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02/10/2017

Renifler de la merde et trouver que ça pue

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 Je n’ai jamais bien compris pourquoi les gens s’offusquaient de la télé poubelle, à renifler de la merde tout en s’indignant que ça pue.

Et à participer au buzz et à l’empuantissement dans la complicité du scandale programmé.

Il y a sans doute dans cette contradiction tout le paradoxe du badaud d’accident, mélange de voyeurisme, de mortification et de soulagement, à se renforcer dans sa conviction que c’est de la merde ou du sang, tout en jouissant de son dégoût fasciné et grégaire face à la défécation télévisuelle dans la tiédeur des pantoufles.

Que tel ou tel petit connard sur une chaîne privée en guise de « réflexion «  morale et politique défende simplement les intérêts de ses sponsors, Lidel par exemple, entre deux humiliations publiques de soufre douleurs mensualisés, quelle surprise !!!

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Comme si l’on ne savait pas que le seul vecteur de ces émissions en direct des chiottes était le taux d’audience et sa capacité à vendre du Harpic 100% détartrant et que leur seul sens de la provoc se déployait de préférence sous la ceinture, parfois au niveau des bretelles mais en se cantonnant prudemment à l’inoffensif, dans le périmètre prédéfini tacitement ou contractuellement du jusqu’où ne pas aller trop loin dans la moulinette à pognon.

On a le sens de la carrière chez ces gens-là.

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Depuis l’aveu tranquille de Le Lay ex patron de TF1, nul ne peut plus ignorer que les émissions coprophages sont là pour vendre du temps de cerveau disponible afin de bien récurer le cortex et mieux refourguer la poudre de perlimpinpin.

Au moins sait on que ces analphabètes de la pensée ne se prennent pas pour des intellectuels (dans le moins pire des cas) et que ça ne se fait pas directement avec notre pognon. (Même si l’on paie le prix de la pub en achetant le produit et qu’on finance en partie la machine à sanibroyer).

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Il est évident que la responsabilité de chacun est engagée. Regarder ou ne pas regarder. Zapper l’usine à fabriquer du zombi et la chaîne à produire de s’arrêter. S’il y a bien un pouvoir que l’on détient c’est celui de la zapette et je ne parle même pas de boycott tant le mot me parait disproportionné pour une décision de salubrité mentale aussi saine que simple.

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Pour ce qui est du service public, l’affaire est un peu plus alambiquée mais à peine, puisque c’est avec ma contribution fort citoyenne que l’on me propose, entre deux promotions enthousiastes d'un expatrié fiscal, chanteur de daubes barbichues, de subir volontairement l’abus de pouvoir de quelques tortionnaires ordinaires prompts à s’essuyer les pieds sur les invités tout en se cirant mutuellement les mocassins.

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De la maîtrise du montage à la légitimité du statut, toujours forts avec les faibles et flatteurs auprès des puissants, ils ont cette aptitude à jouer le vengeur à démasquer dans le confort fabriqué du beau parleur du beau disant, déféquant d’en dessus, tout en exigeant de celui du dessous d’aller mieux se torcher.

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De la merde j’en pense aussi mais j’essaie d’avoir l’élégance de la confiner à mes gogues et de ne pas en faire un métier.

Tout ça pour dire que dans cette tambouille là, à tout mixer tout mélanger tout touiller, de la politique internationale à l’extension du pénis au Maroc, je ne me réjouis pas d’y retrouver de l’insoumis dedans.

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Si j’en comprends la stratégie et la justification, aller chercher les gens là où ils sont, respecter les petites règles c’est briser les grandes, planter la petite graine du doute, faire entendre une partition différente (dans le meilleur des cas) etc, si j’ai conscience qu’une minute sur télé gros cons c’est démultiplier la parole et toucher 1 millions de fois plus de paires d’oreilles qu’en dix ans de militantisme laborieux et méritant, j’ai la conviction que la compromission n’en vaut pas la chandelle.

De l’insolence pertinente à faire dévoiler les salaires de ceux indécents qui nous trouvent, pauvres de nous, au dessus de leurs riches moyens, à la dérobade de ne plus pouvoir dévoiler le sien acculé dans le coin du ring, la société du spectacle finit toujours par gagner et qu’au jeu du grand recyclage à tout vendre et à tout saloper on en sort immanquablement lessivé.

Et pour le coup, moins blanc que blanc.

tgb

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12:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

28/09/2017

Liberté Egalité Pièces détachées

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Ainsi donc en 2014, monsieur Kron, avec la caution de Macron and co, je dis monsieur mais je pourrais aussi bien dire le traitre, l’ordure, la saloperie Kron, a bradé le fleuron industriel Alstom et l’indépendance énergétique française, donc notre indépendance politique où ce qu’il en reste, à Général Electric c’est à dire aux américains.

Pour sa forfaiture, le Judas Kron a reçu en guise de 30 deniers, 4,1 millions d’euros sans compter les 10,5 millions de sa retraite chapeau l’artiste.

Dans cette guerre économique violente et déréglementé, le médiocre gouvernement Hollande a donc délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire civile et militaire et donc capitulé.

Aujourd’hui, tant pour l’exportation que pour la maintenance nous dépendons de GE, donc des USA et sommes à la merci de toute forme de chantage de sa part.

Bref, si demain les Insoumis prenaient heureusement le pouvoir, ils seraient dans l’incapacité de proposer la moindre politique alternative déplaisant à l’oncle Sam. Neutralisés avant même d’avoir bougé le moindre petit doigt politique.

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J’entends déjà les ennemis jurés du protectionnisme vilain et de la souveraineté cracra dire, hola camarade qu’importe la nation pourvu qu’on est l’internationalisme. Et de psalmodier en choeur la formule macronarde :  »Veiller à l'intérêt de son pays, ce n'est pas le sens du projet européen »

Sauf qu’il n’y a que les gentils français renégats ou naïfs, dociles ou serviles, pour se faire dépecer sans même remarquer que l’Allemagne ou les USA, pour ne citer que ces deux pays, pratiquent EUX, un protectionisme stratégique particulièrement vigilant.

C’est avec la complicité d’une nébuleuse politicarde aux noms familiers, Gaymard, Pecresse, Sarkozy, Fouks…de ceux qui clament très haut les valeurs de la France et de la vertu tout en s’empiffrant que cet acte de concussion a pu être perpétré en toute discrétion.

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De cette nomenklatura influente et corrompue un coup publique un coup privée, monsieur administration madame pognon, la signature publique avant le recrutement privé ou l’inverse, plus le concours fort avisé de quelques banques coutumières dont Rothschild :

oui chez ce petit monde, le monde est petit.

Au moins me direz vous est ce l’occasion de sortir de cette saloperie du nucléaire et de passer aux énergies alternatives, certes. Sauf qu’il nous faut 20 ou 30 ans pour élaborer cette transition et que c’est précisément avec la technologie de chez Alstom que l’on comptait la conduire.

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Qu’aujourd’hui pour parachever l’affaire dans une fusion avec Siemens selon la propagande gouvernementale mais qui s’apparente à une véritable absorption en vrai, ce qu’il reste d’Alstom dont le symbolique TGV devienne allemand parait presque dérisoire.

Avec Petit Macron ou Grand Kron, peu importe, la France se vend aujourd’hui à la découpe au plus ou moins offrant.

En cour martiale, pour haute trahison, on en a fusillé pour moins que ça.

tgb

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10:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

22/09/2017

Faut arrêter de rien lâcher ; faut prendre.

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Je me souviens il faisait gris, je marchais, vu que plus aucun transport ne fonctionnait, ça devait être novembre ou décembre 95, durant les grandes grèves contre le plan Juppé.

Plus je marchais, plus les voitures se faisaient rares, jusqu’à me retrouver seul au milieu du boulevard dans un grand silence étonnant.

Perplexe, j’essayais de comprendre. Et puis au fur et à mesure, une ligne d’horizon se rapprochait, se précisait et une rumeur sourde montait peu à peu.

Et ce fut comme une révélation, je me retrouvais face à la tête d’une énorme manif qui avançait sur moi d’un pas lent et déterminé.

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Pas une manif carnaval non, où l’on joue à celui qui aura le plus beau déguisement, le plus beau slogan, le meilleur étalage, pas une manif techno-parade avec flonflons et ballons et orchestres sur camions non, un cortège grave, frontal, puissant comme une vague, monstrueux comme un tsunami.

Un rouleau incoercible que plus rien n’arrêterait et d’ailleurs rien ne l’arrêta.

J’imaginais juste ce qu’une telle force redoutable et tranquille pouvait produire sur des CRS en face.

Tout ça pour dire que ce n’est pas tant le nombre qui compte mais la résolution d’une foule, l’impression qui s’en dégage, le rapport de force qu’elle établit et que 50 000 personnes avançant au son d’un tambour ou dans un silence total sans faillir sans douter font plus qu’un million de personnes qui vont à la manif comme au bal.

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5000 dockers qui marchent et c’est 1000 robocops qui reculent.

Oui, faut arrêter de rien lâcher faut commencer à prendre.

Oui faut arrêter de crier résistance, faut penser jusqu’à le faire entendre :

On avance !

tgb

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09:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

19/09/2017

La startup notion

 

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Un employé d’un Jobcenter berlinois «Nous proposons aux entreprises du matériel humain bon marché»

Si les romans d’anticipation avaient en général bien vu le système d’aliénation, de surveillance globalisée et de servitude volontaire à venir et venu, s’ils nous avaient appris et pour cause, après les expériences fascistes et communistes désastreuses, la perversité des états tentaculaires et omnipotents, du moins n’avaient ils pas forcément identifiés que le despotisme passerait des mains de l’état à celles des multinationales.

Non pas des états dans l’état mais des monstres sans frontières plus riches plus puissants que les nations elles mêmes et venant directement dicter leur loi par l’entremise des lobbies, des médias, des traités CETA, TAFTA, jusqu’à imposer leur novlangue déshumanisée, leur culture d’entreprise marchandisée, leur globish débile mais « moderne », leur « valeur » travail, dans un système managérial totalitaire transposé dans la vie courante.

Je gère ma famille.

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Non ils n’avaient pas forcément imaginés que des conglomérats vendeurs de saloperies, prêts à liquider l’humanité pour refourguer deux barils de poison de plus, iraient jusqu’à assujettir les nations, les continents, jusqu’à les contraindre, les acheter, les mettre à leur disposition, échappant aux impôts, aux normes sociales et écologiques, aux juridictions nationales, aux intérêts généraux.

Rassurer les marchés.

Oui devant la surpuissance financière d’un Monsanto/Bayer par exemple, aucun pays, aucune organisation n’a les reins assez solides, pour imposer sa volonté politique, sa raison démocratique, ses intérêts généraux.

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Quand les RH eux mêmes montrant le nouvel exemple, s’enrichissent en licenciant des salariés et deviennent ministres du travail, quand les députés suivent des stages de team building, quand les gouvernements se réunissent en séminaire, quand les présidents eux mêmes se vivent en manager, on comprend combien la startup nation a pris le pas sur la nation citoyenne, l’école se devant alors de former de la chair à business dans un prêt à consommer et à vendre de la merde tant qu’il en reste.

J’ai durant dix ans enseigné la communication au CELSA (Paris 4) à des RH en devenir, essayant d’injecter un peu d’humain et de distance dans le benchmarking et autre foutrerie de ce genre avant d’être éjecté pour cause d’arbitrage budgétaire sur un simple coup de téléphone. J’avais bien compris que ce que je représentais était considéré comme variable d’ajustement, sorte de superflu et de supplément d’âme peu rentable et au final nuisant même au profit.

Ainsi à l’heure où tout est devenu marchandise, de l’eau douce à l’organe, de l’air marché carbone à la sécurité privée, de l’oeuvre d’art à la catastrophe plus ou moins naturelle, à l’heure où tout est prétexte à la spéculation et aux dividendes, le profit étant devenu l’alpha et l’Oméga du pas vivre ensemble mais de tous se foutre sur la gueule, tout ce qui entrave, la libre concurrence, la compétitivité mortifère, la liberté de tout dévaster, devient illégal.

Un total renversement de valeurs.

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Les milices privées ayant intérêt à la guerre, les laboratoires pharmaceutiques à la maladie, les consortiums du BTP au déluge…

Si encore le système privé était efficace, si la concurrence faisait comme ils le prétendent baisser les prix, mais en vérité très vite tel groupe impose son monopole, son organisation lié au profit au marketing finit par coûter bien plus cher à la communauté et génère une administration kafkaïenne encore pire que n’importe quel système étatique.

Pourtant si on râle à la poste dans la file d’attente on trouve normal de passer une demi heure à la caisse de chez Monop, si on gueule devant les retards de la SNCF, on attend sagement le SAV de chez machin qui passera entre 8 heures du matin et 13 heures. Si il passe.

C’est donc le contraire même de la victoire du pragmatisme auquel on assiste mais à une guerre idéologique qui au final n’est que le vernis d’une affligeante pauvreté argumentaire de la barbarie financière au service d’une poignée de tarés cupides et mégalos.

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Alors tel immonde salopard politique peut déclarer que seuls ceux qui travaillent ont le droit de manger ( et qu’il est hors la loi de se servir dans les poubelles)

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tel ignoble PDG écrire que l’accès à l’eau potable n’est pas un droit de l’homme

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et le monde carcéral de l’entreprise avec ses objectifs à 15 jours, ses évaluations permanentes et ses open spaces comme unique espace social de devenir la seule option possible.

Citoyens soyez consommateurs, clients, abonnés, collaborateurs, employés jetables et pour les plus vicelards d’entre vous, milliardaires éventuellement.

je m’exploite moi même.

Et alors de ne plus savoir d’où par exemple Hubert Védrine parle : "La France est le seul pays très développé qui n'a pas réalisé l'indispensable réforme de son modèle social » de sa condition d’ancien ministre socialiste ou de chez LVMH.

La confusion et la porosité étant à son comble et d’autant plus dangereuse quand elle est portée par un type dit «  de gauche ».

Et alors le cuistre Collomb de se vanter d’un partenariat gagnant gagnant (je me suis toujours demandé dans le win win comment on pouvait être deux à faire une bonne affaire) - J'ai toujours été favorable à la collaboration entre public et privé mais dans un cadre gagnant-gagnant. tandis qu’il liquide sa ville de Lyon au profit de VINCI.

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Oui en effet comme l’exprimait si bien mal N. Sarkozy - l’homme n’est pas une marchandise comme une autre - le vivant étant le bien le moins précieux et le plus abondant, il est devenu la marchandise la plus anodine. De la chair à canon à la chair au marché.

La multinationale est aujourd’hui la nouvelle forme synthétique du totalitarisme et du fascisme réuni. Si l’état jouait avec notre peau, l’entreprise n’a d’autre but que de la vendre.

A nous de la défendre chèrement.

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Elle est au final notre seul drapeau.

tgb

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12:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14)

 
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