur de petit maître réquisitionné ailleurs, toujours est-il que l’éleveur de masse avec des "les français veulent, les français pensent" plein la bouche, ne semble pas s’y mouvoir si populairement que ça.

Comme la peur assez raisonnable de s’en prendre une.

C9YmHD_WAAItt1g.jpg

Pour dire chez les marchands d’ordure sortis de leur dorures, chez les penchés de la courbette, chez les bavards du rien, seul domaine où ça a de la vague compétence, on n’a pas à ce point la conscience tranquille qui te fait ramper droit.

DLw2iF5XcAAZL-8.jpg

Oui chez ces experts de l’ignoble confinant à l’infâme, chez ces bien assis de la verticalité en exemple, on décèle avec délectation, comme la prescience qu’ils n’excluent pas de se retrouver en lambeaux de chemise et quitte à en payer le prix, pourri à une lanterne.

DLJaXEjXkAAo8VS.jpg

Ce en quoi pour une fois l’écharpé rouge, montre qu’il conserve une certaine capacité à la clairvoyance.

tgb

Share|






 

08:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

05/10/2017

C’est ma tournée !

1684646867.jpg

Il s’appelle Bernard. Tout le monde l’appelle Boris. Personne ne sait pourquoi.

Quand on entre dans le troquet et qu’on l’aperçoit on dit « salut Boris » il répond immanquablement :

fhafhiefhuordukjbnd

une sorte de borborygme affable.

Accroché au comptoir, il tient la permanence du Balto, le bistrot PMU du coin de ma rue, du matin au soir, tous les jours de la semaine, sauf le mardi, une sorte d’énigme Boris, avec des heures supplémentaires le dimanche matin.

C’est ce qu’on appelle un pilier de bar. Oeil vitreux, nez turgescent, coude levé.

Un de ces pochtrons en voie de disparition (comme les rades d’ailleurs) qui firent la gloire et la réputation de la murge française des années Pompidou/Giscard.

DLIf236WkAEsKd6.jpg

On ne connait pas d’emploi bien défini à Boris alias Bernard, si ce n’est philosophe ivrogne de la pensée couperosée, docteur en soûlographie appliquée, une sorte de CDI de la biture.

ET donc entre deux hoquets vinassés, Boris parle. Anonne. Ergote. Boris ratiocine.

et se perd en conjectures et en considérations interminables et hachées.

Boris spécule et assène. Boris a un avis sur tout et surtout un avis et Boris dit :

- les..les jeunes … au lieu de foutre le… le …bordel, feraient mieux…d’aller bosser et devenir …mill…milliar… milliardaires…chez U….ber…plutôt que de vendre de la…vendre de la… vendre de la drogue à Stains.

bistrot-le-balto-etampes.jpg

Et Boris rumine :

- les fran….çais tous des, tous des… feignants que je t’enverrai tout ça…sur l’île de …sur l’île de… de la Guyane …en kwakwa... en... kwassa kwassa qui qui qui pêche peu mais qui qui qui…mais qui qui amène du Comorien….

Le temps de gamberger, de fixer sa pensée cirrhosée et Boris de poursuivre

- tu me fais pas peur avec ton…. ton…. avec ton tee-shirt, parce que la meilleure façon de se payer un …. de se payer un….un costard…c’est de bosser…dans une gare, ben... ben tu croises des gens...heu...des... qui réussissent et d'autres qui sont rien...

et Boris de cogiter et Boris de spéculer et Boris de s’en recommander un…entre deux citations distinguées :

- patron la même chose !!! 

1684646867.jpg

Et soudain, va savoir pourquoi, de repenser au président, disciple de Ricoeur, et dissertant sur Todd, Badiou, Debray…

«Ils ne m'intéressent pas tellement. Ils sont dans les vieux schémas. Ils regardent avec les yeux d'hier, le monde d'hier. Ils font du bruit avec de vieux instruments. Je leur préfère de vrais penseurs. Jürgen Habermas, par exemple. On se situe à un autre niveau.»

Et soudain de regarder Boris picoler consciencieusement pour mieux ajuster ses fulgurances pochardes et de le voir autrement et de me demander si le mardi précisément, il ne serait pas un de ces visiteurs du soir, cette sorte d’éminence grise du pouvoir, d’inspirateur fantôme et que sa véritable fonction, au delà de son statut d’éponge de zinc, ne serait pas de conseiller le prince.

et alors comme une évidence de me saisir

DLIf236WkAEsKd6.jpg

et si finalement la pensée complexe, c’était de la pensée beauf avec une cravate autour.

tgb

Share|






11:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20)

02/10/2017

Renifler de la merde et trouver que ça pue

CkiPAjaWkAAsyOq.jpg

 Je n’ai jamais bien compris pourquoi les gens s’offusquaient de la télé poubelle, à renifler de la merde tout en s’indignant que ça pue.

Et à participer au buzz et à l’empuantissement dans la complicité du scandale programmé.

Il y a sans doute dans cette contradiction tout le paradoxe du badaud d’accident, mélange de voyeurisme, de mortification et de soulagement, à se renforcer dans sa conviction que c’est de la merde ou du sang, tout en jouissant de son dégoût fasciné et grégaire face à la défécation télévisuelle dans la tiédeur des pantoufles.

Que tel ou tel petit connard sur une chaîne privée en guise de « réflexion «  morale et politique défende simplement les intérêts de ses sponsors, Lidel par exemple, entre deux humiliations publiques de soufre douleurs mensualisés, quelle surprise !!!

C-Ar9b9WAAE5kpr.jpg

Comme si l’on ne savait pas que le seul vecteur de ces émissions en direct des chiottes était le taux d’audience et sa capacité à vendre du Harpic 100% détartrant et que leur seul sens de la provoc se déployait de préférence sous la ceinture, parfois au niveau des bretelles mais en se cantonnant prudemment à l’inoffensif, dans le périmètre prédéfini tacitement ou contractuellement du jusqu’où ne pas aller trop loin dans la moulinette à pognon.

On a le sens de la carrière chez ces gens-là.

DBd0yaqXsAABGnW.jpg

Depuis l’aveu tranquille de Le Lay ex patron de TF1, nul ne peut plus ignorer que les émissions coprophages sont là pour vendre du temps de cerveau disponible afin de bien récurer le cortex et mieux refourguer la poudre de perlimpinpin.

Au moins sait on que ces analphabètes de la pensée ne se prennent pas pour des intellectuels (dans le moins pire des cas) et que ça ne se fait pas directement avec notre pognon. (Même si l’on paie le prix de la pub en achetant le produit et qu’on finance en partie la machine à sanibroyer).

CqzDXsoWIAA5iY8.jpg

Il est évident que la responsabilité de chacun est engagée. Regarder ou ne pas regarder. Zapper l’usine à fabriquer du zombi et la chaîne à produire de s’arrêter. S’il y a bien un pouvoir que l’on détient c’est celui de la zapette et je ne parle même pas de boycott tant le mot me parait disproportionné pour une décision de salubrité mentale aussi saine que simple.

Cj96D7oXEAA3ALk.jpg

Pour ce qui est du service public, l’affaire est un peu plus alambiquée mais à peine, puisque c’est avec ma contribution fort citoyenne que l’on me propose, entre deux promotions enthousiastes d'un expatrié fiscal, chanteur de daubes barbichues, de subir volontairement l’abus de pouvoir de quelques tortionnaires ordinaires prompts à s’essuyer les pieds sur les invités tout en se cirant mutuellement les mocassins.

DLDdr6xXUAIhm7r.jpg

De la maîtrise du montage à la légitimité du statut, toujours forts avec les faibles et flatteurs auprès des puissants, ils ont cette aptitude à jouer le vengeur à démasquer dans le confort fabriqué du beau parleur du beau disant, déféquant d’en dessus, tout en exigeant de celui du dessous d’aller mieux se torcher.

jean-paul-enthoven-christine-angot-bernard-henri-levy-yann-moix-and-picture-id137259201.jpg

De la merde j’en pense aussi mais j’essaie d’avoir l’élégance de la confiner à mes gogues et de ne pas en faire un métier.

Tout ça pour dire que dans cette tambouille là, à tout mixer tout mélanger tout touiller, de la politique internationale à l’extension du pénis au Maroc, je ne me réjouis pas d’y retrouver de l’insoumis dedans.

Cj96D7oXEAA3ALk.jpg

Si j’en comprends la stratégie et la justification, aller chercher les gens là où ils sont, respecter les petites règles c’est briser les grandes, planter la petite graine du doute, faire entendre une partition différente (dans le meilleur des cas) etc, si j’ai conscience qu’une minute sur télé gros cons c’est démultiplier la parole et toucher 1 millions de fois plus de paires d’oreilles qu’en dix ans de militantisme laborieux et méritant, j’ai la conviction que la compromission n’en vaut pas la chandelle.

De l’insolence pertinente à faire dévoiler les salaires de ceux indécents qui nous trouvent, pauvres de nous, au dessus de leurs riches moyens, à la dérobade de ne plus pouvoir dévoiler le sien acculé dans le coin du ring, la société du spectacle finit toujours par gagner et qu’au jeu du grand recyclage à tout vendre et à tout saloper on en sort immanquablement lessivé.

Et pour le coup, moins blanc que blanc.

tgb

Share|






12:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu