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02/01/2017

Les yeux de la dette

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Ahhhhhh, la dette !!!!! ce fardeau que nous laissons à nos enfants.

Ainsi ratiocinent nos experts du crachoir à bien nous culpabiliser de la descendance, qu’on coûte si cher aux milliardaires qui possèdent tout sauf ce qu’ils vont finir par nous prendre cette année pour nourrir leurs gosses à la cuiller d’argent tandis qu’on vit au-dessus des moyens de Goldman Sachs.

OH ces vieilles lunes, oh cette antienne, ce mantra répété à l’infini, tiré du bréviaire des 10 arguments conditionnés pour les nuls et qui te dispense de penser mais.

Mais oh tiens, comment que tout à coup ils s’en tapent le coquillard de nos petits nenfants quand, par exemple, chez moi dans la vallée de l’Arve appelée plus prosaïquement vallée de la mort ou vallée du cancer, on ne sort plus les gamins à la récré, tellement l’air des montagnes pue le crabe et le CO2 combiné. Que dans ce pays de l’or blanc il est interdit aux mômes de gober les flocons tant ils sont chargés de fines particules crades.

Que là oui, là où les directives de Bruxelles imposent le transport par la route au détriment du rail, ils s’en battent les flancs de l’avenir des petits poumons qui toussent et crachent les profits et dividendes de la loi du marché et de la libre circulation low cost des gros camions qui salopent tout et des autocars du vermoulu Macron aux idées rances qui font crever les gosses.

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La dette, la dette qu’on laisse en héritage houlala psalmaudit le clergé libéral mon cul, tandis que face à l’hécatombe des abeilles et la fin de la pollinisation, autrement dit la vie, ça l’ouvre pas des masses devant la monstrueuse camargue chimique Monsanto rebaptisée Bayer pour échapper aux poursuites citoyennes.

Qu’alors nos enfants pèsent que dalle face aux enjeux économiques des puissances d’argent et des pesticides. Qu’alors la cupidité, telle Cronos, peut bien bouffer ses chérubins, que l’ogre du profit peut bien tout dégueulasser, qu’alors la dette boursicoteuse c’est mal mais que la dette planétaire on s’en fout comme de sa première apocalypse.

Plutôt mort que renoncer aux bénéfices. Rassurer les marchés plutôt que les gamins.

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La dette la dette de répéter en boucle le choeur des contremaîtres de l’oligarchie goinfrée de cette dette abominable que l’on fait peser égoïstement sur nos chères petites têtes blondes, qu’on leur cassera leurs tirelires à nos bambins, salauds d’irresponsables que nous sommes…

Enfoirés de fils de pute d’enculés de leur race de Tartuffes de mes deux que ces petits marquis libéraux de la secte pognon dont le système prend l’eau de toutes part et qu’ils rustinent en permanence avec l’argent public. Que sinon, que s’ils appliquaient vraiment leur dogme d’autorégulation toute seule, leurs banques s’effondreraient dans la vacarme embarquant avec elles tout le château de carte financier et que leurs journaux de merde disparaitraient faute de subventions d’état. (Notons que les rares journaux à vraiment vivre de leurs lecteurs sont paradoxalement de purs journaux anti-libéraux tels Fakir ou le Monde Diplo. ironie de l’histoire.)

Bref, ces quelques exemples pour dire que dans la praxis, cette idéologie libérale en fin de parcours n’a rien de pragmatique encore moins de réaliste, qu’elle confine à l’escroquerie intellectuelle évidemment et financière carrément. Totalement inefficace, absolument calamiteuse, effroyablement mortifère.

Une immense arnaque.

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Mais o joie tous les partis politiques convertis à cette saloperie hégémonique, socio machin ou libéraux trucs sont en voie d’extinction et que 2017 devrait aider à finir le travail.

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Car la dette, la dette dans ton cul la dette que tu pourras t’asseoir dessus charlatan quand non pas la planète qui en a vu d’autres mais l’humanité tout entière aura disparue.

tgb

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19:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (17)

19/12/2016

Comme ça, c'est fait...

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des fois que j’oublierais, ou que j’aurais pas envie, ou que je serais trop bourré, ou que je serais plus là, ou que je serais déjà en 1438 de l'hégire ou que j’aurais déjà célébré Rosh Hachana de l’an 5777 ou que j’attende le 28 janvier que débute l'année du Coq de Feu Rouge ou que la fin du monde
ou que le début d’un autre, parallèle...


en tout cas quoi qu’il se passe, quoi que je décide, c’est du fion fond du coeur

tgb

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17:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

12/12/2016

Marcher assis/dormir debout

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Comme le dit Camus, si mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde, alors y’a du tsunami dans l’air et de l’apocalypse dans les tuyaux, parce que question lexicologique c’est un beau merdier.

Je sais bien que nous vivons des temps confus mais quand même.

Si François Fion le néoconservateur à la cravate de notaire rebelle est le candidat de l’antisystème, si la candidature de Valls, vulgaire chef de rayon du conformisme libéral « est une révolte » et si le jeune postulant Macron tout exalté de sa première branlette électorale, a la Révolution ( patronale et bancaire ) en marche, on peut tout aussi bien nommer notre prochaine insurrection « stabilité monétaire » foutre le feu aux banques pour « rassurer les marchés » et basculer dans la subversion « libre et non faussée ».

Parce qu’à ce point de bordel linguistique et de triangulation foutraque, y’a plus de raison d’appeler un chat un chat et un premier d'la classe trentenaire qui fait peur à l'avenir, un jeune.

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D’ailleurs, "Le mot d'état d'urgence étant anxiogène : il faut inventer un état de haute sécurité qui rassure" @vpecresse #BourdinDirect.

- Etat de lévitation molletonnée - je propose.

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Il va falloir très vite intégrer si on veut un peu suivre, qu’être le cul sur une chaise c’est être en marche, que libérer la France par le travail n’est pas seulement un sinistre slogan nazi mais un cri de ralliement de l’avant garde HEC, qu’il faut outrer pour ne rien changer, hurler moderne pour ne rien dire, briser les tabous pour mieux péter à table et que Jean-Marine Lepen fait dans le social.

Bref, réciter le catéchisme officiel pour être original.

L’anticonformisme de pacotille sentant la conformation à plein nez, la pensée intestinale étant tendance, mieux vaut lire entre les lignes et choisir de vrais pivots du système capitaliste, Poutou, Arthaud..pour avoir une chance encore d’être autrement insolent.

Le système étant antisystème, forcément l’antisystème devient système et vice versa. faut suivre !

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A force de ne pas défendre nos valeurs, de s’excuser du moindre pet idéologique de travers et d’intérioriser notre défaite historique, voilà qu’on nous confisque les mots, liberté, réforme, républicain, laïcité…et qu’on se retrouve conservateurs, archaïques, assistés, rétrogrades, tout juste bon à picoler son RSA et à polluer la planète avec sa vieille bagnole pourrie.

Fumier de pauvre.

Car oui, être de cette fange réactionnaire doit faire des vacances, tout est simple dans ce monde d’arrogance aux trois idées moisies. Si le monde va mal c’est la faute au pauvre qui vole à rien foutre le pognon des milliardaires qui s’épuisent dans les mines à dividendes - «La vie d'un entrepreneur (étant) plus dure que celle d'un salarié» Oui la faute à ces rentiers du smic qui font rien qu’à coûter cher du conquis de l’acquis social qui pue des pieds.

Donc ok, on a perdu la bataille culturelle et sémantique et donc la bataille politique. Mais peut-être, si nous n’avons plus les mots, pouvons nous encore faire les choses.

Je ne sais pas moi arracher des chemises ! Mais à quel prix !

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Si la marque « révolution assise » appartient désormais à la marionnette bancaire, rien ne nous empêche, de le tirer de sa chaise à porteurs, de lui botter le train et d’appeler ça, - va te faire mettre chez Medef - ou - va te faire cuire le cul chez Rothschild avec Bendit.

C’est trivial mais allégorique.

Sérieusement, peut on faire vraiment les choses sans les nommer et penser le monde sans le conceptualiser ?

Notre langue est riche, nuancée, subtile, à nous les insoumis, un mot qui nous appartient encore, de renouveler les concepts, de les dépoussiérer et de construire l’avenir par le vocabulaire.

Si l’expression - lutte des classes - (qui n’a jamais été autant de circonstances) ne passe plus, rebaptisons là en la musclant encore.

Car sinon, « Le jour où les mots n’auront plus de sens, nous aurons gagné » (Goebbels)

Je crois surtout qu’à ce jeu-là, le jour où les mots n’auront plus de sens, tout le monde aura perdu.

tgb

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22:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11)

08/12/2016

Coût du travail, peine capitale ou L’ubérisation de l’élimination politique

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Un jeune homme de 18 ans a été interpellé mardi à Belfort pour avoir recherché sur Facebook un "tueur à gages" afin de tuer Manuel Valls, en visite dans le Doubs mercredi, a-t-on appris de source policière.

Si c’est pas malheureux !

Pour une fois qu’un jeune fait preuve d’un peu d’initiative, sans rien réclamer à l’état providence, le voilà injustement sanctionné.

C’est pas comme ça qu’on va encourager les jeunes entrepreneurs macroniens - "Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre" - à devenir milliardaires.

A l’heure on l’on condamne Cahuzac mais où l’on attend toujours les procès de Sarko, Balko et compagnie, est-il bien raisonnable de poursuivre un jeune garçon motivé qui tente de créer un emploi, précaire certes, mais viable à long terme.

Car, si l’on s’en réfère à l’éditocrate éclairé Nicolas Bouzou, un emploi public supprimé, et dieu sait si certains politiques en cumulent, ne crée t’il pas 5 emplois privés à plus ou moins longue échéance ?

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et puis avouez le, un CDD à 1000 euros/jour, par les temps qui courent, ce n’est pas rien.

C’est d’ailleurs sans doute trop.

1000 balles la balle, pour buter un petit Caudillo suisse, me parait peu rentable et pas du tout compétitif.

En ces temps heureux de concurrence effrénée, de dumping économique et selon un benchmark attentif, un tueur détaché, un killer sans papier ou un djihadiste sans emploi, couterait certainement moins cher et ferait avantageusement baisser le coût du travail.

De plus, en produisant les armes dans quelque pays lointain et miséreux - la Grêce ? - par des enfants exploités, des prisonniers politiques ou de droits communs, des stagiaires, voire, comme nous le suggère avec finesse Pierre Gattaz, des retraités bénévoles, l’on pourrait encore gagner sur les marges et offrir à quelque actionnaire de meilleurs dividendes encore.

Le contrat low cost sur la tête d’un parasite notoirement assisté, voilà une piste intéressante et innovante à creuser.

Non vraiment, voilà un bien mauvais exemple de sanction dans cette France bloquée, qui brime une fois encore l’ initiative privée et l’innovation.

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Gageons que Mr François Fion et son blitzkrieg salvateur et visionnaire d’il y a 40 ans, saura nous défaire des pesanteurs sociales et juridiques et permettre à de jeunes entrepreneurs de starts up ambitieuses et originales

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de libérer les énergies les plus audacieuses.

tgb

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16:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10)

 
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