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27/12/2010

Ce bon vieux trou du Luc

 

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Ainsi donc, le prof de philo adulé des shampouineuses ménopausées, le cabot caboteur du neurone capillotracté, le rebelle à mèche de la pensée ondulante et du fer à friser, le juste prénommé Ferry, préfère Lepen à Besancenot.

Au concours canin du philosophe à frange vu à la télé, le Ferry Boat du cogito barboteur et permanenté vient de prendre un net avantage.

Rien de bien innovant pourtant, juste le rappel historique d’une vieille tradition française ; par ce cri du luc, ce prout de la philosophie camembert, notre capillo penseur s’inscrit dans la droite ligne des réflexes droitiers :

« Mieux vaut Hitler que le Front populaire ».


Nan nan nan, venez pas me faire dire le point Godwin que j’ai pas dit.
Marine n’est pas Adolf, d’accord d’accord.

Sauf qu’en termes symboliques que nous dit cul fait rire ?

Qu’il vaut mieux l’extrême droite à l’extrême gauche (à l’heure où le ps est au FMI, qu’est ce que le NPA si ce n’est juste la gauche ? ) l’extrême ordre au chambard, le formol à l’utopie, bref qu’il vaut mieux pique-assietter avec la classe dominante que casse croûter avec la classe dominée.

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C’est donc ce discours typique constant et résurgent d’une bonne vieille bourgeoisie en son aimable moisi, tranquillement cagoularde, consciencieusement mussolinienne, et scrupuleusement hitlérienne dans les années trente plutôt que bolchevique ou révolutionnaire et qui contribua si bien à la déroute française face au nazisme, qui perdure ainsi dans la voix doucereuse du toutou cathodique.

Ce qui fit écrire à de Gaulle : « il faut dire que certains milieux voudraient voir l’ennemi plutôt dans Staline que dans Hitler. Ils se souciaient des moyens de frapper la Russie beaucoup plus que de la façon de venir à bout du Reich ».

Notre ami Ferry donc, si poli, policé , si peigné, si tiédi dans son ton courtisan, ne nous dit rien d’autre que ce que cette bonne vieille droite patronale patronnesse aux constants privilèges, cette classe dominante, que le président des riches dorlote et préserve si complaisamment des intempéries, nous a toujours raconté :

Mieux vaut mes intérêts particuliers que les intérêts de la nation.
Mieux vaut un bon fascisme qu’une mauvaise révolution.

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C’est donc avec forte cohérence que le laquais laqué de la pensée bourgeoise, bien accroché au cul du carrosse ploutocrate vient poser délicatement son cheveu gominé dans la soupe rhétorique.

Et c’est donc par petites touches pointilleuses que le représentant des garçons coiffeurs de la pensée brillantine, bien du côté du manche et de l’argenterie, apporte sa petite pierre à l’édifice tendu entre la droite un peu propre et l’extrême droite un peu sale avant de shampouiner.

Et de nous ressortir obligeamment en son vomi, le couteau entre les dents du trotskiste tout dégoûtant qu’on n’a pas élevé les cochons ensemble.

Non rien de bien nouveau donc, si ce n’est au moins que les époques radicales finissent par remettre radicalement les poseurs dans leur imposture bien à leur place dans les bons rayons et le bon « cul Ferry » dans son gros trou du luc.

tgb

 

 
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