Avertir le modérateur

19/09/2017

La startup notion

 

DJ2epZhXkAAmgbI.jpg

Un employé d’un Jobcenter berlinois «Nous proposons aux entreprises du matériel humain bon marché»

Si les romans d’anticipation avaient en général bien vu le système d’aliénation, de surveillance globalisée et de servitude volontaire à venir et venu, s’ils nous avaient appris et pour cause, après les expériences fascistes et communistes désastreuses, la perversité des états tentaculaires et omnipotents, du moins n’avaient ils pas forcément identifiés que le despotisme passerait des mains de l’état à celles des multinationales.

Non pas des états dans l’état mais des monstres sans frontières plus riches plus puissants que les nations elles mêmes et venant directement dicter leur loi par l’entremise des lobbies, des médias, des traités CETA, TAFTA, jusqu’à imposer leur novlangue déshumanisée, leur culture d’entreprise marchandisée, leur globish débile mais « moderne », leur « valeur » travail, dans un système managérial totalitaire transposé dans la vie courante.

Je gère ma famille.

wrup5YdQGBRVtezTIlE.jpg

Non ils n’avaient pas forcément imaginés que des conglomérats vendeurs de saloperies, prêts à liquider l’humanité pour refourguer deux barils de poison de plus, iraient jusqu’à assujettir les nations, les continents, jusqu’à les contraindre, les acheter, les mettre à leur disposition, échappant aux impôts, aux normes sociales et écologiques, aux juridictions nationales, aux intérêts généraux.

Rassurer les marchés.

Oui devant la surpuissance financière d’un Monsanto/Bayer par exemple, aucun pays, aucune organisation n’a les reins assez solides, pour imposer sa volonté politique, sa raison démocratique, ses intérêts généraux.

DJhUvcMXkAA3GR_.jpg

Quand les RH eux mêmes montrant le nouvel exemple, s’enrichissent en licenciant des salariés et deviennent ministres du travail, quand les députés suivent des stages de team building, quand les gouvernements se réunissent en séminaire, quand les présidents eux mêmes se vivent en manager, on comprend combien la startup nation a pris le pas sur la nation citoyenne, l’école se devant alors de former de la chair à business dans un prêt à consommer et à vendre de la merde tant qu’il en reste.

J’ai durant dix ans enseigné la communication au CELSA (Paris 4) à des RH en devenir, essayant d’injecter un peu d’humain et de distance dans le benchmarking et autre foutrerie de ce genre avant d’être éjecté pour cause d’arbitrage budgétaire sur un simple coup de téléphone. J’avais bien compris que ce que je représentais était considéré comme variable d’ajustement, sorte de superflu et de supplément d’âme peu rentable et au final nuisant même au profit.

Ainsi à l’heure où tout est devenu marchandise, de l’eau douce à l’organe, de l’air marché carbone à la sécurité privée, de l’oeuvre d’art à la catastrophe plus ou moins naturelle, à l’heure où tout est prétexte à la spéculation et aux dividendes, le profit étant devenu l’alpha et l’Oméga du pas vivre ensemble mais de tous se foutre sur la gueule, tout ce qui entrave, la libre concurrence, la compétitivité mortifère, la liberté de tout dévaster, devient illégal.

Un total renversement de valeurs.

C8gaNOnXUAIGoY1.jpg

Les milices privées ayant intérêt à la guerre, les laboratoires pharmaceutiques à la maladie, les consortiums du BTP au déluge…

Si encore le système privé était efficace, si la concurrence faisait comme ils le prétendent baisser les prix, mais en vérité très vite tel groupe impose son monopole, son organisation lié au profit au marketing finit par coûter bien plus cher à la communauté et génère une administration kafkaïenne encore pire que n’importe quel système étatique.

Pourtant si on râle à la poste dans la file d’attente on trouve normal de passer une demi heure à la caisse de chez Monop, si on gueule devant les retards de la SNCF, on attend sagement le SAV de chez machin qui passera entre 8 heures du matin et 13 heures. Si il passe.

C’est donc le contraire même de la victoire du pragmatisme auquel on assiste mais à une guerre idéologique qui au final n’est que le vernis d’une affligeante pauvreté argumentaire de la barbarie financière au service d’une poignée de tarés cupides et mégalos.

DJsiPpiXoAAuqyA.jpg

Alors tel immonde salopard politique peut déclarer que seuls ceux qui travaillent ont le droit de manger ( et qu’il est hors la loi de se servir dans les poubelles)

DJLupg5XgAAdeuq.jpg

tel ignoble PDG écrire que l’accès à l’eau potable n’est pas un droit de l’homme

nestle1-630x300.jpg

et le monde carcéral de l’entreprise avec ses objectifs à 15 jours, ses évaluations permanentes et ses open spaces comme unique espace social de devenir la seule option possible.

Citoyens soyez consommateurs, clients, abonnés, collaborateurs, employés jetables et pour les plus vicelards d’entre vous, milliardaires éventuellement.

je m’exploite moi même.

Et alors de ne plus savoir d’où par exemple Hubert Védrine parle : "La France est le seul pays très développé qui n'a pas réalisé l'indispensable réforme de son modèle social » de sa condition d’ancien ministre socialiste ou de chez LVMH.

La confusion et la porosité étant à son comble et d’autant plus dangereuse quand elle est portée par un type dit «  de gauche ».

Et alors le cuistre Collomb de se vanter d’un partenariat gagnant gagnant (je me suis toujours demandé dans le win win comment on pouvait être deux à faire une bonne affaire) - J'ai toujours été favorable à la collaboration entre public et privé mais dans un cadre gagnant-gagnant. tandis qu’il liquide sa ville de Lyon au profit de VINCI.

DJ1S1ZMXkAAfvcv.jpg

Oui en effet comme l’exprimait si bien mal N. Sarkozy - l’homme n’est pas une marchandise comme une autre - le vivant étant le bien le moins précieux et le plus abondant, il est devenu la marchandise la plus anodine. De la chair à canon à la chair au marché.

La multinationale est aujourd’hui la nouvelle forme synthétique du totalitarisme et du fascisme réuni. Si l’état jouait avec notre peau, l’entreprise n’a d’autre but que de la vendre.

A nous de la défendre chèrement.

DJvWMRXUMAEL4wF.jpg

Elle est au final notre seul drapeau.

tgb

Share|






12:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

14/09/2017

Du faucon au faux cul

CuuKmvEXEAEYIT3.jpg

Les mercenaires de la politique mentent. Ils mentent à s’arracher les dents. Ils changent d’avis comme de calbut, l’opportunisme leur servant de conviction et de plan de carrière.

Ils mentent tant et tant que dans leurs têtes ça finit par faire des noeuds, des tensions, des hiatus.

De la langue de bois à la langue de pute, de la langue de comm à la langue de rien, ils disent tout et son contraire, à parler contre eux, avec ou sans, un jour à s’indigner de la chose, le lendemain à la soutenir avec passion.

Entre la conscience qui dit ce qu’ils doivent, ce qu’ils peuvent, et l’inconscience qui dit ce qu’ils planquent, ce qu’ils taisent, entre ce qu’ils expriment et contrôlent et ce qu’ils pensent, les obsèdent, les tourmentent les perturbent soudain dans leur représentation, leur rôle, comme une rupture, une distorsion :

Le lapsus.

linguae, calami,

ciotti.jpg

memoriae, gestuel ou manu.

DExRzXjXoAA4zyJ.jpg

Et alors dans cette fracture, ce sous-jacent, dans cette disruption comme on cause dans la langue de Macron, tout à coup l’irruption du vrai, des désirs implicites, de la libido ou de la tartuferie.

Entre le fond la forme, cette collision, cette fraction de seconde ou la fulgurance du révélé, de l’acte manqué prend le pouvoir.



Ce jaillissement du non dit, ce malaise significatif qui survient après que l’inconscient se soit manifesté déjouant les barrières du censeur interne, du surmoi, dans le relâchement de la volonté et de l’attention.

Et voilà alors que le roi est nu, le roi est nul, à poils sous la cravate, le rimmel, et que le cache misère, l’attrape couillon en sort un temps pulvérisé.

DEW84bhXgAA05TB.jpg

Cela ne prouve pas forcément que ces camelots, ces bonimenteurs aient une morale, mais du moins ont ils, si ce n’est la conscience, l’ inconscience pas tranquille.

Oui le lapsus, qui lape et qui suce, de la polémique politique aux députés expérimentaux expérimentés , de la feuille des impôts qui baisse et augmente à Muriel Pénicaud/Pinocchio, a ses dangereux récidivistes, ses incontinents de l’inconscient, ses gâtés du gâtisme de l’intérieur vers l’extérieur.

Le lapsus ne tue pas, pas plus que le ridicule, l’infâme ou la crapulerie

FERRAND .jpg

mais au moins nous révèle t’il dans la faille spatio temporelle du bug, le temps d’un rire vengeur, que le faucon qui vole bien plus haut que ses petits moyens n’est qu’un faux cul bien plus à l’aise dans la reptation ou le reptilien.

tgb

Share|






11:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7)

08/09/2017

L’apocalypse selon wall street

 

 

CjO2aVCWEAEO5kG.jpg

- En termes de croissance, une catastrophe naturelle est une bonne nouvelle" S Soumier (économiste BFM)

Faut pas croire qu’ils sont dans le déni non non. Le 0,001 % des fossoyeurs de la planète ou plus exactement, l’espèce de cons destructrice de toutes les autres espèces (dont la leur), ceux qui ont tout pendant que les riens n’ont rien, savent parfaitement que l’homme est largement responsable du réchauffement climatique et que le capitalisme amène inexorablement au grand cataclysme.

Oui ils le savent.

A part quelques illuminés texans ivres de pétrole et de Dieu, la caste des super nantis sait très bien qu’à surexploiter cette planète on court au chaos.

C’est d’ailleurs parce qu’ils le savent qu’ils s’achètent des îles paradisiaques et des abris côtiers pour être loin de la cohue des masses et de la promiscuité sociale et laborieuse, des migrants climatiques et économiques, des misères et de leurs débordements.

DJHnSRDW4AAB92N.jpg

Lucides donc ils pourraient sans doute participer à changer d’extrême urgence ce productivisme à la con et prôner un développement responsable et humain mais non, quand même pas mordre la main invisible qui les engraisse. Se foutant du genre humain et du destin du monde, ils préfèrent par réflexe s’armer, s’offrir des milices, organiser leur survie, jouer à Koh Lanta grand luxe et quitte à y passer, y passer les derniers.

Tout pour ma gueule et après moi le déluge.

Nul doute que leur fortune leur permettra d’acheter la dernière goutte d’eau pure, de scier à prix d’or la dernière branche sur laquelle ils sont assis, de flinguer le dernier éléphant et de s’en faire des cure dents en ivoire.

Car non seulement ils sont cupides, vaniteux, égoïstes, voraces mais en plus ils sont abominablement cons.

C7hxwMXX0AAim--.jpg

Donc les voilà tous plus ou moins réunis à l’abri des manants dans une sorte de triangle des Bermudes pour milliardaires en short et qu’ils ont tout prévu pour se la couler douce à l’écart de leur désastre sauf :

les ouragans

qui n’ont bizarrement pas la politesse de slalomer entre les îles et de respecter le repos des guerriers du profit apocalyptique.

DJG07OlXYAAWcai.jpg

Bref, voilà t’y pas que nos survivors en slip léopard viennent de se prendre en pleine gueule madame Irma en attendant, planqués dans leur cellier, le typhon suivant.

Certes, dans leurs villas cossues de maçon cochon, ils n’y laissent pas leur peau, contrairement aux pauvres habitants des maisons de brindilles, mais y laissent ils du moins leurs illusions et le jardin d’Eden de toutes leurs espérances bâties sur toutes leurs saloperies.

Penser que sur une même planète, on peut ne pas être solidaire c’est faire le pari assez osé qu’une tornade en furie s’achète avec des lingots d’or.

''C'est n'être bon à rien de n'être bon qu'à soi!’’ Voltaire.

tgb

Share|






10:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

05/09/2017

Faudrait quand même que quelqu’un pense à changer les piles (ou pas) !

DGsurX0WAAAl9ws.jpg

« Vaincre Macron » dit il.

Je n’ai lu que le titre, c’est tendance, et le contenu ne devrait pas manquer d’intérêt vu la qualité de l’auteur (Bernard Friot) mais c’est quand même faire un bien grand honneur au foutriquet sorti de la cuisse de Rothschild que de chercher à l’affronter.

Défaire celui qui fut fabriqué devrait suffire, voire même se contenter de le démaquiller.

Car or le programme de contre révolution libérale réactionnaire et de régression sociale vieux de 40 ans au profit du 1% dont on connait le médiocre catéchisme sur le bout des doigts et qui n’est rien d’autre que l’accaparement de nos droits, de nos biens collectifs et de ce qui reste de nos richesses au profit d’une ultra minorité violente et cupide, tout le reste n’est qu’affaire d’esthéticienne et de trompe couillon.

Sous le fond de teint :

DI3ZAjeW0AEcqIw.jpg

la vieillerie.

Quand un petit cabot en panoplie de pompier ou de footballeur ou de cow-boy, veut, exige - et sinon quoi ? il se roule par terre et retient sa respiration ? - le démantèlement complet, vérifiable et irréversible des programmes nucléaires et balistiques de la Corée du Nord - alors qu’il n’est même pas foutu de se faire obéir par son chien, ça frise l’adolescence politique attardée.

M’est avis que les chinois sont terrifiés et que Poutine fait dans son calbut.

Bref, maintenant qu’il est établi dans le cercle des puissants du monde que Macron est un creux déjà cuit, abordons le sens du vrai combat : c’est sur le champ culturel et communicationnel que tout se joue. Et vu l’hystérie de la caste journalistique vautrée dont l’opportunisme et la servilité qui leur sert de plan de carrière, il semble bien qu’il y ait panique à bord et que, or la puissance médiatique au quasi monopole, ça commence à sortir les rames et les canots de sauvetage.

Car soyons bien persuadé que le nuisible, plus ça jappe moins ça mord.

117179395.jpg

A nous donc, non pas de répondre aux piteuses provocations, car répondre à quoi ? s’ils ont la maîtrise des tuyaux cela fait belle lurette qu’ils n’ont plus de parole, que l’argumentaire est d’une vacuité effarante et que le mascara n’arrive plus à masquer le vide.

A nous donc de mener le bal, de les faire courir dans l’arène, et de choisir les os que nous allons leur donner à ronger (petit). (sic).

Car depuis que la caste aboyeuse à rangé son épouvantail Lepen dans le tiroir du placard quelque part jusqu’à la prochaine fois, le fait que nous soyons désigné comme le seul adversaire, le seul qui les effraie, montre bien l’emprise que nous avons maintenant dans le jeu politique.

Nous sommes la menace.

Qu’ils aient peur. qu’ils s’affolent comme des lapins pris dans les phares.

Oui nous sommes aux portes du pouvoir et oui il nous faut nous y préparer. Le fruit est mur, pourri de l’intérieur. Il ne demande qu’à tomber. Il va tomber.

 Fini la résistance, fini le « ne rien lâcher » il s’agit maintenant de conquête et de victoire.

Il s’agit aussi de créer nos propres canaux d’information. Nous sommes 7 millions d’électeurs, soit 7 millions de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs potentiels. Plutôt que d’infiltrer leurs « C. de la merde » leur système endogamique à l’agonie et de s’indigner que ça pue, notre priorité doit être de créer nos propres médias.

DIMA9F-XgAUiKGR.jpg

Nous avons l’énergie, nous avons les talents, nous avons les contenus : notre projet immédiat doit être consacré à la plomberie.

Share|






11:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu