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03/01/2018

La bonne résolution

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De bonne résolution, ce matin de début janvier, et tandis que je me demandais ce que je pouvais faire pour la France,

et par exemple m’accrocher très fort

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de tomber sur cette photo

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et de me dire qu’au vu de la servitude volontaire de mes concitoyens touchés en plein coeur par le syndrome du larbin avec de la patasse toute consentante dans la tête et des histoires de maillon faible…

on n’ avait pas le cul sorti des ronces avant longtemps.

Voir dans l’allégresse générale tous ces gentils employés au rabais, aspirants milliardaires, marcher avec un enthousiasme docile dans le plan market tout fumeux du bon bwana de la start up nation superette en attendant de se faire virer pour faute grave - c’est à dire avoir mangé une gaufrette du paquet entamé par un client indélicat - ne me disait rien qui vaille.

Espérer du loto d’entreprise idéologique sa prime de noël

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et le mini jack pot qui ambiancera sereinement, dans la jalousie et la frustration, l’esprit d’équipe du un contre tous et du tous contre un dans cette boite de merde où l’on se hait tous dont surtout un...

m’ouvrait comme de fâcheuses perspectives.

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Alors pour ne pas commencer l’année dans cette sale désespérance, à renoncer d’emblée à l’humanité, la décence et l’honneur, admirer plutôt ces petits gars

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affrontant à mains nues et pour la 133ème journée de grève, sans lâcher sans fléchir, l’une des pires et symboliques multinationales de la daube géométrique à obésité défiscalisée.

Alors voilà ce que je pouvais faire ce matin de janvier où le vent soufflait à renverser mes lauriers sur le balcon, écrire ce texte pour rappeler avec Brecht, le cul sur mon sofa,

que celui qui combat peut perdre, mais que celui qui ne combat pas a déjà perdu.

tgb

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10:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

18/12/2017

Nos justes

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Chacun est seul responsable de tous. St Exupéry

En ces fêtes de noël, je voudrais dire toute mon admiration et ma gratitude à ces montagnards qui montent au col de l’Echelle par -15C au secours des migrants. Je voudrais marquer mon respect à cette cordée solidaire qui sauve l’honneur et la dignité de ce triste pays, qui remet simplement de l’humanité dans cette France start-up, glacée et sans pitié, qui traite l’autre comme on aimerait dans cette situation, être traité.

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Toute ma reconnaissance aux gens de la montagne qui ne se résignent pas à ramasser les cadavres au printemps, qui ne se contentent pas, indifférents, de ranger les gens errants, les pieds gelés, traversant les cols enneigés, les frontières d’Italie, dans d’abstraites statistiques.

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Merci à ces villageois, à ces professionnels de la montagne, qui ont de commun avec les gens de la mer de connaître la cruauté de la nature, le danger des éléments et qui ne pouvant se résoudre à abandonner des frères humains, offrent un refuge aux réfugiés dans les règles élémentaires de l’hospitalité,

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tandis qu’ailleurs un pauvre larbin tout à son objectif de résultat dans un monde toujours plus crétin et désincarné verbalise deux fois un SDF en 15 mn pour occupation abusive des trottoirs et pour quête.

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Merci oui à ces femmes à ces hommes, dans ce monde où les riches sont monstrueusement trop riches

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et les pauvres désespérément trop misérables,

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qui sans faire dans la métaphore à 2 balles savent eux le principe même de la cordée.

On se sauve tous ensemble du premier au dernier, les uns assurant les autres, ou l’on dévisse tous ensemble mais pas l’un sans l’autre, pas l’un contre l’autre.

Personne ne se sauve au détriment des autres.

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J’en profite ici pour cracher au visage de tous ces salopards encravatés mon mépris en leur déniant tout droit de parler à ma place.

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Qu’ils assument au moins leurs saloperies et leur obscène indignité en leur nom propre ou sale.

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Pour avoir gravi aussi quelques sommets de mes alpes chéries, je sais avec mes pieds mes mains, mes fatigues, mes épuisements, mes angoisses des séracs, des crevasses, des avalanches, des éboulis et mes ivresses des cimes et des copains, que même si seul l’on va parfois plus vite, ensemble assurément l’on va forcément plus loin.

tgb

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12:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12)

12/12/2017

Souchiennes, Souchiens…

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Ceux qui aiment marcher en rang sur la même musique n'ont pas besoin de cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement- Einstein

C’est une affaire entendue on a tous en nous quelque chose de Johnny. On n’a pas traversé 50 ans de vie française sans être imprégné de johnnisme made in yéyé.

Si l’instinct est l’intelligence des pauvres, alors le Jean-Philippe avait sacrément un gros QI du blair pour renifler l’ambiance et se tracer la route. Arrivant à incarner le pire et le meilleur du bon franglais bien de chez nous.

Passer d’enfant de la balle à monument institutionnel n’est pas donné à tout le monde mais,

cet unanimisme hystérique d’émotion collective obligatoire, cette injonction effroyable à être Johnny et à rejoindre le cortège grégaire a quelque chose de salement totalitaire et de bien flippant.

Etre Johnny, c’est participer à la grande messe lacrymale, communier nationalement et verser sa goutte au pot commun. C’est se rendre invisible dans la foule, non suspect aux yeux des fabricateurs de consensus, intégré à la famille.

A pleuré comme à voté !

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Etre Johnny c’est comme être Charlie, être invité à la table de l’unité nationale et malheur à l’hérétique, déjà les bonnes consciences alignées toutes à remplir de vide la tête des riens, de préparer le bûcher de l’inquisition :

« C’est justement ceux qui ne sont pas "Charlie" qu’il faut repérer…ce sont eux que nous devons traiter, intégrer ou réintégrer dans la communauté nationale… » Nathalie de Saint Cricq experte en conformation et en Emmanuel nous voilà !

Jean-Luc Mélenchon, luttant contre la destruction de nos conquis sociaux tenta à l’automne de mobiliser un million de manifestants sur les champs Elysées. Ce fut un fiasco. C’est étrangement l’idole des jeunes devenus vieux qui naquit dans la rue et finit dans un paradis fiscal qui réalisa (plus ou moins) cette performance et donc indirectement dans la captation et l’instrumentalisation de l’évènement, Emmanuel Macron.

Macron entre deux opérations de marketing funéraires - celle de la France d’en haut avec J’endors Messon, celle de la France d’en bas, avec Johnny Vacances.

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Il y a quelque chose de totalement désespérant à ce constat qui pourrait pousser à la résignation et à la définitive démotivation. Quand on a l’ambition de représenter le peuple (mais le peuple existe-il ? ) et que ce peuple met plus d’énergie à enterrer son héros (héraut ?) plutôt qu’à empêcher l’enterrement du code du travail, on ne peut pas se contenter de dénoncer le panem circences où de l’envoyer se faire Jean-Philippe Smet ailleurs.

Il y a là quelque chose de l’ordre de l’interpellation qui oblige à l’exigence et à la modestie.

Au moins le peuple de Johnny existe-il lui puisque dans la tentative de récupération de Macron, lui fait-il savoir d’entrée par des huées qu’il est venu rendre hommage à la star et pas à la groupie opportuniste.

Ce que la censure de l’ORTF gommera fort consciencieusement au montage.

mais bon…

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Avec Johnny c’est un peu Victor Hugo et Ambroise Croizat qu’on enterre une seconde fois. Ambroise Croizat et ses conquis sociaux inhumés à la sauvette. Victor Hugo et sa légende des siècles passé à la moulinette de la variétoche.

Que Victor revienne triomphant de son exil politique de l’île de Jersey, que l’autre finisse en exil fiscal dans l’île de St Barth, je ne suis même pas sûr qu’il faille y voir une allégorie.

Juste un triste constat de notre vulgarité.

tgb

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10:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15)

07/12/2017

L’homme est un homme pour l’homme (et ce n’est pas un compliment)

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(dans l’injonction compassionnelle à verser au pot national ma larme d’hommage "je suis Johnny" permettez moi de parler d’autre chose).

trouvé sur twitter :

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meute de loups : les premiers sont les plus vieux ou blessés. suivent les plus vaillants, les autres et seul, derrière, le mâle dominant qui surveille. La meute marche à la vitesse des plus faibles ! alors là ! le premier de cordée est le dernier ? aie ! c'est pas du macronisme !  Etienne Liébig

Si l’homme est un loup pour l’homme, le loup n’est pas un loup pour le loup. Constater à quel point il y a plus de solidarité chez les animaux que chez les êtres humains, c’est admettre qu’entre toutes les espèces en voie de disparition, l’espèce de con, dans sa triste vanité, est le plus terrifiant des prédateurs, son propre prédateur.

Ainsi oui nous, animaux civilisés serions plus régressifs que quelque animal sauvage que ce soit et prêt à décimer l’humanité par simple intérêt particulier ou désir immédiat.

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Dans la cruauté amorale de la nature et des cycles de la vie, si l’animal a pour obsession la survie de sa propre espèce, si le chef de meute, le mâle dominant a pour fonction de se reproduire et ainsi de pérenniser sa race, l’homme lui est prêt à tout sacrifier à ses pulsions personnelles et pour dire les choses simplement, à sa cupidité, quitte à décimer son environnement, à génocider sa famille.

Le " Chacun est seul responsable de tous. " de St Exupéry se transformant en un « que chacun se démerde et la merde pour tous ».

Dans son délire d’accumulation et d’idéal milliardaire, le macronien compétitif par exemple, le libéral libertaire au darwinisme mortifère, chacun contre chacun et tous contre tous, met toute son intelligence et toute son énergie à spéculer à son seul profit au détriment de tous les autres.

Si lui à court terme y gagne, sur le plus ou moins moyen terme tout le monde y perd, lui itou, son moi d’abord et après moi le déluge ruisselant, pour tout habillage idéologique.

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Par un étrange effet pervers de son évolution, l’homme-capital oubliant sa part d’animalité finit par y laisser sa dose d’ humanité pour mieux retourner à la pire des bestialités.

Oui, si l’homme est de moins en moins animal, il est de façon consternante de plus en plus bête.

Alors si nous ne sommes même plus dignes d’être des loups, même plus assez respectueux pour être des corbeaux, même plus assez coopératifs pour être des blaireaux, ne sommes nous devenus rien d’autre que des « chiens » dans la chiennerie d’un capitalisme autodestructeur et cannibale.

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Et peut-être bien alors que « Si le chien est le plus méprisé des animaux, c'est que l'homme se connaît trop bien pour pouvoir apprécier un compagnon qui lui est si fidèle. » Cioran

tgb

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11:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)

 
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