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21/10/2018

#CouleurColère

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"Le monde ne récompense pas l'honnêteté et l'indépendance, il récompense l'obéissance et la servilité" (Noam Chomsky)

Bon je ne dis pas que Mélenchon ne gagnerait pas à prendre à ses heures perdues (s’il en a et c’est un peu le problème) quelques cours de sophro et à mieux maitriser les défauts impulsifs de ses qualités trempées.

Dans les moments chauds bouillants de la baston politique et pour peu qu’on soit un chouia sanguin, sortir de son émotionnel et prendre un poil de distance ne saurait nuire.

On est toujours perfectible et de là où je suis avec ma modeste influence, ce n’est pas faute d’avoir essayé de faire passer le message de l’ironie.

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N’empêche qu’à l’heure mondiale des coups d’états judiciaires (Brésil, Argentine, Equateur…) à l’heure de la conformation de l’information privée et étatique, de l’injonction violente au tiède de la part du bourreau exigeant toujours plus de tempérance à la victime et réprimant brutalement la moindre chemise arrachée voire froissée, voire déboutonnée, à l’heure de la fabrication d’une gauche présentable, inoffensive, cac40-compatible et sans auréoles sous les bras, dénonçant la tapisserie pour ne surtout jamais s’attaquer aux murs porteurs de dividendes, une furieuse furie est toujours bonne à prendre.

Il est assez savoureux pour ne pas dire "croquignole" de constater combien ceux qui s’autorisent absolument toutes les saloperies, tous les cynismes, tous les immondices, toutes les cupidités morbides, toujours prêts à s’allier avec le premier fascisme venu, la première pègre opportune, le dernier des lobbies pourris, toujours dociles à serrer des mains pissant le sang avec trois tonnes de merde au cul ont la touchante faculté de se boucher le nez quand le petit peuple qui n’en peut mais, pue un peu des pieds.

Car ceux qui se permettent tout, et toujours le pire, d’exiger de nous que nous soyons toujours irréprochables, toujours exemplaires et toujours fort mesurés et que nous n’arborions pas de tricots de peau douteux tandis qu’ils caguent décomplexés dans la soie.

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Et tandis que « les chaisières de l’humanisme » comme l’assène Lordon avec cette féroce cruauté qui fait mouche et tout son charme et sa puissance, tandis oui que les gentils supplétifs de chez Mickey parade souffrant d’un manichéisme infantile assez sidérant (ou candide) empilent les pétitions contre les méchants et les manifs à répétition contre la peste brune, (ou rouge/brune par vacuité quand la complexité d’un monde atomisé les dépasse) le rouleau compresseur de l’inhumanité en marche nous roule dessus en réclamant des excuses.

Donc si au moins cette colère primaire ou reptilienne ou juste humaine de Meluche coalisait toutes nos rages enfin, et si au moins cette manière d’enfoncer les portes (pas ouvertes) nous mobilisait à toutes les défoncer sauvagement et par exemple nous décidait à traverser la rue, les rues, toutes les rues, pas pour trouver un travail de chez « esclaves corporate » mais pour aller le chercher lui et lui faire ravaler tout son mépris de classe et de premier de cordée de la classe, ça nous éviterait peut-être de tergiverser encore entre Lexomil et Kalachnikov.

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Non pas que le menu Manu ait particulièrement un pouvoir exorbitant, mais parce qu’il faut bien commencer par quelqu’un pour pouvoir foutre des suées aux autres dans la mesure où il n’y a jamais de maîtres sans larbins et de pouvoir sans contremaîtres.

Alors non on ne s’excusera pas de nos colères, de nos emportements, de nos humeurs furibondes, on ne s’excusera pas de nos injustices, humiliations, cicatrices, on les portera hautes et fières.

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Et quitte à se faire ficher, matraquer, éborgner, embastiller pour avoir renversé une chaise du petit salon de l’entre soi où l’on cause éthiques et profits, la morale pour les riens, les profits pour ceux qui ont tout, autant renverser la table et le pouvoir dessus.

Il n’est plus de compromis possibles ni d’indignation éplorée :

Enragez vous !!!

tgb

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16:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

27/07/2018

Qu’ils viennent me chercher….(politique fiction ou récit dystopique)

 

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Le samedi 13 avril 2019 à 16 heures 38, une jeune mère de famille, Benedicte F, élevant seule ses trois enfants, privée de toutes aides sociales suite aux réformes austéritaires du gouvernement, épuisée et désespérée, s’immolait par le feu devant le palais de l’Elysée.

Immédiatement l’émotion en France fut énorme. Les réseaux sociaux, les chaines infos, les politiques, commentateurs et autres « experts » et sociologues s’emparèrent de cette tragique affaire amplifiant en caisse de résonance le trouble d’une opinion publique bouleversée. 

Ce terrible « fait divers » fut très vite vécu par une France laborieuse comme emblématique d’une politique antisociale et d’une oligarchie méprisante et sans pitié.

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Dès le dimanche 14 avril des manifestations spontanées de foules en colère dans plusieurs villes du pays (Paris, Lille, Brest, Lyon, Grenoble, Marseille…) réunissaient des milliers de personnes indignés. Des émeutes éclataient même dans plusieurs quartiers populaires des grandes villes.

Le mercredi 23 avril à 15 heures, au moment même de l’enterrement de Benedicte F. devenue le symbole de toutes les victimes d’une politique injuste et inégalitaire, le pays se figeait durant un quart d’heure, répondant ainsi aux mots d’ordre politiques de plusieurs partis d’opposition.

Durant les derniers jours d’avril, ce que l’on appellera « les évènements d’avril », manifestations, grèves, émeutes, soulèvements, barricades… déstabiliseront un pouvoir aux abois et un président aux abonnés absents, alternant entre répression sanglante, provocations verbales et négociations avortées.

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Le lundi 29 avril à l’issue d’une énorme manifestation à Paris réunissant près de 700 000 personnes (285 000 selon la police et 249 500 selon la société « Occurence ») et après la répression violente et féroce des forces de l’ordre, le bilan terrible de la journée fera état de 3 morts, 276 blessés graves et près de mille arrestations du côté des manifestants.

On découvrira même qu’un membre du service d’ordre, le brigadier H. aura dramatiquement et par hasard tué son propre frère contestataire d’un tir de grenade dispersante au milieu de la foule.

Suite à cette sombre journée, le ministre de l’intérieur déjà très décrié et totalement discrédité depuis l’affaire Benalla ,G. Collomb, sera démissionné le soir même.

C’est le mercredi 1er mai jour de la fête du travail qu’une marée humaine ( 2,5 à 3 millions de personnes) déferlera sur les champs Elysées. C’est vers Midi, dans une tension extrême, les nuages de lacrymo, les détonations et les tirs de flash ball, que le cortège bifurquera soudainement en direction du palais de l’Elysée.

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Devant des forces de l’ordre débordées ou passives (plusieurs escadrons de crs mettant crosses en l’air en solidarité avec le peuple de Paris) il sera fait appel à l’armée. Le général L. commandant des forces armées française, répondant alors que ce n’est pas à l’armée, de faire le travail de la police, plus rien n’empêchait la foule de se masser devant le palais présidentiel.

Après plusieurs heures de négociations avec les autorités, une délégation représentant « le mouvement d’Avril » pénétrera dans la résidence officielle. S’engouffrant dans le bureau présidentiel elle y découvrira un Emmanuel Macron livide et accablé, un rictus crispé au bord des lèvres, entouré d’un dernier carré de collaborateurs.

C’est le citoyen J-Michel G. délégué du « mouvement d’avril » qui déclarera alors, ce mercredi 1er Mai à 17 H 28 :

- Monsieur nous venons vous chercher…. 

tgb

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12:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

10/06/2018

On peut rire de tout (à condition que ce soit drôle) !

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Si l’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, selon l’expression de l’impeccable Desproges, si l’on DOIT rire de tout, de toutes les religions, de toutes les conditions, de tous les handicaps, des petits, des gros, des maigres, des riches et des pauvres, des belges, des français, des sénégalais et des chinois…, de l’autre et de soi,

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si l’on doit rire de ce qui fait peur, de ce qui fait mal, de ce qui gène, de ce qui trouble, de ce qui nous dépasse, de nos angoisses surtout pour mieux les apprivoiser, les exorciser en exutoire, cette délicate politesse du désespoir, encore faut il que ce soit drôle.

On peut se moquer du physique, c’est le principe de la caricature, on peut se moquer du statut, on peut transgresser, on peut choquer, provoquer, mettre mal à l’aise, forcer la dose, charger, décharger, exagérer, décaler, décalquer, dézinguer, on peut faire dans le scato, (perso j’ai toujours eu un faible pour le pipi caca) dans la dentelle, on peut faire dans le grossier, le relou, on peut faire dans le cynisme, dans l’acide, le sarcastique, le grinçant, on peut se foutre des hommes, des femmes, des transgenres, des faibles et des puissants, de Macron et de sa dame, des hétéros burnés, des homos, des zamelles, on peut rire des vieux et des mômes, des bossus, des moches, des bellâtres et des Mimi Mathy, on peut se foutre de tout et de tout le monde dans la mesure où c’est drôle. et des fois ça l’est pas !

Exemple numéro 1 - le dessin de RISS à la une de Charlie Hebdo (je ne suis plus Charlie depuis Val) :

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Il sue la haine, transpire le mépris, il fout la gerbe, mais le pire de tout, il n’est pas drôle ! pas même un sourire. Il n’a donc aucune excuse. C’est raciste et raté, c’est nul et c’est con : c’est de la merde.

Exemple numéro 2 - Sur le même thème avec à peu près le même message le dessin de Foolz :

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C’est plutôt sans intention maligne, ça dit à peu près la même chose mais mieux, ça suinte pas la haine, ça pue pas du bec et du printemps républicain, surtout ça me fait marrer. c’est juste juste et juste drôle : C’est réussi.

A quoi ça tient ? à la nuance, à la subtilité des choses, au talent, à l’ intention, selon qu’elle soit malsaine ou pas, blessante ou pas, médiocre ou pas ? va savoir …

Chaplin disait privilégier toujours l’inspiration sur l’intention. Riss et ses potes à la dérive nauséeuse, en tout, cas feraient bien de méditer.

Ce qui fait que c’est drôle ou pas, réussi ou raté tient effectivement à pas grand chose. A une forme de légèreté dans la profondeur, de spontanéité travaillée, à tout un tas de paradoxes qui fait que ça tombe pile ou pas.

Et que ce soit grivois, myso, finaud ou pas, odieux, scabreux, crado ou pas n’est pas le problème.

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Le problème c’est le contexte, avec qui quand comment sortir sa blague juive préférée, celle sur les arabes ou les gaulois, sur Hitler ou Staline et sur le dernier tsunami ou tremblement de terre aux 100 000 morts.

Le problème c’est que quand on touche à des sujets délicats, périlleux, sulfureux, en tension, en friction et que ça tombe à plat, ce n’est plus rigolo c’est juste fâcheux…

et facho.

tgb

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13:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

22/05/2018

Un jour mon prince viendra (ou pas ) !

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 S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu. (Cioran)

On dira ce qu’on veut, Walt Disney a beaucoup fait pour la famille royale d’Angleterre.

Si la fiction s’inspire de la réalité, la réalité ou du moins sa représentation dans son décorum, sa comm, et son emballage aura beaucoup emprunté à la fiction dans une sorte de tautologie autarcique, façon gentil dauphin qui se mord la queue.

On se demande même si d’une certaine manière ce n’est pas Walt Disney qui aura inventé les Windsor ou du moins notre perception de la chose.

Une famille Tuche endimanchée.

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Si le mariage princier a beaucoup souffert de la mort de Léon Zitrone (pour les plus anciens) ou de la réincarnation de Stéphane Bern en Mr patrimoine du loto, il reste à n’en pas douter un archétype pseudo populaire vendeur, façon conte de fée/ma vie de merde et un puissant putaclic pour faire tourner la boutique à merchandising.

Le mariage de gens célèbres

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comme inépuisable source d’infantilisation pour un public régressif, le pauvre toujours prêt à aider le riche, à acheter du chromo du kitch, à subir en boucle la mort de la maman de Bambi pour mieux oublier de penser.

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jusqu'à la parodie

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Pareil pour le parrain de Coppola. Evidemment que le roman ou le cinéma s’est largement inspiré du thème mafieux et de ses épopées familiales, mais l’on aura bien noté aussi que la mafia se sera largement nourrie du film, en récupérant les codes, les règles, les rituels scénarisés pour mieux se réinventer et rhabiller une mythologie bien plus triviale en réalité, vulgaire et médiocre que ce code d’honneur dans cette cruauté transcendée.

Oui La mafia doit beaucoup à Brando et à ses mouchoirs dans les joues.

De ce monde d’illusion ou le faux n’est rien d’autre qu’une affirmation assénée, ou l’ineptie, l’incongruité, le portenawak une assertion révélée, vient alors l’impossibilité de nommer les choses, de les conceptualiser et de mettre du sens dans l’histoire, ni même dans le story telling, autrement que par des éléments de langage.

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Dans ce chaos d’images et de sons, ce fracas d’absurdités et de piètre théatralité, ce collage accéléré de faux, de vrais et d’autre chose, qui du réel ou de sa représentation fera la peau de l’autre ou s’en revêtira, qui gagnera au loto ou verra son prince venir ?

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qui vivra sa résignation devant le carrosse de la télé ou rejoindra la grande marrée populaire pour tout chambouler ?

qui vivra ? qui verra ? ou ne voudra rien voir que les ombres sur les parois ?

Dans ce monde post moderne, confus et dégénéré, de ce mauvais spectacle organisé pour qu’il n’existe aucune alternative, ne jamais oublier que si l’on peut regarder passer le carrosse en projetant le vide de sa vie dedans, on peut aussi à tout moment le renverser.

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Passer de spectateur à acteur…

Il suffit juste d’y penser.

tgb

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11:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

 
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