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19/10/2017

#balancetonchômeur

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Cher monsieur Gattaz, patron dévoué des patrons honteusement stigmatisés

En tant que bon français, préoccupé par l’économie de mon pays et soucieux d’ hygiène sociale et d’une saine gestion de la dette qui pèse sur l’avenir de nos enfants, je viens ici dénoncer une fois encore un de mes voisins, mr G……, se livrant au grave délit de chômeur optimisé.

Multirécidiviste, il est un de ces assistés, cancer de la société, qui fait rien qu’à partir en vacances vu qu’il campe en permanence dans sa voiture garée devant ma porte de garage.

Après enquête de voisinage je sais de source sûre que ce sale profiteur diplômé en informatique à osé refuser une place de plongeur dans une cantine en Bulgarie.

Un de ces riens, (comme le dit avec courage notre grand président) qui se complait dans la fraude massive aux allocations sociales (60 millions d’euros) alors que l’évasion fiscale ne nous coûte qu’à peine 80 milliards.

(et des jaloux cyniques islamogauchistes osent comparer).

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Oui il faut accroître le contrôle quotidien de tous ces mauvais français et imposer à ces alcooliques, drogués, mangeurs de couscous, un bracelet électronique, doublé d’un contrôle d’urine journalier, triplé d’ une puce sous cutanée.

Dans ce triste monde de profiteurs fraudeurs je viens d’apprendre par la bonne presse bien française que notre excellent gouvernement va rendre enfin et ce n’est que justice, 400 millions d’€ (heureusement récupérés aux profiteurs des APL) aux 1000 premiers contributeurs à l’ISF, ce poison qui oblige à l’exil au Luxembourg et ailleurs tant de nos premiers de cordée.

Je forme le voeu que vous en soyez l’heureux bénéficiaire et que cela mettra un peu de baume au coeur du châtelain que vous êtes, accablé par tant de laxisme social, dans votre domaine justement acquis avec l’argent du CICE.

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Pour toute récompense de mon civisme (même si je ne fais ici que mon devoir de brave citoyen) et pour fêter mon dixième fainéant de chômeur dénoncé, je ne demande rien d’autre que de recevoir un de vos magnifiques pin’s (opportunément fabriqué en république Tchèque) qui fait honneur à l’éthique sociale et solidaire du Medef.

 

Un vrai français (anonyme car les gens sont si malveillants)

tgb

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11:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

16/10/2017

Premier de cordée

 

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" Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou." Nietzsche

Au pays de la médiocratie, la mesquinerie fait loi.

Du haut de leur petitesse, qu’ils masquent par l’étalage de leur suffisance, les médiocrates du lieu commun, de la pensée bourgeoise grassement rémunérée et de l’insignifiance compensée, les nabots du commentaire bavard et définitif et de l’arrogance saupoudrée s’en prennent avec aigreur aux géants.

Comme si pisser sur les étoiles avait la faculté de les rendre brillant.

Ainsi assistons nous ces temps ci à l’assaut décomplexé des cons moyens, de la nunucherie sidérale, sorte de conjuration des imbéciles prenant la fâcheuse habitude de placer la barre trop haute pour mieux passer dessous hop là.

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Non seulement devons nous subir depuis 40 ans la confiscation et la glaciation de la pensée par une palanquée de pseudo clownosophes qui en plus de se planter systématiquement dans une impunité et une indulgence intellectuelle crasse, se refilent leurs petites entreprises à phosphorer minable de père en fils, mais en plus aujourd’hui de nous fader la fadeur tartignole des concierges de l’expertise sous vide.

Hélas, la force des médiocres étant qu’ils ne doutent de rien et n’ont honte de pas grand chose, se mettent ils à pulluler dans nos merdias tout en les polluant allègrement de leur sinistre bave.

Quelques exemples récents :

Ainsi Julie Waintraub, obscure journaliste salonnarde du figaro, cruche inculte de la caste atlantiste et ultralibérale, du genre à décréter que la FI n’a pas de programme et quand on lui montre les 42 livrets thématiques qu’elle n’a évidemment pas lus, d’asséner que ça ne tient pas la route - circulez y’a rien à débatte - d’évoquer : Le vide sidéral de la pensée d Edgar MORIN"

Insulter le plus éminent sociologue français, homme libre et humaniste, grand résistant qualifié de judéo bolchevique hier par les pétainistes et aujourd’hui d’islamo gauchiste par la même canaille et c’est soudain Hanouna de cracher sur Sartre.

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Ainsi Nicolas Bouzou, pseudo merdeux économiste, du moderne plein la bouche, de dézinguer le marxiste impénitent Badiou dont on pense ce que l’on veut mais qui à au moins la décence de penser puissamment et de conceptualiser autrement mieux qu’une huitre boursouflée même pas assez vernie pour servir de cendrier ou de boîte à savon.

Ainsi Marc Simoncin, dont la modeste notoriété se résume à la création de Meetic, site de rencontres pour baises boboïsées, de s’attaquer à l’économiste Pikety qui n’est pourtant pas un dangereux anticapitaliste radicalisé mais qui a au moins le mérite d’offrir des analyses autrement plus argumentées qu’un expert comptable, actionnaire du cul accéléré et de l’éjaculation précoce.

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Après dix ans de médiocrité présidentielle et à l’aube d’un quinquennat qui promet de battre tous les records de bassesse, de mépris et de vulgarité de classe, il n’est pas étonnant que le nanisme soit tendance, que le règne du médiocre bête et servile qui ne faisant d’ombre à personne et ne menaçant aucun ordre établi se vautre et se prélasse dans les fauteuils en cuir du rotary club de la pensée à dividende.

Comme guides et comme premiers de cordée et en tant que savoyard pouvant se vanter d’avoir un peu le pied montagnard, je promets sans prendre aucun risque que toute la fine équipe risque de nous faire dévisser très bas et qu’à nous tirer si médiocrement vers cette sorte de haut on en soit très vite à connaître les affres de la crevasse.

tgb

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12:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

10/10/2017

Le Barbier de Servile

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Dans l’entre soi du monde rêvé de la caste, dans l’intimité télévisée de la pensée salonnarde, dans le creux de la main invisible et manucurée du dessus du panier, l’on peut dire bien des choses abjectes.

Il est même recommandé.

L’on peut oui, étaler son obscénité de classe avec la suffisance des petits kapos payés 30 000 expliquant à des gens payés 1500 que le problème sont les assistés survivants avec 500.

Oui dans ce petit monde-là, l’on peut émarger à 53 000 euros à rien foutre et baver sur les privilèges des petits employés forcément fraudeurs, forcément profiteurs, forcément coupables de n’être pas assez exploités à l’aune des inégalités modernes et disproportionnées.

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Précisément dans ce cercle-là on est coopté à la condition même qu’on y joue les francs-tireurs de la saloperie, qu’on y distille péremptoirement la parole décomplexée, qu’on habitue l’oreille à l’indécence, qu’on alimente la machine à ouvrir les brèches dans les défenses immunitaires des laborieux.

Mais dans la vraie vie alors le cuistre de raser les murs, de se déguiser en racaille du neuf/deux et tel l’esprit frappeur, le fantôme du rail, de se prendre pour l’ombre de son ombre, de se rendre invisible parmi les invisibles, de ceux qu’on humilie au quotidien, de peur sans doute de polluer son esprit d’éditorialiste éclairé, confronté au terrain fangeux de la plèbe.

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Rien de personnel, le Barbier de servile ici n’est que l’illustration du mépris ordinaire du cercle des subalternes, satellites des importants, accédants aux privilèges à la fine sueur de leur médiocrité, de leurs postures et impostures, de leur capacité à cirer avec zèle les mocassins à glands des puissants.

Oui alors, soudain dans la vraie vie comme la terreur consciente du risque de se faire vomir son venin en retour, de se faire mollarder la gueule en boomerang, de se prendre en pleine poire les crachats au centuple et se sentir soudain comme une merde.

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Je ne sais pas ce que fout dans une rame de métro à une heure de pointe ce tuteur dissimulé, sur lequel, tel le lierre, le peuple est sensé s’élever. Une inadvertance sans doute, un Uber qui te plante, un taxi qui te jette ou un chauffeur de petit maître réquisitionné ailleurs, toujours est-il que l’éleveur de masse avec des "les français veulent, les français pensent" plein la bouche, ne semble pas s’y mouvoir si populairement que ça.

Comme la peur assez raisonnable de s’en prendre une.

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Pour dire chez les marchands d’ordure sortis de leur dorures, chez les penchés de la courbette, chez les bavards du rien, seul domaine où ça a de la vague compétence, on n’a pas à ce point la conscience tranquille qui te fait ramper droit.

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Oui chez ces experts de l’ignoble confinant à l’infâme, chez ces bien assis de la verticalité en exemple, on décèle avec délectation, comme la prescience qu’ils n’excluent pas de se retrouver en lambeaux de chemise et quitte à en payer le prix, pourri à une lanterne.

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Ce en quoi pour une fois l’écharpé rouge, montre qu’il conserve une certaine capacité à la clairvoyance.

tgb

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08:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13)

05/10/2017

C’est ma tournée !

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Il s’appelle Bernard. Tout le monde l’appelle Boris. Personne ne sait pourquoi.

Quand on entre dans le troquet et qu’on l’aperçoit on dit « salut Boris » il répond immanquablement :

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une sorte de borborygme affable.

Accroché au comptoir, il tient la permanence du Balto, le bistrot PMU du coin de ma rue, du matin au soir, tous les jours de la semaine, sauf le mardi, une sorte d’énigme Boris, avec des heures supplémentaires le dimanche matin.

C’est ce qu’on appelle un pilier de bar. Oeil vitreux, nez turgescent, coude levé.

Un de ces pochtrons en voie de disparition (comme les rades d’ailleurs) qui firent la gloire et la réputation de la murge française des années Pompidou/Giscard.

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On ne connait pas d’emploi bien défini à Boris alias Bernard, si ce n’est philosophe ivrogne de la pensée couperosée, docteur en soûlographie appliquée, une sorte de CDI de la biture.

ET donc entre deux hoquets vinassés, Boris parle. Anonne. Ergote. Boris ratiocine.

et se perd en conjectures et en considérations interminables et hachées.

Boris spécule et assène. Boris a un avis sur tout et surtout un avis et Boris dit :

- les..les jeunes … au lieu de foutre le… le …bordel, feraient mieux…d’aller bosser et devenir …mill…milliar… milliardaires…chez U….ber…plutôt que de vendre de la…vendre de la… vendre de la drogue à Stains.

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Et Boris rumine :

- les fran….çais tous des, tous des… feignants que je t’enverrai tout ça…sur l’île de …sur l’île de… de la Guyane …en kwakwa... en... kwassa kwassa qui qui qui pêche peu mais qui qui qui…mais qui qui amène du Comorien….

Le temps de gamberger, de fixer sa pensée cirrhosée et Boris de poursuivre

- tu me fais pas peur avec ton…. ton…. avec ton tee-shirt, parce que la meilleure façon de se payer un …. de se payer un….un costard…c’est de bosser…dans une gare, ben... ben tu croises des gens...heu...des... qui réussissent et d'autres qui sont rien...

et Boris de cogiter et Boris de spéculer et Boris de s’en recommander un…entre deux citations distinguées :

- patron la même chose !!! 

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Et soudain, va savoir pourquoi, de repenser au président, disciple de Ricoeur, et dissertant sur Todd, Badiou, Debray…

«Ils ne m'intéressent pas tellement. Ils sont dans les vieux schémas. Ils regardent avec les yeux d'hier, le monde d'hier. Ils font du bruit avec de vieux instruments. Je leur préfère de vrais penseurs. Jürgen Habermas, par exemple. On se situe à un autre niveau.»

Et soudain de regarder Boris picoler consciencieusement pour mieux ajuster ses fulgurances pochardes et de le voir autrement et de me demander si le mardi précisément, il ne serait pas un de ces visiteurs du soir, cette sorte d’éminence grise du pouvoir, d’inspirateur fantôme et que sa véritable fonction, au delà de son statut d’éponge de zinc, ne serait pas de conseiller le prince.

et alors comme une évidence de me saisir

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et si finalement la pensée complexe, c’était de la pensée beauf avec une cravate autour.

tgb

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11:02 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20)

 
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